MYRIAM GOURFINK
Du 05 Septembre 2011 au 23 Septembre 2011

www.myriam-gourfink.com

Crédits photographiques Thierry Lesueur

Figure de proue de la danse contemporaine française, Myriam Gourfink est directrice artistique du Centre de recherche et de composition chorégraphique de Royaumont, où elle travaille sur le rapport entre le langage informatique et la danse. Formée au conservatoire d'Angers, la jeune femme s'éloigne de sa culture classique pour s'essayer à différentes techniques comme les claquettes avant de se passionner pour la danse contemporaine. Ses créations, parmi lesquelles 'Too generate' en 2000, 'This is my house' présenté en 2005 ou 'Corbeau' monté en 2007, témoignent de l'influence majeure du yoga sur son oeuvre et mettent en avant des éléments a priori infimes mais fondamentaux comme la respiration. Marquée par la linéarité, la tension et la lenteur, la danse de Myriam Gourfink doit également beaucoup à l'influence d'Odile Duboc pour qui elle a été interprète. Passionnée par les innovations musicales, la chorégraphe collabore régulièrement avec le compositeur Kasper T.Toeplitz. Avec sa danse abstraite ouverte à l'exploration du corps, Myriam Gourfink s'impose comme une figure singulière de la scène française.

"La qualité de mouvement que j'explore depuis 1996 cherche à investir minutieusement les espaces : ceux du corps, de l'air, du sol. L'idée est d'essayer d'augmenter l'attention des interprètes, d'augmenter leur présence. Le déroulement de chaque parcelle de peau, le parcours effectué millimètres après millimètres suscite à première vue une impression de ralentissement. Les bases de la méthode corporelle que je développe sont empruntées au yoga, j'utilise:
1/ le souffle, son placement dans diverses parties du corps, que j'associe aux contractions de certaines zones du périnée;
2/ la concentration;
3/ les cinq sens (le goût, l'odorat, la vue, le toucher et l'ouïe) et leur prolongement imaginaire, comme appareil de compréhension du corps, de mesure de l'espace et du temps.
D'autre part, je développe depuis 1999 à partir de l'étude de la Labanotation une écriture pour la composition, j'écris à la table sans phase d'atelier en studio. Aujourd'hui, cette écriture me permet l'invention et l'anticipation précise du déroulement de la danse.
Mon travail explore souvent des dispositifs de génération d'une écriture et d'une lecture de partition chorégraphique en temps réel, toutefois je souhaite de plus en plus créer des projets où l'écriture est anticipée et « fixée », telle est mon intention pour 'Une lente mastication'. La composition proposera une partition pour douze danseurs (hommes et femmes), d'une durée d'une heure environ. La configuration du spectacle pourra s'adapter aux lieux de représentations. Le compositeur Kasper T.Toeplitz sera invité à créer la partition musicale. Le mouvement ne sera pas épuré ou dépouillé, au contraire, je l'imagine très sinueux, « ornemental » qui efface l'idée d'une marche ou l'idée d'un mouvement quotidien repérable. Pour réaliser l'écriture de cette partition aux 12 parcours autonomes, je pense me servir, contrairement à mes habitudes, de la répétition poussée à l'extrême d'une profusion de modules chorégraphiques, eux-mêmes composés à partir de processus de reprises: répétitions, répétitions symétriques, reprises en film à l'envers, mise en boucle, déplacement du début des reprises, accumulations, etc.. Pendant la période des répétitions, l'interprète travaille ces modules chorégraphiques, il prend le temps de les « mastiquer », afin de pouvoir en restituer la saveur. Puis il s'appropriera la composition finale : certains modules seront filtrés, détériorés voire brisés par d'autres, afin de ne pas donner à voir dans sa forme le caractère répétitif de la danse, mais de rendre sensible le travail de « mastication », de répétition des interprètes, qui permet un approfondissement du geste dansé.
" Myriam Gourfink



MICHELLE MOURA
Du 06 Juin 2011 au 17 Juin 2011

Michelle est une interprète et chorégraphe d'une nouvelle génération de créateurs brésiliennes, co-fondatrice et membre de la plateforme Couve-Flor Minicomunidade Artística Mundial, dans la ville de Curitiba au Brésil. En 2010, elle est interprète de «Souffle», de Vincent Dupont.

Le projet:
CAVALO est l'ambiguïté de ce qui bouge: le cheval qui bouge le cavalier, le cheval qui est bougé par le cavalier. A travers des changements dans les modes de respiration, projections visuelles imaginaires et la déformation de la voix, elle est obligée de se déplacer dans une zone d'hallucinations et révèle un corps traversé par des énergies et pulsation distincte. Elle vise à abandonner le langage assurent de jour en jour, surmonter la porte qui donne accès à des réalités malléables, et de ce déplacer entre l'instabilité des états physiques et émotionnels. Elle peut être pathétique, décadente, hystérique, énergique, et a la fin ce qui la fait bouger c'est un manque.





THOMAS FERRAND ET JUNG-AE KIM
Du 30 Mai 2011 au 17 Juin 2011

http://www.jung-ae.com/

Jung-Ae Kim:
Jung-Ae Kim est née en Corée du Sud à Busan. Elle étudie la danse traditionnelle coréenne, la danse classique et la danse contemporaine en Corée et commence son expérience scénique avec la pièce 'Ground potato' de la compagnie Trust à l’âge de 15 ans. Elle est diplômée du CNR de Paris avec premier prix en danse contemporaine, puis de la formation EX.E.R.CE au Centre Chorégraphique National de Montpellier / Mathilde Monnier. Elle est titulaire du Diplôme d’état de professeur de danse. Elle est lauréate en 2007 de la bourse Déclics jeunes de la Fondation de France et crée sa première pièce 'Jamais de Jambes' au Volapuk / Théâtre à cru à Tours. Puis programmé au Point Ephémère à Paris, au Festival Les Promenades au Mas Dieu à Montpellier, au Festival Agitato au Triangle à Rennes et au Festival Journées Danse Dense à Pantin. En 2009, elle reçoit une commande de la SACD et des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis pour créer une pièce solo Doc[독] en collaboration avec Arco Renz dans le cadre du Vif du Sujet au Nouveau Théâtre de Montreuil.
En parallèle de son activité de création, elle est Porte Parole de nombreuses pièces créées avec les chorégraphes et metteurs en scène suivants : Philippe Quesne – Big Bang (2010), Arend Pinoy – Toi / Poufie / Moi (2010), Olivier Dubois – Révolution (2009), David Drouard – La Follia (2009), Marion Lévy – En Somme! (2008-2009), Jean-François Peyret – Tournant autour de Galilée (2008), Benoit Bradel – Napoli Express (2006-2007), Odile Duboc – Rien ne laisse présager de l’état de l’eau (2005) et Insurrection (2009) et Mathilde Monnier – Publique (2004) et Tempo 76 (2007).

Thomas Ferrand:
Thomas Ferrand a créé avec sa compagnie Projet Libéral plusieurs spectacles et performances dont 'Idiot cherche village', d'après des entretiens qu'il a mené avec le philosophe Bernard Stiegler, créé au Centre Dramatique National de Normandie, ainsi qu''Un Hamlet de moins', créé au Centre Dramatique National de Gennevilliers ou 'France' créé récemment au Lieu Unique. Depuis 2009 Thomas Ferrand est artiste associé au Centre Chorégraphique National de Tours. Il travaille actuellement à son nouveau spectacle 'Je fais toujours confiance à l'inquiétude et à l'instabilité parce qu'elles sont un signe de vie'. Il créé avec Bernardo Montet 'Switch me off' inspiré par une photographie de Jeff Wall. À Tours, il propose une pièce pour des amateurs : 'Nous sommes le Territoire / Chaque personne est un peuple'. Ses spectacles empruntent autant à la musique qu’aux arts plastiques et à la danse. Au festival ActOral à Marseille puis au Théâtre de la Cité Internationale il créer 'Et les vivants ne mourront pas'. En novembre 2010 il présente à la Ménagerie de Verre à Paris deux installations chorégraphiques : 'Extase de Sainte-Machine' et 'Show ?' Parfois politiques, ce sont des pièces généralement faites in situ.
En dehors de sa compagnie, Thomas Ferrand, a été un des assistants d’Éric Lacascade sur 'Les Barbares' de Gorki, créé au Festival d’Avignon dans la Cours d’Honneur du Palais des Papes. Il a aussi fondé mrmr - une revue autour des arts et du spectacle - avec laquelle il a réalisé des critiques et de nombreux entretiens avec des metteurs en scènes, artistes plasticiens, chorégraphes, cinéastes et philosophes, tels que Bernard Stiegler, Jean-François Peyret, Michel Schweizer, Pascal Rambert, Alain Guiraudie, Thomas Hirshhorn, etc. Il y publie aussi des textes inédits de Didier-Georges Gabily ou de Jacques Ralite. Il collabore également à différentes revues dont Mouvement, la revue portugaise Obsena et la revue Stradda.



TOMÉO VERGÈS - MAN DRAKE
Du 11 Mai 2011 au 11 Mai 2011

www.tomeovergesmandrake.com

© Axel Perez – meurtres d’intérieur de Toméo Vergès

La Compagnie Man Drake
Depuis son origine la Cie Man Drake poursuit un travail artistique à la frontière du théâtre et de la danse, l'une et l'autre discipline se contaminant dans un continuel état de friction. C'est une recherche que Toméo Vergès mène et développe à travers ses créations et si quelques une de ses pièces ont un caractère très théâtral, le point de départ est toujours le corps. Ses spectacles opèrent un détournement du quotidien qui révèle l'homme face à l'absurdité du monde, tout en faisant apparaître une inquiétante étrangeté. Un univers proche du surréalisme et de l'absurde, qui pratique l'art du décalage. Cette recherche s'exprime aussi par le biais de sa pédagogie et des actions de sensibilisation. Ces dernières, tout comme ses créations, puisant bien souvent dans d'autres disciplines artistiques (les arts plastiques ou le cinéma) et dépassant l'idée du simple atelier pour prendre de multiples formes (performances, programmations cinéma, conférences...).
Man Drake développe également une recherche dans des formes chorégraphiques « hors scène ». La confrontation des corps à d'autres espaces, contribuant à déplacer le regard, nourrir l'imaginaire et créer des poétiques du corps.

