Crédit photo : Loie Fuller Research by Ola Maciejewska Photo Martin Argyroglo

Les résidences

"La ménagerie de verre appartient aux artistes pour qui le corps est à la fois l’objet et le sujet de l’expérience, des artistes pour qui le corps est lieu de parole et lieu d’écoute, en lien direct et intense avec son contexte, son environnement "

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Depuis sa création en 1983, la ménagerie de verre s’est imposée comme un véritable laboratoire d’expérimentation de la danse et du théâtre contemporain.

La ménagerie de verre, à la fois comme espace physique mais aussi comme espace symbolique, se donne pour objectif de renforcer et de développer ce qui fait sa spécificité depuis sa création : être un lieu de rencontres et de création, c’est-à-dire créer un véritable lieu de mixité , de recherche et de transversalité artistiques, intellectuelles et technologiques.
Avec une ligne éditoriale qui privilégie la création, la ménagerie de verre offre aux artistes l’opportunité de s’aventurer dans des projets innovants. Une philosophie qui s’articule autour de deux axes forts : les résidences d’artistes et le soutien aux écritures chorégraphiques actuelles.
La convention de résidence de la ménagerie de verre s’envisage comme un laboratoire de recherche. La convention d’accueil studio doit être considérée, elle, comme un laboratoire d’expérimentation.
Ces axes ne sont pas des activités parallèles, mais au contraire des lignes de force qui se complètent, entrent en résonance l’une avec l’autre. Ces soutiens permettent à la ménagerie de verre de favoriser le développement des écritures chorégraphiques actuelles, en intervenant lors de périodes cruciales d’expérimentations artistiques, rendant moins fragile les processus de création.

« La ménagerie de verre est la matérialisation d’une vision généreuse. Elle est devenue un lieu de référence, capable de s’inscrire dans l’histoire. On parlera peut-être un jour de la ménagerie pour la danse comme on évoque maintenant Le Bateau Lavoir en peinture. »
Libération

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    Du 02 Janvier 2017 au 01 Janvier 2018

    http://www.cesarvayssie.com

    À l’occasion de sa résidence 2017 à la ménagerie de verre, César Vayssié conduira le projet EXEMPLE, dont une première version sera présentée aux Inaccoutumés 2017. Centrée sur l’opposition civilisé / sauvage, cette création prolonge le discours sur les formes du comportement collectif dans l’idée de reformuler des modèles (de relation, d’art, de société). Avec des propositions qui associent danse, recherche plastique et performance, l’intention est de produire des actes d’inversions, burlesques et poétiques (chorégraphiques) à partir de formes élaborées. Ce mouvement propose une dramaturgie du «repartir à zero». Dégraisser l’expérience (culture) pour montrer un réel primitif (nature).

    Les propositions de cette résidence 2017 sont sous-titrées : the raw and the cooked research

    – carte blanche – 21 avril 2017 à 20h – 

    dispositif chorégraphique
    conception César Vayssié
    avec Dominique Gilliot, Raphaëlle Delaunay, Julia Perazzini, Volmir Cordeiro

    Se positionner face à la présence réelle ou virtuelle de l’autre en respectant des consignes tout en restant soi-même dans un projet commun.
    Ça ne vous rappelle rien?

    Dans un studio à part, A propose une action (inspirée d’une partition sonore ou visuelle que personne ne voit).
    Dans l’espace scénique, un écran, face au public, retransmet en direct les propositions de A.
    Face à l’écran (dos au public), B reproduit les actions de A (d’après l’écran).
    Non loin, il y a C (face public, ne voit pas l’écran) qui interprète les gestes de B.
    Ailleurs, D reproduit la proposition de C. Une caméra filme D, l’image est projetée sur un autre écran.
    Les participants A B C et D échangent leur place pour occuper alternativement chaque zone.
    A chaque changement, Il y a une étape possible dans une zone où l’on peut déguster un Spritz…

    Tarif unique : 10 euros
    Réservation obligatoire
    Par téléphone : 01.43.38.33.44.
    Par email à info@menagerie-de-verre.org

     

    EN SAVOIR +

    THE RAW AND THE COOKED RESEARCH – workshop – du 22 au 26 mai 2017

    Axé sur la thématique du projet EXEMPLE, cet atelier d’une semaine s’adresse aux danseurs, comédiens et étudiants. Il entend confronter les participants aux notions de savoir et d’ignorance et par transgression de vécu et de filmé. Avec le groupe, créer une attitude chorégraphique sauvage qui est pourtant la conséquence de consignes précises. Susciter des actes spontanés qui révèlent la capacité à faire abstraction de la maitrise. Ce workshop fera l’objet d’un film.