Le projet
Mecanica General sera le quatrième SERIAL PROJET # après "French Chicken", "Serial Killer" et "Disparition(s) avec livre". SERIAL PROJET # a comme point de départ la déclinaison, le développement et la transformation de matériaux chorégraphiques issus des pièces de Man Drake, ou qui pour des raisons diverses et malgré leur intérêt, ont été laissés de côté tout au long des processus de création. Le but de ce projet est d'ouvrir les possibilités d’ interprétations, en procédant à la démultiplication de ces matériaux et en les confrontant à des espaces non théâtraux. Le but de ce projet est d'ouvrir les possibilités d’ interprétations, en procédant à la démultiplication de ces matériaux et en les confrontant à des espaces non théâtraux. Pour Mecanica General il s'agira de démultiplier le solo qu'interprète Sandrine Maisonneuve dans la dernière pièce de la Cie Man Drake, meurtres d'intérieur. Celui-ci a pour base une marche latérale, sur un seul plan, répétée jusqu'à l’épuisement (35 à 40 mn). Tout au long de cette marche, l'interprète déploie une gestuelle et une théâtralité qui parlent de l'univers féminin, des contraintes que l'on s'impose et de celles imposées par notre société. Nous allons donc proposer à 6 interprètes (hommes et femmes) de réaliser le même type de déplacement constituant six plans distincts. Nous explorerons ce mouvement sous l'angle de la bataille. La bataille intérieure qui peut se livrer en chacun de nous, et la bataille extérieure, celle de la guerre et de la violence du monde. Mecanica General sera présenté le 13 mai au Théâtre Paul Eluard de Bezons, où la Cie Man Drake est en résidence, après 10 jours de travail et constitue une étape de recherche artistique. Les spectateurs seront conviés à partager cette recherche et à échanger avec les artistes après la présentation, autour d'un verre.



KAORI ITO
Du 27 Avril 2011 au 03 Mai 2011

Kaori est née en 1979 et étudie le ballet classique depuis l’âge de 5 ans avec Maître Syuntoku Takagi. A 18 ans, elle est reconnue comme meilleure jeune danseuse et chorégraphe par Maître Ryouiti Enomoto au Japon. Elle intègre par la suite la section danse du Purchase College, Université d’Etat de New York, où elle étudie les techniques de Graham, Cunningham, Limon et Horton.
En 2002, elle reçoit « le Prix de la Fondation de la ville de Yokohama » pour sa chorégraphie lors de la compétition «Yokohama Dance Collection». En 2004, elle reçoit « le National Conference Award », pour sa chorégraphie lors des « Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis ». La même année, elle part à New York dans le cadre du « Programme d’Etude international pour les artistes du gouvernement japonais ». Elle étudie à « l’Alvin Ailey Dance Theater », puis travaille avec la Naini Chen Dance Company à New York. Elle chorégraphie et danse pour Joyce Soho et participe à une résidence au Queens Museum of Arts. De 2003 à 2005, elle tient le premier rôle dans la création de Philippe Découflé, Iris. Elle travaille aussi aux côtés de Véronique Caye dans la pièce Line de Ryu Murakami. En 2005, elle intègre le Ballet Preljocaj (Centre Chorégraphique National d’Aix-en-Provence) et travaille sur Les 4 saisons d’Angelin Preljocaj. En 2006, elle commence une collaboration avec James Thierrée pour Au revoir Parapluie. Puis un de ses films, Carbon Monoxide, est diffusé au Centre Pompidou à Paris, et dans plusieurs festivals aux Etats-Unis. Elle chorégraphie également Clémence Poésy (actrice dans Harry Potter) pour le film d’Olivier Panchot, Sans moi. En 2008, elle assiste Sidi Larbi Cherkaoui pour le film Le bruit des gens autour avec Léa Drucker. Elle se charge également de la chorégraphie du spectacle Looking for Mister Castang d’Edouard Baer. La même année, elle met en scène et chorégraphie Noctiluque, sa première production, qui tourne en France et en Suisse. En 2009, elle travaille de nouveau avec Sidi Larbi Cherkaoui, en tant que soliste dans un l’opéra de Guy Cassiers, House of the sleeping beauties. Elle poursuit parallèlement sa collaboration avec James Thierrée en participant à la réalisation de la chorégraphie de Raoul. En 2009, elle présente sa création Solos. Enfin, elle obtient le premier prix du concours (Re)connaissance pour sa chorégraphie Island of no memories. Depuis 2010, elle co-crée avec Alain Platel pour Out of context. En 2010, elle est sélectionnée pour le programme Modul-Dance du Réseau EDN (European Dance Network), qui soutient pour deux ans la création de ses projets personnels. Elle reçoit également le prix du meilleur jeune chorégraphe pour l’année 2010, et le prix de JADAFO au Japon. En 2011, elle créé Island of no memories à Tanzhaus NRW, Düsseldorf et à Hellerau, Dresden, qui tournera en Europe en 2011-2012. Parallèlement, elle travaille avec Denis Podalydes pour  Le Cas Jeckyll, dans lequel elle interprète Mister Hyde, qui sera créé à la Maison de la Culture d’Amiens en juin 2011, et travaille un solo avec Aurélien Bory.

Le projet: Solos
Dans « Solos », Kaori Ito incarne successivement quatre femmes, dont elle questionne l'appartenance et le rapport du corps à l'identité. Qui suis-je, si mon corps ne m'appartient pas?...
Une femme vêtue d'une robe clinquante à paillettes traverse en diagonale l'espace scénique au rythme d'une marche d'une lenteur extrême. Elle tire une liane de bijoux puis s'arrête et se meut en arabesques successives, imprimant dans l'air les filins de ses colliers multiples. Elle est là pour séduire, donner du rêve, ce que soulignent les confettis roses qu'elle envoie devant elle ; puis elle se déshabille.
La seconde femme, vêtue d'une robe noire classique. Victime de convulsions frénétiques, elle fait alors figure de pantin désarticulé et, peut-être, possédé : elle ne s'appartient plus. Mais jusqu'au bout, le pantin cherche à reconquérir une identité en en retrouvant la maîtrise de son corps.
La troisième figure féminine est suspendue à une corde dont elle descend la tête la première, puis à laquelle elle se raccroche tandis qu'en ombres chinoises, le monde projeté au mur s'écroule. Il n'en reste que quelques nuages qui disparaissent bien vite, laissant place à des feuilles qui volent au vent. Sur sa liane, la jeune femme est un oiseau qui se rit du monde tel un enfant.



JEAN KEVIN
Du 25 Avril 2011 au 06 Mai 2011

www.kevinjean.fr

Après une licence en éducation et motricité et un Master 1 en prévention et éducation à la santé par les activités physiques et sportives, je me forme pour être accompagnateur en montagne, puis décide de me tourner vers la danse et intègre la formation Coline 2006/2008.

En 2009 je rejoins la Cie A contre jour / Odile Duboc pour la reprise d’ « Insurrection » (1989), ainsi que pour la création de «Dialogue de l’ombre double », dernière création de la chorégraphe qui ne sera pas achevée.

Parallèlement je participe au cursus Transforme 2009/2010, du Programme Recherche et Composition Chorégraphiques de Royaumont (direction artistique Myriam Gourfink) et entame la création de la 36ème chambre. En 2010/2011 je prends part aux nouvelles créations de Yann Marussich: Faim et d'Alban Richard: Pléiades.

« Les pieds dans des boucles noires, Kevin Jean se suspend au bout d’une corde, tête en bas, avec pour contre poids un bidon. A partir de cette position, il offre d’étonnantes variations qui évoquent tour à tour la chute, l’étrangeté d’un corps en « mauvaises postures », entravé et pourtant libre de ses mouvements, observés et éprouvés de nouveau, avec douceur et fluidité. Kevin Jean joue du corps empêché et comme échoué, à la manière d’un corps étranger qu’il faudrait reconquérir et escalader. L’entrave devient alors une autre façon de lâcher prise. »

Emmanuelle Mougne





MANU LASKAR
Du 18 Avril 2011 au 04 Mai 2011

http://www.manulaskar.com/

Manu Laskar est poète, acteur et vidéaste franco-suisse. En plus d’un parcours au sein du collectif Chiens de Navarre avec Jean-Christophe Meurisse, il signe depuis 2007 ses propres pièces et installations transdisciplinaires.

« Emmanuel Laskar explore un imaginaire ‘‘en rétention’’ qui se nourrit de la mécanique tragique du clown. Probablement faut-il voir dans cet usage de l'humour une réaction à la sédimentation (c'est-à-dire à l'implicite) et une expression de la décharge mémorielle . »
Isabelle Barbéris, Théâtres contemporains, Mythes et idéologies (PUF)



En 2011/2012, Manu Laskar créera My Seconde Life 3D, la première comédie musicale contemporaine en 3D, avec des vrais avatars.



CORINE MIRET
Du 11 Avril 2011 au 15 Avril 2011

Docteur en pharmacie, danseuse (danse contemporaine et baroque), comédienne, metteur en scène. Elle co-dirige avec Stéphane Olry La Revue Éclair. Elle a mis en scène Treize semaines de vertu, de Stéphane Olry, créé au Château de la Roche-Guyon en 2006 et repris aux Archives Nationales dans le cadre du Festival d'Automne 2007. Comme chorégraphe, elle a été titulaire d'une bourse d'écriture de la Fondation Beaumarchais pour la création de son solo de danse Eniroc Terim, au Théâtre de l'Échangeur et au festival 100DessusDessous (Parc de la Villette). Danseuse, elle a travaillé avec Jean-Michel Agius, Christian Bourigault, Isabelle Cavoit, Andy Degroat, Francine Lancelot, Marie-Geneviève Massé, Béatrice Massin, François Raffinot, Ana Yepes. Entre 1992 et 1999, elle a réalisé et interprété avec Stéphane Olry les Cartes postales vidéo, tournées en Égypte, Jordanie, Palestine, Israël, Chypre, Liban, Syrie, Turquie, Maroc, Allemagne et montrées dans des festivals et dans des galeries d'art contemporain. Elle a organisé de 1995 à 2007 Les Thés Vidéos en collaboration avec Stéphane Olry.

Le Projet :
« Les Arpenteurs » de Stéphane Olry

Le texte du spectacle sera extrait du journal que je tiens depuis trois ans de l’aventure des arpenteurs. Ce journal passe abruptement de descriptions factuelles, aux rêves, à des dialogues entre des personnages de fiction. Le charme de cette forme est qu’elle instaure une continuité dans une réalité discontinue, comme une route sur laquelle on roule fait défiler uniformément des univers différents –usines, maisons, champs, stations-service- sans à-coup. Nous serons quatre sur scène. Il y aura Corine Miret, Stéphanie Béghain et moi-même ; tous les soirs un arpenteur viendra nous rejoindre. Dans nos précédents spectacles (Treize semaines de vertu, Un voyage d’hiver), nous avons expérimenté le passage de textes lus ou appris à des moments improvisés. Nous poursuivrons pour Les Arpenteurs dans cette voie qui permet d’allier la liberté à la rigueur d’un canevas. Là encore, cette porosité des modes de jeu nous autorise à passer d’un statut à un autre et à jouer avec la singularité de chacun des interprètes. Scénographiquement, deux éléments majeurs constitutifs du travail apparaissent d’ores et déjà : la carte, sous toutes ses formes (routière, d’état-major, imaginaire, cadastrale, d’astreinte, etc), et l’écriture, polygraphique, protéiforme, proliférante. Dans cet environnement fait de repères, de chemins possibles, de bifurcations, d’informations discrètes ou évidentes, rien n’est figé, établi, si ce n’est la ligne droite du méridien. Tout ce qui apparaît sur le plateau est appelé à s’effacer. Tout ce qui représenté est appelé à être transformé, un travail permanent de transformation, d’évolution, de construction s’opèrera autour des interprètes ou sera opéré par leur soin. Ce travail est comme une marqueterie sur laquelle l’œil se déplace. La rencontre de la scénographie avec les interprètes est aléatoire, imprévue, comme les découvertes qu’on fait au détour d’un chemin.

Théâtre Brétigny, scène conventionnée du Val d’Orge.
Coréalisation : Théâtre de l’Aquarium
Avec l’aide de la DRAC Ile-de-France et de la DMDTS (aide au compagnonnage), d’Arcadi (aide aux actions artistiques), de Beaumarchais-SACD (aide à la résidence), du Conseil Général de l’Essonne. (production en cours).
Et le soutien de La Métive, de la Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon, du Théâtre Paris-Villette, de l’Institut Français de Barcelone.
La Revue Eclair est conventionnée par le ministère de la Culture - DRAC Ile-de-France et la Région Ile-de-France.
La compagnie est en résidence au Théâtre Brétigny, scène conventionnée du Val d’Orge et au Château de La Roche-Guyon



LUCIE AUGEAI ET DAVID GERNEZ
Du 04 Avril 2011 au 15 Mai 2011

http://www.adequatecie.com

Lucie Augeai est née en France en 1984. Elle choisit la danse après des études en sciences politiques et en droit, puis rentre dans l’école Rick Odums à Paris. Après trois ans de formation, elle obtient son diplôme d’Etat, danse pour des compagnies (la caravane K) et des projets indépendants, et se dirige vers la chorégraphie. Elle développe son travail au sein d’ateliers chorégraphiques à destination d’amateurs, puis est invitée à créer pour des lieux et lors d’évênements non traditionellement dévoluent à la danse comme la perfomance “now”,monté à l’hôtel Ritz lors de la fashion week en 2008 ou dans des églises lors du festival musiques improvisées en 2009. Elle chorégraphie des pièces pour des conservatoires, s’associe à des comédiens, des danseurs,des musiciens pour introduire de la danse dans divers projets multiartistiques.

David Gernez est né en France en 1979, il se dirige vers la danse tardivement après avoir obtenu sa licence en maintenance industrielle. David Gernez commence sa carrière d’interprête en Suisse, puis travaille pour différents projets indépendants (comme ceux de Julie Sicard et Stephanie Batten­Bland), des comédies musicales, des opéras. En 2005, il rejoint le GUID d’Angelin Prejlocaj avant d’intégrer la compagnie de celui-ci, où il dansera les principales pièces du réper­toire. En 2007, il rejoint la compagnie d’Emanuel Gat puis Linga en 2009 avec lesquelles il dansera dans le monde entier. Aujourd’hui, il collabore avec Nasser Martin Gousset pour sa derniére création au théâtre de la ville.

S’intéressant de près à la chorégraphie, il s’associe avec Lucie Augeai pour la création de la pièce “Noeuds”.

Noeuds
“Noeuds” part de l’envie de travailler sur le thème du mélange des genres masculin et féminin. A l’heure de l’androgynéité, existe-il encore une différence homme/femme ? Comment perçoit-on l’individualité de l’être dans une société où les genres ont tendance à s’effacer ? Et existe-il encore dans le mouvement un particularisme propre à l’homme, propre à la femme ? Existe-il un mouvement spécifique sexué ?

“Noeuds” cherche à exploiter et à démêler cette notion de frontière si floue entre l’homme et la femme en l’abordant par le mouvement dansé.

La pièce se veut comme une amorce de réflexion sur ce que sont, dans le mouvement dansé, les différences hommes/femmes et si elles existent encore.



RÉMY YADAN
Du 29 Mars 2011 au 31 Mars 2011

http://www.remyyadan.fr

Rémy Yadan est artiste plasticien et metteur en scène né en 1976, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Cergy.
Il obtient la première mention du jury de Mulhouse 004. Lauréat de la bourse Culturesfrance / Mairie de Paris pour une résidence à Buenos Aires, il y présente, en juillet 2006, une exposition personnelle Hora sideral au Centre Culturel Recoleta.
En 2008, il réalise plusieurs mises en scène lors d’une résidence d’un an à la Cité Internationale des Arts de Paris.
En 2009, le Fond National d'Art Contemporain fait l'acquisition de Madres.
Ses vidéos sont projetées dans des festivals internationaux (Bruxelles, Lisbonne, Lausanne, Turin, Madrid, Buenos Aires...).
Depuis 2004, il propose et réalise Diaphoraccords, une émission mensuelle consacrée à l’art contemporain sur RCP 93.9FM.
Il vient d’obtenir une résidence d’un an en arts plastiques à la Villa Médicis de Rome.

Le projet:
Une création scénique en cours avec la participation de 12 comédiens, chanteurs et musiciens. Ce spectacle, au précipice du doute, explore en vitrine la vigoureuse autorité de la représentation musicale. Désirs de désinhibition, réappropriation du savoir faire, virtuosité notable, détournement des valeurs consensuelles… Toute une matière interprétative dans le pouvoir du lieu, à la hauteur du beau, du juste, du lisse, de la faillite et du bluff.
Les scènes développent de larges fibres musicales, dans l'immédiat et le différé, le désavoué et l'assumé, la volupté et le bouleversé.







ALI MOINI
Du 29 Mars 2011 au 14 Avril 2011

Artiste iranien, Ali Moini débute à Téhéran au Théâtre sous la direction notamment de Amir Reza Koohestani. "Dance on glasses" partition pour deux interprètes qui tourne dans le monde entier et notamment à Paris au Théâtre de la Bastille dans le cadre du Festival d'Automne. il décide de séjourner en Europe et de suivre différentes formations de danse contemporaine. Il travaille sous la direction de : Julyen Hamilton, Vera Montero, Deborah Hay, Emmanuelle Huynh (re-création de "A vida enorme"...).
A Lisbonne il rejoint l’institut de Danse de Lisbonne (Portugal) et est diplômé dans le section Création chorégraphique et recherche sur la danse contemporaine. Parallèlement il débute son propre travail et crée un solo intitulé "my paradoxical knives" présenté en France dans le cadre de "Schools" au CNDC d'Angers ainsi qu'au festival  "Jamais Vu" 2011. 

Le projet:
" It Shocks Me But Does Not You"

Choc et surprise. Quelles sont les différentes réactions face à des facteurs choquants ou surprenants ? Comment différentes personnes sont-elles choquées ou surprises par différents événements ou happenings. Les différentes réactions ne sont pas uniquement liées aux différences culturelles ou à l'éducation, c'est tout l'environnement géographique qui influence perception et regard.



JOANNE LEIGHTON
Du 23 Mars 2011 au 25 Mars 2011

www.ccnfc-belfort.org

Directrice du Centre Chorégraphique National de Franche-Comté à Belfort depuis mai 2010, Joanne Leighton est une chorégraphe belgo-australienne dont le parcours chorégraphique est étroitement lié à une vision de la danse originale, dynamique et évolutive, dans un désir constant de dialogue et d’échange. Elle entretient cette philosophie et cet engagement avec l’ensemble de ses danseurs et collaborateurs artistiques.
Actuellement, Joanne Leighton compte à son actif une vingtaine de productions chorégraphiques. Les pièces phares de la compagnie comme Display/Copy Only (2004), Made In Taiwan (2004) sont présentées sur de nombreuses scènes internationales. Joanne Leighton a été programmée et coproduite par des festivals et des théâtres depuis 18 ans notamment en Allemagne, Australie, Belgique, Espagne, France, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas et Royaume-Uni. En 2009 a été créée The End pièce en relation avec le texte de John Cage Conférence sur rien. Au cours de la saison 2010, Joanne Leighton a été chorégraphe associée à Pôle Sud (Strasbourg) et en résidence pédagogique à la Scène Nationale d’Orléans. En décembre 2010, elle a créé Made in Strasbourg, première création du projet Made in... Série. Au printemps 2011, seront créées Made in Oldenburg et Made in Metz avec 99 nouveaux amateurs et 5 danseurs professionnels. Elle a présenté en janvier 2011 : Fibonacci sequence, une création pour Les Modulables, titre générique regroupant de courtes pièces pour plateau ou hors cadre issues de son répertoire qui combinées entre elles, forment une œuvre à part entière. Elle vient de débuter le processus de création d’Exquisite Corpse, pièce pour 9 danseurs et pour plateau sur le principe du « cadavre exquis ». En septembre 2011, elle lancera Les Veilleurs, projet pour 732 habitants de Belfort et de ses alentours pour une durée de 366 jours.
Pédagogue accomplie et reconnue internationalement, Joanne Leighton a donné régulièrement des cours et ateliers pour de nombreuses compagnies comme celles de Jean-Claude Gallotta à Grenoble, Catherine Diverrès à Rennes, Angelin Preljocaj à Aix-en-Provence, Charleroi/Danses, l’AMNT à Tokyo, les Ateliers Carolyn Carlson, Joanne Leighton a initié en 2008 le projet MOBILE qui rassemble l’ensemble de ses activités pédagogiques à un niveau national et international : cours destinés aux danseurs amateurs, masterclasses pour danseurs professionnels, ateliers jeune public. Depuis 2009 Joanne Leighton est chorégraphe associée au CDWEJ, projet Danse à l’école, de la Communauté française de Belgique.
En 2010 Joanne Leighton a reçu la Prix de la SACD pour son parcours.

Joanne Leighton organise à la Ménagerie de Verre un atelier rencontre avec ses propres danseurs et de nouveaux danseurs pour commencer à travailler sur ses deux prochaines créations de 2011-2012.