    – EXHIBITION DIRECT – carte blanche –

    dates à préciser

    avec des artistes / interprètes invités (distribution en cour)
    Jouant sur le double sens du mot exhibition en français et en anglais exhibition direct et une exposition virtuelle d’actions vivantes sans public diffusées en direct sur internet. Paradoxe d’un art vivant visible en image, uniquement en temps réel. Confusion du statut de l’acte et de l’oeuvre. Opposition de l’unicité de l’action à la multiplicité de sa réception.

    CÉSAR VAYSSIÉ réalise des films et conçoit des évènements.
    Il investit plusieurs champs artistiques et développe la relation art et politique. Ni danseur ni chorégraphe, il utilise le matériau chorégraphique comme phénomène d’engagement. Ses travaux ont été montrés au Folkwang Museum (Essen), au Théâtre Nanterre-Amandiers, au MuCEM (Actoral.15), à la FIAC Paris, à la Tate Modern et dans de nombreux lieux dédiés aux arts visuels et au spectacle vivant. LEVÉE film avec Boris Charmatz 2014 THE SWEETEST CHOICE installation avec François Chaignaud 2015 UFE (UNITEDFOREXPERIENCE) performance 2015 UFE(UNFILMÉVÈNEMENT) film 2016 COPROUDUCTION performance 2016

     

     

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    Du 02 Janvier 2017 au 01 Janvier 2018

    http://www.ivanamuller.com

    Dans le cadre de sa résidence à la ménagerie de verre en 2017 en tant qu’artiste associée, Ivana Müller travaillera sur deux projets : l’atelier de recherche chorégraphique T.R.I.P. et la création CONVERSATIONS… qui sera présentée en novembre dans le cadre des Inaccoutumés.

    T.R.I.P.
    est un laboratoire de recherche qui a pour but principal la création d’un espace d’expérimentations, de réflexions, de rencontres et d’échanges dans le domaine des écritures et de la production chorégraphique. Un des enjeux de cet atelier pour chorégraphes est de proposer un soutien structuré aux pratiques de travail de chaque participant. T.R.I.P. prendra la forme de 11 réunions (une journée par mois) durant l’année 2017. Chacun des participants montrera un travail en cours/une proposition performative/ une expérience. Chaque proposition individuelle sera présentée de la manière qui convient le plus à la proposition elle-même ; la forme de la présentation et la méthodologie de partage sera ainsi à réinventer à chaque session. La longue durée du projet a le potentiel de développer un corps commun d’influence et de tisser d’autres types de relations et d’associations entre les chorégraphes participants.
    A la fin de l’année, une présentation des formes créées dans ce contexte sera organisée à la ménagerie de verre.
    Une publication basée sur l’expérience des pratiques partagées avec les contributions de tous les participants sera éditée.

    T.R.I.P. n’est pas basé sur une économie monétaire.

    T.R.I.P. peut être utilisé comme un modèle pilote pour une pratique qui se consolidera dans le futur. Cette proposition est basée sur des expériences qu’Ivana Müller a acquis dans le domaine de recherche et partage chorégraphique au cours des 19 dernières années dans différents contextes, comme chorégraphe, mentor et collègue.
    Les participants à T.R.I.P. 2017 sont Bryan Campbell, Céline Cartillier, Duncan Evennou, Madeleine Fournier, Hélène Iratchet, Anne Lenglet, Olivier Normand, Pauline Simon, Bahar Temiz et Vincent Weber.

    Tous les participants sont des chorégraphes parisiens ; T.R.I.P. est donc un vrai investissement durable dans le dynamisme de la scène locale. Ce projet a bénéficié de la mise à disposition de studio au CND, un centre d’art pour la danse.