MARTINE PISANI
Du 21 Mars 2011 au 01 Avril 2011

www.ciemartinepisani.fr

"""J'ai arrêté de danser sur un plateau depuis une dizaine d'année.

Pendant les répétitions, je ne montre que très peu physiquement aux interprètes.

Tout passe par les mots. C'est une façon de danser par personne interposée.

Pour ce spectacle, les motifs partiront de l'expérience de mon propre mouvement.

Tout commencerait par le corps.

Il ne s'agit pas de faire un autoportrait dansé.

Je suis intéressée par la transmission, par le mimétisme ou encore par une traduction simultanée de ce mouvement.

Les danseurs danseraient ce que peut un corps.

Il s'agira de ce qui reste de ce qu'on a gagné ou perdu.""

Martine Pisani

"

"Martine Pisani, là où elle est par David Bernadas.

(...) Nourrie de ses rencontres successives - David Gordon, Yvonne Rainer ou encore Odile Duboc, qu’elle cite volontiers comme les plus marquantes -, de sa participation aux activités du groupe Dunes à Marseille, la danseuse autodidacte des années 80 devient chorégraphe au début des années 90 en fondant sa compagnie. Pièce après pièce, elle travaille par ricochets et par rebonds, s’attachant le plus souvent à creuser une piste dont le potentiel n’aurait pas été suffisamment exploré lors d’une étape précédente. Elle adopte rapidement comme postulat que le simple fait de réfléchir est déjà une action. Cohérente, elle garde aussi toujours à l’esprit qu’il y faut du jeu pour mettre les corps et la réflexion en mouvement.



C’est avec ce détachement caractéristique que Martine Pisani cherche l’espace entre. Elle cherche l’espace nécessaire pour que le sens reste ouvert. Entre être et jouer, elle cherche la bonne distance. Et elle démontre que pour savoir jouer, il faut parfois s’y prendre avec sérieux.

"



JUNG-AE KIM
Du 17 Mars 2011 au 22 Mars 2011

http://www.jung-ae.com

crédit photo : Kevin Talbot

Née à Busan, en Corée du Sud. Elle étudie la danse traditionnelle, la danse classique et la danse contemporaine en Corée, et commence son expérience scénique à l’âge de 15 ans avec la pièce Ground Potato de la compagnie Trust. Elle est diplômée du Conservatoire de Paris - CNR et a suivi la formation EX.E.R.CE au CCN de Montpellier sous la direction de Mathilde Monnier. Elle est titulaire du Diplôme d’état de professeur de danse. En 2007, elle est lauréate de la bourse Déclics jeunes de la Fondation de France et crée sa première pièce Jamais de Jambes. En 2009, elle reçoit une commande de la SACD et des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis pour créer une pièce solo, Doc [독], en collaboration avec Arco Renz, dans le cadre du Vif du Sujet. Elle est aussi interprète de pièces créées avec les chorégraphes et metteurs en scène suivants:
• Mathilde Monnier – Publique(2004, reprise de rôle), Tempo76(2007), Pavlova 3'23" (2009, reprise de rôle) et la nouvelle création(2012)
• Philippe Quesne - Big Bang(2010) et L’effet de serge(2007, participation en tournée)
• Arend Pinoy - Toi/Poufie/Moi(2010)
• Olivier Dubois - Révolution(2009)
• David Drouard - La Follia(2009)
• Marion Lévy - En Somme!(2008/2009)
• Jean-François Peyret - Tournant autour de Galilée(2008)
• Benoit Bradel - Napoli Express(2006/2007)
• Odile Duboc - Rien ne laisse présager de l’état de l’eau(2005) et Insurrection(2009)

Le projet:
NOTE D'INTENTION
"J’aimerais créer un univers qui serait vu au travers de l’ensemble de ses caractéristiques ; impermanent et traversé par des états contradictoires, des intuitions partagées et soumis à un environnement qui l’habite. Me questionnant au sujet de notre identité, notre univers personnel, je m’interroge sur l’authenticité de chacun de nous et également sur l'appartenance du corps à l'identité. Une des sources d’inspiration pour ce projet est le Pansori, l'art coréen du récit chanté et l’une des formes d’expression théâtrale traditionnelles coréennes. Il décrit des scènes réalistes, paysages, scènes de genre, vies de personnages célèbres. Le chanteur ou la chanteuse interprète tous les personnages de manière chantée et parlée. Je suis fascinée par la puissance de ce chant et la versatilité exigée par les interprètes de Pansori pour incarner tous les personnages et tous les rôles. Ce projet ne tourne pas autour d’un Pansori dansé, mais en revanche étudie et effectue une recherche influencée sur la qualité multi facette inhérente au Pansori." Jung-Ae Kim
Extraits vidéos:
Jamais de Jambes
http://www.jung-ae.com/2010/03/possession-issue-de-jamais-de-jambes/
Doc [독]
http://www.jung-ae.com/2009/11/doc-%eb%8f%85/



STÉPHANE FRATTI
Du 14 Mars 2011 au 18 Mars 2011

Stéphane Fratti était danseur au Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne de 1988 à 1993 sous la direction artistique de Gigi Caciuleanu. Il a eu le prix d'interprétation au Concours International de Bagnolet, chorégraphie de Santiago Sempere. Il est danseur dans la Compagnie "Anonyme" (Sidonie Rochon) depuis 1998, ainsi que créateur et organisateur des Rencontres Chorégraphiques de Rennes au Théâtre du Vieux Saint-Etienne (1998, 2000, 2002, 2005 et 2007) En 2008 il rencontre Christian Bourigault et collabore sur ses créations.



LE PROJET: "mur mur"

L’absurdité, l’hypocrisie, la violence gratuite et l'humour sont autant de fils conducteurs dans « mur mur », pièce qui s’intéresse aux effets pervers des croyances absolues. « mur mur » cherche à faire basculer l’iceberg, à en dévoiler la face cachée, et propose un monde où l’absurdité est poussée à l’extrême. La réalité est niée, tournée en dérision, les conséquences des actes sont ignorées. Une « douce violence » exprimée par les interprètes qui évoluent dans un espace-temps où ils libèrent leurs pulsions sans peur des conséquences. Le public, s’il le souhaite, peut interagir et participer à un échange où il faudra viser juste...



ANNABELLE PULCINI
Du 07 Mars 2011 au 06 Mai 2011

Annabelle Pulcini a collaboré avec Dominique Bagouet, Olivia Grandville, Sylvain Prunenec, Loïc Touzé, Alain Michard, Jennifer Lacey, Vincent Dupont, Mille Plateaux Associés, Hélène Iratchet et récemment Boris Charmatz… Elle chorégraphie les soli Un petit socle en 1997, Variété en 2004 et Now en 2009 (avec le chorégraphe brésilien Gustavo Ciriaco), ainsi que Cochons Farcis, duo avec Elise Olhandéguy. Elle est praticienne en somato-psychopédagogie (Méthode Danis Bois).

Le Projet:
"Pour ce projet, j’ai décidé de concilier mon intérêt et mon expérience de la fasciathérapie avec les imaginaires des mondes de l’artiste chilien Alejandro Jodorowsky par le biais de son œuvre cinématographique. Partant de la folie mais aussi de la liberté de Jodorowsky je m’inspirerais dans son univers essentiellement de son rapport au corps : le choix des corps eux même, (éclopés, contraints, soumis, dépendants) et leurs relations physiques. J’aimerais travailler à une danse informelle venant d’actions détournées, qui s’appuierait par exemple sur la contrainte de faire à plusieurs (un corps à deux ou trois corps, faire les bras des jambes de l’autre, faire pour l’autre ou préparer l’autre.) C’est l’attention portée les uns aux autres, qui m’interroge et le rapport des corps entre eux.
Outre par le jeu et l’absurdité des situations, l’empathie sera traitée dans notre pratique par le ressenti réel d’une « communication » ou d’un fond commun perceptif, grâce à l’outil de l’introspection sensorielle. L’introspection, proche d’une méditation, est une expérience corporelle où dans une immobilité physique l’attention est mobilisée pour atteindre certains états physiques et psychiques. Les introspections quotidiennes pourraient être un point de départ à tout mouvement, à toutes danses. Elles nous prépareront à improviser et à chercher ensemble, à partir de soi et avec les autres. Comme un ancrage avant de jouer et d’expérimenter ces agencements, ces contextes imaginaires.
Grâce à différentes formes d’empathie entre les protagonistes j’aimerais qu’il se dégage autant d’harmonie que de violence de ces rapports. Et ainsi tendre vers un autre aspect qui m’interpelle chez Jodorowsky, celui ésotérique presque chamanique qu’il développe et convoque dans son discours et ses pratiques. (Tarot de Marseille et Psychomagie). Cette qualité thérapeutique fait écho à mon souhait d’utiliser le mouvement sensoriel et ses dérivés possibles." Annabelle Pulcini





NINA DIPLA
Du 07 Mars 2011 au 18 Mars 2011


Formée à l’École Nationale de danse de Cannes - Rosella Hightower et à la Folkwang Hochschule à Essen (Pina Bausch) Nina Dipla a été membre du Folkwang Tanzstudio de Essen, où elle a travaillé notamment pour Pina Bausch Le Sacre du printemps. Depuis 1999, elle collabore en tant qu’interprète avec divers chorégraphes, compositeurs et metteurs en scène. Titulaire d’un D.E. en danse contemporaine, elle propose des stages chorégraphiques en France et à l’étranger. Chorégraphe et pédagogue invitée au Conservatoire d’art dramatique de Montpellier, elle collabore également avec les Ateliers de Paris - Carolyn Carlson.En 2010 et 2011, chorégraphe invitée à l’École du CCN de Roubaix pour une création réunissant 15 danseurs, elle interviendra également, en tant que chorégraphe et pédagogue, dans divers lieux en France et à l’étranger.



LE PROJET:

"UNE ATTRACTION INVISIBLE" SOLO NINA DIPLA




Parfois je tombe dans les mers,
vague furieuse je déborde
je tombe aux mains des ignorants
qui m'achètent à bas prix (...)
Parfois je monte vers les cieux
et je deviens la roue du destin
Parfois je m'enfile avec la lune,
parfois je tourne avec le soleil (...)
je dis "Me voici", je me découvre (...)
de main en main je m'effeuille (...)
Il n'y a ni relais ni halte,
ni corps ni être humain

Rûmî





Une course circulaire et sans fin embarque le spectateur dans un voyage, inspiré des poèmes mystiques de Roûmi, où l’espace et le temps atteignent à une autre dimension. Là, dans l’épuisement et le dépassement d’un corps qui tourne, court, tombe, se relève, s’abandonne, entre confiance et crainte, entre raison et rêve, l’humanité se dévoile.







ALBAN RICHARD -
Du 07 Mars 2011 au 11 Mars 2011

www.le26.fr

Alban Richard suit des études musicales et littéraires avant de se tourner définitivement vers la chorégraphie. Danseur, il est d’abord engagé par Karine Saporta au CCN de Caen (1996-1998), et dansera ensuite avec différents chorégraphes, notamment Odile Duboc (2002-2010), Olga de Soto (2006-2008) et Rosalind Crisp (2008-2009). En 1999, sa pièce/performance Come out, duo sur la musique éponyme de Steve Reich, jette les bases de son univers. La même année, il crée Blood Roses, pièce pour huit danseuses sur les Suites pour clavecin de Purcell. Il fonde l’ensemble l’Abrupt en 2000 et crée -Häftling- (2000), pièce pour huit danseurs et trois musiciens, puis Sous surveillance (2002), solo commenté en direct par l’analyste du mouvement Nathalie Schulman, en interaction avec la musique de Laurent Perrier et les lumières de Valérie Sigward. Avec Downfall (2004), puis disperse (2005), sa signature se précise sous les traits d’une écriture processuelle, tramée de plusieurs partitions – pour la danse, la musique, la lumière et les costumes – qui convergent vers une unité conceptuelle et esthétique. Il crée as far as, puis le solo A Conspiracy (commande du Vif du Sujet d’Avignon) en 2008. Son récent triptyque Trois études de séparation (2007-2009), composé de Lointain – Luisance – Lointain, croisent tous ses axes de recherche en conjuguant une écriture extrêmement précise et rythmique à des états de corps différenciés. En 2009, l’Ircam lui passe commande pour With my limbs in the dark, solo créé sur une musique de Paul Cliff interprétée en direct par l’ensemble l’Instant donné. La même année, il reçoit le prix du Jeune Talent chorégraphique de la SACD.



"Pléiades"

Pléiades reposera sur un principe d’imbrication de trois partitions distinctes : la partition chorégraphique, la musique de Iannis Xénakis jouée en direct et les lumières de Valérie Sigward. Chacun de ces composants poursuivra, dans des structurations voire des pulsations différentes, un objectif convergent d’investissement d’un espace commun, à travers le tissage d’une pièce hypnotique et énergique. L'idée est de trouver des variations au sein d’un même espace sans quitter cet espace. Une recherche de cohérence formelle entre la musique et le mouvement des danseurs, entre les corps et le spectre sonore dans un contexte volontairement instable et organique. Un univers en expansion se sculptera par effondrement et altération. L’œuvre musicale se présente en quatre sections – Claviers, Métaux, Peaux et Mélanges – dont l’ordre est à l’origine indéterminé. Ces sections font référence aux types de percussions qu’elles utilisent. Une cinquième section chorégraphiée entièrement en silence viendra s’intercaler en contrepoint de la première section. Nous commencerons avec Mélanges qui contient en elle toutes les autres. Dans Claviers, on trouve des instruments aux plaques sonores accordées (vibraphones, marimba, xylophone et xylorimba). Métaux est joué sur un nouvel instrument dont la hauteur des sons est arbitraire et non tempérée, le six-xen, inventé par Xenakis et construit spécialement pour l’œuvre. Peaux présente plusieurs instruments à peaux accordées (grosse caisse, bongos, tumba, toms-toms, timbales), alors que Mélanges rassemble toutes les sources sonores de l’œuvre. L’univers de Pléiades est régi par son organisation rythmique. L'unique source de cette polyrythmie est l'idée de périodicité, répétition, duplication, récurrence, copie fidèle, pseudofidèle, sans fidélité. Depuis les petites accélérations continues, jusqu’aux transformations rapides, voire même jusqu’aux ruptures brutales de ses transformations, les différentes défigurations se superposent et donnent l’impression de nuages et de galaxies sonores tout en entraînant l’auditeur dans un tourbillon, un univers distordu.



DAVID WAMPACH - ACHLES
Du 07 Mars 2011 au 11 Mars 2011

David Wampach a suivi les formations dispensées par la Cie Coline à Istres (99), par le CCN de Montpellier (00) et à P.A.R.T.S./Bruxelles (01). Il a travaillé avec Anne Lopez, Thierry Baë, Christian Bourigault, Mitia Fedotenko, Mathilde Monnier, Julie Brochen, Odile Duboc, João Fiadeiro, Alain Michard, Catherine Contour, Christian Rizzo. Il a construit sa démarche personnelle qu'il a inscrit dans l'Association Achles avec :
- lambda if I include myself, kappa the piece itself (2001), pièce pour 10 interprètes, créée à Bruxelles,
- D ES R A (2003),
- circon c is (2004), solo lauréat du concours « Solo Mio » et de la Biennale des jeunes créateurs d'Europe et de Méditerranée (Naples),
- le trio BASCULE (2005),
- QUATORZE (2007), quatuor créé pour le festival Montpellier Danse,
- AUTO (2008), pour les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis,
- BATTERIE (2008), performance pour un danseur et un batteur,
- BATTEMENT (2009), trio créé dans le cadre du SKITe/Sweet & Tender Collaborations à Porto.
- ECRAN (2010) créé avec l’auteur Jérôme Game pour le festival ActOral
- CASSETTE (2010), pièce pour 8 interprètes , créée à la Scène Nationale d’Alès.
David Wampach présentera SACRE pour le festival Montpellier Danse en juin 2011, avant de partir au Japon, à Kyôto, en tant que lauréat de la Villa Kujoyama.

Le projet: SACRE
"Pour ma précédente pièce, je prenais appui sur le ballet Casse-Noisette, dans lequel je m’intéressais à la fête de Noël pour son origine païenne, célébration du solstice d’hiver, fête des lumières, qui est devenue une fête religieuse, célébrant la naissance de Jésus. Aujourd’hui, je veux poursuivre cette démarche de ré-interrogation d’œuvres du répertoire, en portant mon attention sur Le Sacre du Printemps.
Si je choisis de m’intéresser au Sacre du Printemps, c’est pour tout ce qu’il évoque: le rituel, la cérémonie, l’état d’extase, d’enivrement, d’ivresse. Ma porte d’entrée pour explorer Le Sacre du Printemps ne sera pas la musique de Stravinski ou la danse de Nijinski, mais le travail sur les costumes de Roerich, qui s’est inspiré des costumes folkloriques traditionnels, d’après des exemplaires qu’une princesse russe conservait dans ses archives. Nicolas Roerich est, d’ailleurs, à l’origine du Pacte Roerich, qui défendait la protection des institutions artistiques, scientifiques et des monuments historiques." David Wampach, chorégraphe





MAGALI CAILLET-GAJAN
Du 28 Février 2011 au 13 Juin 2011

Depuis une vingtaine d’années, Magali Caillet-Gajan est danseuse interprète pour différentes compagnies de danse contemporaines françaises. Elle a notamment travaillé avec Angelin Preljocaj, Philippe Decouflé, Olivia Granville, Christophe Haleb, Odile Duboc, Mathilde Monnier... En septembre 2010, elle participe à la création de « Levée des conflits » de Boris Charmatz au Musée de la Danse à Rennes. Entre 2004 et 2009 elle rencontre Oguri à Los Angeles où elle vit, suit ses cours de Bodyweather et commence à enseigner en France cette technique depuis son retour. Depuis une dizaine d’années Magali Caillet-Gajan peint. La danse, le mouvement, la couleur et la lumière sont ses inspirations premières.

Projet collectif avec Clémence Gaillard et Manon Andersen:
Y a enfance Y a en France
Y a mémoire
Y a questions sans réponses
Y a réponses sans questions
Y a questions cons
Y a tirelire de souvenirs
Y a passion

Y a création
Y a point d'interrogation

Y a abysse
Y a abîme
Y a vie intérieur
Y des chutes
Y a absence
Y a mollet
Y a poteaux

Y a des mères et des pères

Y a démence

Y a des oui

Y a des non

Y a des oui mais non

Y a micro

Y a Yamamoto



CHRISTINA TOWLE
Du 28 Février 2011 au 06 Mai 2011

Née à New York, Christina Towle se forme au classique à l’école du Joffrey Ballet School, puis à l’école de Merce Cunningham. En 2000, après des études de littérature anglaise et de danse au Barnard College, Université de Columbia, elle décide de poursuivre son apprentissage de la danse contemporaine en France.
Elle rencontre ainsi Jean-Claude Gallotta pour lequel elle collabore d’abord en tant qu’interprète. À partir de 2005, elle travaille principalement en tant que répétitrice et enseignante pour le CCN de Grenoble et mène des actions culturelles dans toute la France autour de l’œuvre de Gallotta. Elle donne également des stages de danse contemporaine à la Ménagerie de Verre et à Micadanses, en France, et à Dance New Amsterdam à New York.
En 2004, elle change radicalement sa pratique corporelle en quittant les cours techniques de danse contemporaine pour apprendre le yoga. D’abord attirée par le travail des asanas et par l’acrobatie, Christina va découvrir dans cette pratique une virtuosité physique tout autre que celle qu’elle attendait. Une physicalité qui se construit au fil des sensations intérieures : le placement du regard, le contact des appuis dans le sol, l’engagement subtil de la musculature profonde, et la sensation douce et infime du souffle qui s’écoule dans le corps. Cette pratique imprègne son travail en danse. Depuis 2007, le yoga et devenu une source d’inspiration chorégraphique : il nourrit son travail d’interprète et informe son approche pédagogique de la danse.

Le projet:
AIRTIGHT
Chorégraphie pour Souffle et Ballon


Explorant les parallèles entre le corps et le ballon, la chorégraphie développe une façon de se mouvoir élastique et rend lisible l’action de la respiration dans le corps : se remplir, s’alléger, se vider ou éclater. La peau de la danseuse devient extensible comme la membrane de caoutchouc ; l’air remplit chaque pliure de ses articulations.
L’espace est empli de ballons blancs, leurs têtes chauves prenant la lumière comme des bulles de savon. La danse débute par un étrange rituel de gonflage auquel se livre la danseuse, accouchant ainsi d’un autre ballon prêt à occuper la scène. Elle respire dans le ballon et « se laisse respirer » par lui, dans un échange continu qui amplifie son action respiratoire. Le corps devient une enveloppe élastique prête à se vider, à la manière des ballons qui couvrent la scène et dans lesquels la danseuse évolue. Chaque mouvement dans l’espace résonne ainsi dans les ballons au sol, semblables à des globules blancs se dispersant dans le sang.