    CONVERSATIONS…
    Avec cette nouvelle création, inspirée par le genre littéraire du XVIIIème siècle du conte philosophique, Ivana Müller continue de développer un intérêt pour les métaphores, et leurs effets directs et physiques sur notre pensée, en créant une réflexion personnelle et décalée sur le monde dans lequel nous vivons. CONVERSATIONS… est une pièce de groupe dans laquelle certains concepts philosophiques comme Travail, Illusion, Corps, Ensemble, Nature etc. deviennent incarnés et entrent en dialogue les uns avec les autres. Ces concepts obtiennent un corps, une voix et donc une possibilité d’interagir. Interprétée par quatre humains et par un certain nombre de plantes (de formes, de tailles et de caractères différents), la pièce est construite comme une série de conversations au cours desquelles de nouveaux points de vue sur la façon dont nous vivons et travaillons ensemble sont offerts. Ponctué de rencontres inattendues, le spectacle se déroule dans un univers inhabituel voire absurde.
    Dans CONVERSATIONS… Ivana Müller cherche à rendre visible une nouvelle manière dont les idées sont représentées et incarnées, en leur donnant non seulement un contexte philosophique mais aussi un corps physique, celui de l’interprète.
    Pour cette création Ivana Müller collaborera avec Hélène Iratchet, Julien Lacroix, Anne Lenglet, Vincent Weber comme interprètes, Martin Kaffarnik comme créateur sonore et lumière, Jonas Rutgeerts comme collaborateur artistique.

    Durant sa résidence Ivana Müller se verra également offrir 2 soirées “cartes blanches”:
    Le 20 mai 2017, une soirée surprise avec des formes performatives (performances, vidéos, écritures) qui explorera différentes façons d’être ensemble.
    Le 15 décembre 2017, une soirée consacrée à la présentation du projet T.R.I.P. avec des propositions chorégraphiques et la parution de la publication.

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    Le projet est mis en oeuvre quotidiennement par Barbara Manzetti. Telle une performance continue de l’écriture entendue par l’artiste comme une forme d’habitation souple et diffuse des espaces communs de la ménagerie de verre. Les auteurs invités la rejoignent à une fréquence régulière. Le livre ainsi écrit et performé est le lieu de recherche, d’hospitalité, d’apprentissage que les habitants du lieu et les visiteurs peuvent rejoindre pour un temps d’écriture partagée. Un tirage de cartes, un cours de langue maternelle.

    une proposition de Barbara Manzetti à Héloïse Pierre-Emmanuel Abdullah Ismail Barbara Coffy Barış Yarsel Claire Harsany, pour une résidence d’écrivains à la MENAGERIE DE VERRE janvier / décembre 2017

    En écoute : Emission 1 / R22 journal sonore mensuel

    Barbara Manzetti est chorégraphe et auteur née à Rome en 1970. Après une première réalisation chorégraphique pour la scène, qui reçoit le prix de la SACD belge en 1996, Barbara Manzetti s’éloigne rapidement des cadres de création usuels pour des territoires d’investigation plus immédiats en milieu urbain. L’espace et le temps choisis pour la performance sont souvent un lieu et un temps transitoires ; le spectateur est mis en situation physiquement, l’oeuvre devient en même temps objet et cheminement. 
    « La dimension géographique de chacun de mes projets constitue l’appui de sa dimension intérieure. Mon sentiment a la forme de l’endroit que je traverse. De celui où je m’établis provisoirement. En résidence. L’écriture a toujours été présente dans mes propositions chorégraphiques. Des formes d’écriture sur des supports tels que post-it, phylactères, jeux de cartes, affiches, m’ont servi à amener la parole et le texte dans la performance. Certains de ces outils, notamment les jeux de cartes, que je fabrique dans chaque lieu investi, sont devenus de nouveaux critères d’écriture chorégraphique, filmique ou littéraire. Le texte pour moi, comme la scène, est un espace possible pour le corps, sa réalité charnelle. Le texte véhicule des espaces, des identités. Il restitue des corps. Plusieurs identités en mouvement. L’identité projetée sur une trajectoire. Accueillie dans des espaces de description. Des espaces de parole. La narration n’est pas linéaire, elle contient tout le temps l’ensemble de toutes les harmonies. Un continuum sonore. Le texte ne raconte pas d’histoire. Il s’ouvre sur des situations en mouvement. La mobilité des mots. Quelque chose que nous pouvons partager ».

     

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