CEREUS PLASTIC - JOHANN MAHEUT
Du 21 Février 2011 au 25 Février 2011

Artiste plasticien, Johann Maheut entre au CNDC afin d'y suivre la formation Essais sous la direction d'Emmanuelle Huynh en 2007. Il y crée ses premières pièces entre chorégraphie et performance "Studio Noir" et "You can't be dead because I love you !" puis coopère à divers titres (scénographe, vidéaste, collaborateur artistique) avec David Wampach, Xavier Marchand, Anne Collod, Carole Rieussec, Annabel Vergne et Clara Cornil.



LE PROJET:

Il travaille actuellement à la mise en scène de la pièce Les Invités écrite par Thierry Illouz, un seul en scène avec le comédien Yves Heck sur la question du comédien, les contours de l'acte de jouer et les relations de pouvoir dans les rapports spectaculaires. Dans cette pièce très écrite, il cherche à travailler la polyphonie et l'uchronie grâce à différentes adresses (au public, à l'Autre, à soi) dans un soucis de rapport à l'espace à la fois intime et éclaté. Les Invités est une production Cereus Plastic, association créee en 2009, qui propose une démarche transdisciplinaire couvrant le champ des arts de la scène, des arts plastiques et des arts audiovisuels expérimentaux.



Avec le soutien du Théâtre Gérard Philippe, Centre Dramatique National de Saint-Denis

Avec l'aide d'Arcadi dans le cadre des Plateaux Solidaires



JEAN-BAPTISTE VEYRET-LOGERIAS
Du 21 Février 2011 au 24 Février 2011

http://jbveyretlogerias.free.fr

Jean-Baptiste pratique le chant depuis l'âge de 10 ans, ainsi que la direction de chœur depuis plusieurs années. En 2003 il fait partie de l'ensemble vocal dirigé par Pierre Calmelet qui remporte la médaille d'argent au concours national du Florilège Vocal de Tours (FR). Il commence la danse parallèlement à ses études de sciences du langage en 2000. En 2005 il fait partie de la première promotion du programme 'Essais' au CNDC / Emmanuelle Huynh à Angers où il est invité à définir ses propres axes de recherche comme auteur. Dans ce cadre il est interprète dans plusieurs projets, parmi lesquels My Country Music de Deborah Hay, dont il a réalisé une adaptation solo : acclimatation. Il développe également sa propre recherche et réalise chambre son, pièce chorégraphique et vocale pour chœur a capella. Pendant sa formation il intervient par ailleurs comme intervenant en chant dans la formation d'artiste chorégraphique. Il continue aujourd'hui à intervenir au CNDC pour le Bal moderne. Depuis sa sortie du CNDC en 2006 il développe son propre travail. Il a réalisé une performance sur le souffle avec des aspirateurs-souffleurs, inspiratoire/aspiratoire, et a poursuivi sa recherche autour de chœurs en mouvement avec un chœur de danseurs-souffleurs, breathing choir, à Porto, et un chœur d'enfants chanteurs-danseurs, Singing with Nicaoax, à Oaxaca (MEX) dans le cadre du forum international "Prisma". Il a également pris part à de nombreux projets collectifs, dont Tout Court sur invitation de Tommy Noonan au Stadttheater de Freiburg (DE), et Five People, sur invitation de Dirk Pauwels à Campo à Gand (BE), avec María Jerez Quintana, Min Kyoung Lee, Phil Hayes et Hanneke De Jong. Il a par ailleurs été interprète. Il a été invité à intervenir dans Daddy, I've seen this piece… de Robyn Orlin et Digging up du collectif Superamas, et a travaillé avec des artistes tels que Laure Bonicel (FR), Roser Montlló Guberna et Brigitte Seth (ES / FR), Daniel Larrieu (FR), António Pedro Lopes (PT), Tim Darbyshire (AU), Gui Garrido (PT)... Il a par ailleurs assisté Daniel Larrieu pour La danse, j'aimerais bien mais…, une conférence sur le paysage chorégraphique. Il a également collaboré avec les réalisateurs de cinéma Alain Escalle et Jonathan Desoindre (FR) ainsi que les artistes visuels Lizzie Scott (NY, USA) et Frédéric Moser et Philippe Schwinger (CH). Depuis 2007 il est un des acteurs actifs du réseau Sweet & Tender collaborations. En 2010 il obtient la bourse danceWEB pour participer au festival ImPulsTanz à Vienne (AT).



LE PROJET:

Cette performance s'inscrit dans l'exposition Ce dont on sera dans l'avenir capable de Frédéric Moser & Philippe Schwinger à Bétonsalon. Sur invitation des deux artistes, et après participation à un film projeté dans le cadre de l'exposition, je vais développer une performance-restitution à partir d'une journée de présence au "fil continu" du collège Gustave Courbet où Moser et Schwinger filment depuis près de 3 semaines. Cette structure se propose d'accueillir les élèves du collège expulsés pour une durée plus ou moins longue, et de les inciter à réfléchir au pourquoi de leur présence ici, avec plus ou moins de souplesse suivant les animateurs qui interviennent. Ce bâtiment est dans l'école, mais a un rythme complètement indépendant ; les élèves expulsés n'ont pas de relations avec les autres élèves. Je vais essayer de rendre compte de la fonction de cet endroit à la fois espace de liberté et espace de contraintes pour les jeunes concernés, qui font malgré tout toujours le choix d'y venir, rien ne les y oblige.



OLIVIER DUBOIS
Du 14 Février 2011 au 25 Février 2011

Chorégraphe et interprète, Olivier Dubois est né en 1972. Il crée son premier solo en 1999, Under cover. En 2005, il réalise avec Christine Corday le duo Féroces. L’année suivante, il propose Pour tout l’or du monde, au Festival d’Avignon dans le cadre du Sujet à Vif et en juin 2007, il a reçu le prix spécial du jury décerné par le Syndicat professionnel de la critique (théâtre, musique et danse) pour son parcours d’interprète et la création Pour tout l’or du monde. En juillet 2008, il crée Faune(s) au Festival d'Avignon et est lauréat la même année du 1er prix Jardin d'Europe à Vienne.. En 2009, il signe la chorégraphie de La Périchole d'Offenbach à l'Opéra de Lille dans une mise en scène de Bérangère Jannelle. Il présente enfin en octobre 2009 une exposition, L'interprète dévisagé, autour des parcours d'interprètes, qui sera présente aux CND de Pantin et Lyon. En novembre 2009, Révolution à partir de la partitition du Boléro de Ravel est créé pour 14 danseuses dans le cadre des Inaccoutumés à la Ménagerie de Verre à Paris. En avril 2010, Призрак (Spectre), une création pour les Ballets de Monte-Carlo à partir du Spectre de la rose, est présentée suite à un travail avec les Ballets de Monte Carlo.L'homme de l'Atlantique, nouvelle création autour de Frank Sinatra, a vu le jour à la Biennale de Lyon en septembre 2010. Olivier Dubois est depuis 2009 artiste en résidence territoriale au Prisme d'Elancourt.





DAVID WAMPACH
Du 07 Février 2011 au 11 Mars 2011

www.davidwampach.eu

biographie par Rosita Boisseau :

David Wampach



Intempestif, insaisissable, au point de filer un fou rire nerveux à la sortie de son spectacle AUTO interprété avec le musicien Aurélien Richard, David Wampach est décidemment curieux. Travesti en grande blonde bien déhanchée à tête de perruque face à un pianiste à tête de mousse à raser (toujours dans AUTO), il offre un remake hystéro-dingo du film d’horreur Carrie de Brian de Palma. Aucune ceinture de sécurité pour encaisser cette farce violente dont la conduite affolante tient paradoxalement fort bien la route. Jusqu’où David Wampach est-il prêt à s’emballer pour se sentir libre . L’ex-étudiant en médecine et en théâtre a multiplié les formations depuis 1996, passant de la compagnie Coline à Istres (1999) à la formation EX.E.R.CE (pour expérience, recherche, exercice) de Mathilde Monnier au Centre chorégraphique de Montpellier, puis à l’école P.A.R.T.S. d’Anne-teresa de Keersmaeker (2001) à Bruxelles. Après avoir collaboré comme interprète de Christian Bourigault, Odile Duboc et Christian Rizzo, il est repéré avec le décervelant trio BASCULE (2005). Cette partition de brefs mouvements répétitifs est interprétée en maillots colorés peints à même la peau des danseurs. Deux ans après, QUATORZE, pour cinq danseurs en résille couleur chair, affirme le talent malicieux d’un homme attaché à la structure. Une série de réactions en chaîne dont on ne voit pas l’origine (« porte qui claque, crise cardiaque, chute inscrite dans un rêve… ») font circuler un vent insolite dans cette pièce qui rit à gorge déployée et orgasme idem entre des envolées de rideaux noirs. Enfant, David Wampach adorait la danse mais en refoula le désir. Quelques années plus tard – il a 21 ans - , c’est l’électrochoc : il voit le spectacle Liqueurs de chair du chorégraphe Angelin Preljocaj qui le « prend dans le corps ». Il sait ce qu’il doit faire.

Rosita Boisseau



LENIO KAKLEA
Du 07 Février 2011 au 11 Février 2011



Lénio Kaklea,



Née à Athènes en 1985, vit à Paris.

Elle a étudié la danse classique et contemporaine à l’Ecole Nationale d’Athènes et les

sciences politiques à l’Université de droit.

En 2005 elle bénéficie de la bourse de la fondation «Pratsika» pour continuer ses études

au C.N.D.C d’Angers sous la direction artistique d’Emmanuelle Huynh.

Pendant sa formation elle étudie et collabore notamment avec Vera Mantero,

Shelley Senter et Ko Murobushi.

Elle poursuit des stages d’improvisation et de composition auprès de :

Eszter Salamon, Christine De Smedt, D.D. Dorvillier, Lin Snelling, Julyen Hamilton,

David Zabrano, Loic Touzé, Joris Lacoste, Douglas Dunn et Robyn Orlin.

En 2008, elle reçoît la bourse danceWEB pour le festival «Impulstanz» à Vienne.





Depuis 2007, elle participe en tant qu’interprète aux productions suivantes:



« Danses libres », récital des danses libres de François Malkofsky, projet initié par

François Chaignaud et Cecilia Bengolea,

« Cribles », d’ Emmanuelle Huynh,

« Sylphides », de François Chaignaud et Cecilia Bengolea

« Bad seeds », de Laure Bonicel ,

« Express2temps », de Hella Fattoumi et Eric Lamoureux (reprise de rôle),

« La levée des conflits », la nouvelle création de Boris Charmatz.





En tant qu’artiste chorégraphe elle a initié et dirigé “Matter-of-act”, un projet pour

8 spectateurs organisé initialement dans le cadre du festival d’Athènes.



« Matter-of-act » est un projet qui a mis en place une « documentation live » des

spectacles du festival par ses spectateurs.

Le dispositif était simple : 8 spectateurs ont assisté ensembles aux spectacles

proposés dans l’édition 2009 du festival et ont créé une pièce de 20mn à partir de

ceux qu’ils ont vus, (Production : Athens and Epidaurus festival, 2009 - direction

artistique Giorgos Loukos).

Une deuxième version du « matter-of-act » a été crée et présentée dans le cadre du

«Summer Intensive » à Ghent , un projet produit par Les ballets C de la B, initiée

par Christine de Smedt et co organisée par Myriam Van Imschoot.



En Juin 2010, elle a organisé «fluctuât nec mergitur», un embouteillage performatif,

avec 300 participants dans le cadre du concours « danse élargie » organisé par le

Musée de la Danse et le Théâtre de la Ville. Ils n’ont reçu aucun prix.







LENIO KAKLEA
Du 07 Février 2011 au 11 Février 2011

« Je formule une hypothèse, simple mais peut-être fausse : la relation d'une action à sa durée la rend vivante. Je cherche donc un système chronographique plutôt que chorégraphique, qui confronterait les actions à leur durée. Un agencement composite de métaphores, de fictions partielles ou complètes, d'actions et de

réactions, d'appareils aussi. J’imagine une pièce structurée à partir de sa durée, un ensemble de temps mesurés ou aperçus. Une dramaturgie qui nous permettrait d'examiner un paradoxe: celui d'une danse de nature morte. »

Lenio Kaklea



Née à Athènes en 1985, vit à Paris. Elle a étudié la danse classique et contemporaine à l’Ecole Nationale d’Athènes et les sciences politiques à l’Université de droit. En 2005 elle bénéficie de la bourse de la fondation «Pratsika» pour continuer ses études au C.N.D.C d’Angers sous la direction artistique d’Emmanuelle Huynh. Pendant sa formation elle étudie et collabore notamment avec Vera Mantero, Shelley Senter et Ko Murobushi. Elle poursuit des stages d’improvisation et de composition auprès de : Eszter Salamon, Christine De Smedt, D.D. Dorvillier, Lin Snelling, Julyen Hamilton, David Zabrano, Loic Touzé, Joris Lacoste, Douglas Dunn et Robyn Orlin. En 2008, elle reçoît la bourse danceWEB pour le festival «Impulstanz» à Vienne.





LA RICOTTA - BÉRANGÈRE JANNELLE
Du 07 Février 2011 au 08 Février 2011

Bérangère Jannelle est née à Paris en 1977. Elle rencontre Gilberte Tsaï, Michel Deutsch, Valère Novarina qui interviennent dans les ateliers du lycée. Plus tard, elle entre en hypokhâgne et en khâgne. Elle fait ses humanités. A partir de 1998, elle entre sur les plateaux de théâtre comme dans les ateliers des peintres et apprend dans les salles. Elle devient assistante à la mise en scène de metteurs en scène internationaux comme Stéphane Braunschweig, Carlo Cecchi, Eric Vigner, Arthur Nauzyciel et Klaus Michael Grüber avec lesquels se nouent des liens artistiques déterminants pour elle. A partir de ces aventures artistiques, elle commence à réunir une équipe d’acteurs et de collaborateurs. Parmi eux, Stéphane Pauvret (scénographe), Christian Dubet (éclairagiste), Jean-Damien Ratel (créateur son), puis plus tard Laurence Chalou (costumes) et Olivier Dubois (chorégraphe).



LE PROJET :"66 Gallery 6 Reading"



Il s'agit d'une petite forme performative sur la lecture publique qu’Allen Ginsberg fit de Howl dans la 66 Gallery de San Francisco. Etaient réunis pour cet évènement, Kerouac, Cassady et toute la bande qui forma la Beat Generation. C'était "the event" qui marqua la naissance de ce puissant mouvement contreculturel, activiste, poétique, jazzé, rock. Auquel s'associent Jackson Pollok en peinture et le living theater. Jusqu'à Patti Smith...

Le projet donné sous forme de "jamming session" de deux fois 40 minutes se joue dans des lieux atypiques: salle d'exposition, bar, hall etc. Il est porté par un acteur-preformeur américain, un DJ créateur d'une bande sonore originale (Jean-Damien Ratel) et dans une installation très plastique de Stéphane Pauvret. Il s'agit donc d'une forme assez électrique et inédite.



ALAIN BUFFARD
Du 31 Janvier 2011 au 00 00 0000

www.alainbuffard.eu

Texte d’intention



Des courses affolées, des tempi frappés et scandés; des costumes uniformisés, des casques surdimensionés. Clins d’oeil à la danse et à la guerre: des marches militaires, des conditionnements absurdes, des rengaines à l’accordéon, des ritournelles obsédantes et même des pas de danse: tel pourrait être le viatique de Tout va bien. Faire ses classes ou prendre une classe.



Aux machines de guerres, on répondrait par des pieds de nez. Des pieds de micros transformés en fusils saugrenus; quant aux machines de théâtre, elles offriront leurs canons à fumée. Les recrues ne dédaignent pas la réplique grotesque, dans la veine expressioniste? À l’injonction arbitraire, elles répondent par une stratégie de genre interchangeable. Face à la sommation éructée, elles déploient leurs particularités linguistiques. La discipline intérieure contre les contrôles aveugles.



Après Dispositifs en 3,1 en 2001 et S.E.S.A en 2009 – commande du CNDC d’Angers pour les étudiants de la Formation d’Artistes Chorégraphiques- je reprends les motifs de l’aliénation et de l’assujettissement inclus dans les structures normatives de l’éducation, afin de voir comment le sujet s’en émancipe, et envisage des tactiques, de petits arrangements pour gripper les machines.



Pour finir, la musique et les chants auront raison des puissances autoritaires. Jubilation des petites guérillas ludiques.



Alain Buffard, septembre 2009





Alain Buffard est né en 1960 à Morez. Il commence la danse en 1978 avec Alwin Nikolais au Centre national de la danse contemporaine d’Angers et devient interprète pour Brigitte Farges, Daniel Larrieu, Régine Chopinot et de nombreux autres. En parallèle, il est assistant à la galerie Anne de Villepoix et correspondant pour deux quotidiens norvégiens pour lesquels il couvre l’actualité des arts visuels en France.

En 1996, il fait deux rencontres déterminantes, Yvonne Rainer lors de la réactualisation de sa pièce Continuous project altered daily par le Quatuor Albrecht Knust, et Anna Halprin avec qui il travaille en tant que lauréat de la « Villa Médicis hors les murs ».

Il présente : Riposte et Pôle à pôle avec Marie-Christine Georghiu accompagnés par les Rita Mitsouko (1982/84) ; Les Maîtres Chanteurs de Wagner mise en scène Claude Régy (1989) ; une séquence du long métrage Disparus de Gilles Bourdos (1998) ; Good boy (1998) ; lNtime / EXtime - MORE et encore (1999) ; Dispositifs 3.1 (2001) ; Good for… (2001) ; Dé-marche (2002) ; Wall dancin’ – wall fuckin’ (2003) ; Mauvais genre (2003) ; Les inconsolés (2005) ; (Not) a Love Song (2007) ; Self&others (2008) ; l’installation vidéo EAT avec Sébastien Meunier (2008) ; S.E.S.A. (2009).

Il réalise deux films Des faits et des gestes défaits (2001) et My lunch with Anna (2005).

Il a été co-commissaire avec Larys Frogier de l'exposition Campy, vampy, tacky au centre d'art contemporain La Criée à Rennes en mars-avril 2002.

Il propose régulièrement des ateliers dans des écoles d'art et a été artiste/professeur invité au Fresnoy, studio national des arts contemporains, pour la saison 2004/2005.

Il a présenté également une exposition Umstellung- Umwandlung (2005) au Tanzquartier à Vienne, commande du Siemens Arts Program.

Il prépare actuellement sa prochaine pièce Tout va Bien qui sera créée au festival Montpellier danse en juin 2010.



Générique





Tout va bien



Chorégraphie et mise en scène Alain Buffard



Assistante Fanny de Chaillé



Fabrication et interprétation Lorenzo de Angelis, Raphaëlle Delaunay, Armelle Dousset, Jean-Claude Nelson, Olivier Normand, Tamar Shelef, Betty Tchomanga, Lise Vermot.



Lumière Yves Godin



Costumes Misa Ishibashi



Régie générale Christophe Poux







Production : PI:ES

Coproduction : Théâtre de Nîmes, Festival Montpellier danse 2010, Festival d’Automne à Paris, Centre Georges Pompidou, Ménagerie de Verre - Paris, Centre chorégraphique national de Caen/Basse Normandie.

Ce spectacle a été accueilli en résidence de création au Théâtre de Nîmes.



Avec le soutien du Centre national de danse contemporaine d’Angers et du Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse/Midi-Pyrénées.



Alain Buffard est artiste-associé au Théâtre de Nîmes pour les saisons 2010/2011 et 2011/2012



PI:ES reçoit le soutien de la DRAC Ile-de-France, Ministère de la Culture au titre de l’aide à la compagnie conventionnée et de Culturesfrance pour ses projets à l'étranger





www.alainbuffard.eu





FRÉDÉRIC DESLIAS
Du 31 Janvier 2011 au 16 Février 2011

http://www.leclairobscur.net

@ est une expérience immersive dans le flux Internet,

@ tente de problématiser nos propres rapports d'addiction au WEB :

- quelle mutation de société ce média engendre t-il depuis 15 ans ?

-quelle mutation dans nos propres corps, dans nos propres réseaux synaptiques? etc.

@ se fixe comme un spectacle qui pourra déborder vers de nombreuses installations interactives, performances et lives audio-visuels.



Ce projet a comme genèse la lecture d’un article de Nicolas Carr, « Est-ce que Google nous rend idiot ? » (http://www.theatlantic.com/doc/200807/google).

Cet article m’a fait prendre conscience de mon rapport à la machine qui n’était plus pour moi qu’une excroissance de mon corps.



@ veut expérimenter de nouvelles perspectives aux arts vivants à l’heure de l’éclatement des disciplines artistiques.

@ se décomposera en 4 parties distinctes comme 4 tentatives d'investigation du réseau.



-La partie I de @ est une collaboration avec le cinéaste Jean Gabriel Périot qui travaille sur les images d’archives qu’il accumule et monte sur un rythme frénétique, reconstruisant ainsi une narration. Par ce procédé, nous souhaitons élaborer une fresque des origines de l’informatique et d’Internet jusqu'à aujourd'hui et du rapport sociétal qu’il engendre.

-La partie II s’attachera à échantillonner et remixer des flux du présent (YouTube par exemple) comme une "lucarne sur le monde", cela grâce au concept WJ-S ©.

-Dans la partie III, nous ferons intervenir un corps réel au centre du réseau, par un procédé de tracking / captation par caméra infrarouge de la position du corps dans l’espace. Il s’agit de mettre en situation le corps et la machine pour les confronter.

-En parallèle au travail plateau, la partie IV est un projet participatif relayé sur le net constituant la matière finale,

Basé sur SALOPES de Dennis Cooper et comme dans un jeu de rôle, chacun pourra s’approprier un personnages de l’œuvre (spécialement écrite sous forme de tchats, de forums, etc.) de chez lui à l’aide de sa propre webcam.



Mais ici il ne s’agit pas de Second Life mais de sexe hard, de SM et de Snuff-Movies ! Jusqu’où les fantasmes d’une communauté et la virtualité des avatars pourront-ils dériver ?

Le résultat sera mixé en direct sous forme de live Audiovisuel + performance danse par le collectif et/ou éclaté vers différentes installations interactives selon les lieux, prévoyant ainsi un amont et un aval au spectacle. La performance sera présentée dans un environnement immersif et cinétique (installation panoramique à 4 écrans).







BEN EVANS
Du 31 Janvier 2011 au 25 Mars 2011

www.somebenevans.com

Ben Evans est artiste et performeur américain, né en 1982. Il obtient un diplôme à l’Université de Yale en 2005 et s'installer à Paris en 2007 pour faire une formation au Laboratoire d’Étude du Mouvement de l’Ecole Jacques Lecoq. En 2010 il reçoit son diplôme en Arts du spectacle à l'Université de Paris 8. « Glorious Hole » est le troisième volet d’une trilogie dont les premiers volets sont les deux solos : « futureLOVER » (création à Paris) qui tourne aux États Unis en 2010 et « je t’aimerai toujours » (création à Paris) qui est présenté dans son appartement une fois par mois pendant huit mois en 2007/08. Il fonde la compagnie américaine Madhause avec Takahiro Yamamoto en 2006 après leur rencontre au stage de la compagnie SITI où il travaille avec Anne Bogart et d’autres membres de cette compagnie (Viewpoints/Suzuki). Il interprète « Mass Particle No. 1 » avec la compagnie de danse Moving Theater à New York à la suite d’une résidence au Watermill Center de Robert Wilson ; et joue aussi dans « Underground » avec dreamthinkspeak à Londres, au programme de la saison « Young Genius » du Barbican/Young Vic. Il travaille avec Goat Island (Chicago), Mary Overlie et Terry O’Reilly (The Six Viewpoints), third mind (Londres), et enfin Ettumanoor P. Kannan avec lequel il étudie le kathakali, une forme antique de la danse-théâtre, au Kerala, en Inde. Il participe dans le « Solo Performance Commissionning Project » avec Deborah Hay en septembre 2009 et son solo-adaptation At Once tourne actuellement. Il participe dans le festival Impulstanz à Vienne où il représente les États-Unis et la France dans le cadre de danceWEB (2010). Il est actuellement doctorant en philosophie à l'Université de Paris 8.



LE PROJET: Glorious Hole



« Puis-je disparaître ? » Dans ce solo, j’aborde les questions de l’absence et de la présence. Comment puis-je rester sur scène, devant un public, mais absent ? Comment puis-je alterner mon état de présence dans un corps en train de mourir et disparaître ? Une vidéo transmise par des téléviseurs donne à voir « un surfeur stéréotypé flamboyant », une vidéo où les choses sont improvisées, et puis sur le plateau un autre personnage, un corps bien vivant qui lutte à la fois contre sa propre présence et en opposition avec le regard du public. Entre temps, le personnage dans la vidéo parle de l’acte de création, du processus créatif vide et difficile, des inspirations diverses, de traductions imprécises, de chansons dépassées, de la ville de Los Angeles, du passage du temps… en effet, le corps vivant essaye de se trouver, de se trouver lui-même jusqu’au moment où les deux personnages se voient dans le même espace, et le même temps – l’un enregistré dans un moniteur, l’autre sur le plateau perdu dans le temps qui est en train de s'écouler. Le temps passe, le temps se passe. Le corps sur le plateau continue de disparaître, il s'efface malgré sa volonté, son insistance de marquer chaque moment de vie... et le surfeur continue de parler.



ANATOLI VLASSOV
Du 31 Janvier 2011 au 11 Février 2011

www.youtube.com/user/IDCore

L’envers du dehors,

Solo chorégraphique pour un corps étendu



Anatoli Vlassov, chorégraphe et danseur

Julie Salgues, assistante à la chorégraphie

Mathieu Bouvier, scénographe

Fernando Garnero, compositeur

Bernard Filoche, médecin



QUELLES SONT LES LIMITES DU CORPS ?

Le corps s’arrête-t-il aux contours de la peau ? Où sommes-nous lorsque nous parlons de ce qui distingue l’intérieur et l’extérieur de nos corps, la profondeur et la surface, l’intime et le public? Ces notions dualistes n’instruisent-elles pas des réflexes de clivage dans nos façons de penser, d’éprouver et de représenter le corps ?

PROJET

L’envers du dehors, solo chorégraphique pour un corps étendu est une exploration des confins du corps dansant, depuis l’intériorité organique jusqu’à l’extériorité de l’espace. Cette extension du corps est rendue sensible par un dispositif vidéo tantôt endoscopique, tantôt exoscopique.

ENDO J’avale une caméra endoscopique sans fil qui transmet en temps réel les images de sa descente intestinale.

Un regard dans la danse.



EXO Je filme aussi l’espace depuis le point de vue dynamique de mes

mouvements, au moyen de caméras embarquées au bout des bras. Ces images sont rediffusées en différé sur l’espace même de leur captation.

Un regard depuis la danse.

Ces extrémités du dedans et du dehors ne sont pas des espaces séparés, mais des milieux croisés : le champ étendu de la corporéité, entre lointain intérieur et extérieur proche. Comment dès lors faire circuler le mouvement dans ce chiasme d’endroit et d’envers ? Comment faire danser le proche et le lointain, le visible et l’invisible, le corps physique et le corps virtuel ?

L’envers du dehors, ou comment la danse peut étendre les domaines du corps.

Le corps étendu est une composition de différentes figures chorégraphiques, visuelles, plastiques et sonores. Il ne s’agit pas de les mêler toutes en même temps, mais d’articuler des rapports singuliers entre elles. Il est question d’expérimenter des coprésences de la danse et de l’image, des moments de danse sans image et d’image sans danse, des rapports de collusion et de contraste, des écarts et des anamorphoses. Entre les images vivantes et picturales de l’intériorité et de l’extériorité, il s’agit de creuser des manques, des hiatus, des intervalles ouverts à l’imaginaire du spectateur, afin qu’il implique également sa propre corporéité dans l’expérience.

Ainsi, devant une danse qui explore ses propres confins, le spectateur pourra composer entre elles les facettes d’un regard étendu dans la danse, depuis la danse et sur la danse.

PROBLEMATIQUES

Même si ce dispositif offre de nouveaux outils pour explorer le mouvement, il ne s’agit pas de soumettre toute l’exploration du mouvement à cette technologie. Je voudrais donc aussi m’appuyer sur les imaginaires véhiculés par les organes. Ils inquiètent le regard parce qu’ils peuvent être associer à la maladie, mais, peut être, aussi parce qu’ils nous approchent d’une invisibilité irréductible, oublié au fond de notre nuit intérieure. Quel corps étranger se cache en nous ? Quels imaginaires convoquer autour des notions de rejet et de laideur ? Quelle danse génère cet imaginaire enfoui ?

D’autre part, aujourd’hui, l’utilisation des projections vidéo dans les spectacles de danse me semble souvent problématique. Le danseur est facilement « écrasé » par les images vidéo. Même si l’utilisation de l’image vidéo est de plus en plus abondante sur les scènes de danse, je pense qu’il y a encore beaucoup à découvrir de cette relation en devenir. Qu’est-ce qu’une danse qui « résiste » à l’image ? Comment l’image crée un espace pour la danse ? L’écran peut-il se transformer en corps-personnage ? La projection vidéo peut-elle devenir un organe étendu du danseur ?





Anatoli Vlassov

Né en 1973 à Moscou, Anatoli Vlassov a une double culture franco-russe et un parcours composite. Après des études de sociologie à Moscou et de gestion à Paris, il organise plusieurs évènements mêlant les sports de glisse à des lieux singuliers comme les volcans du Kamchatka ou la Place Rouge à Moscou. Il travaille partiellement pour la Communauté Européenne sur des projets du démantèlement des centrales et sous-marins nucléaires russes.

Parallèlement, il fait de la danse et compose sa formation auprès de Steve Paxton, Julyan Hamilton, Lisa Nelson, Mark Tompkins, Frans Poelstra, Vera Orlock, Myriam Gourfink, Rosalind Crisp, Déborah Hay et Laurent Pichaut. En tant qu’interprète, il travaille avec plusieurs chorégraphes comme Eve Girardo, Florence Augendre (ancienne danseuse de Wim Vandekeybus et de Meg Stuart), David Hernandez (ancien danseur de Meg Stuart), Lance Gries (ancien danseur de Trisha Brown), Christophe Haleb, puis un metteur en scène Judith Depaule ainsi que des cinéastes comme Inneke Van Waeyenberghe, Claude Mourieras, et Nicolas Boone.

À partir de septembre 2001 il se consacre entièrement à la pratique chorégraphique. Il crée alors sa compagnie IDCore au seine de laquelle il crée en collaboration avec Julie Salgues plusieurs formes de spectacle avec la participation d’éboueurs professionnels: Danseurs de Surfaces (Résidence Espace Périphérique à la Villette 2004), Les Invisibles (Paris Quartier d’Eté 2004), Chorégraphie pour Engins (Nuit Blanche à Paris 2004, Mois de l’Environnement à Châlons-sur-saône, 2006) et Chorégraphie pour Chasse-neige (Nuit Blanche à Montréal 2006). Tous ces projets ont été soutenus par la DMDTS du Ministère de la Culture et de la Communication, la Ville de Paris, l’OFQJ et Cultures France. Aujourd’hui IDCore a comme partenaire l’Association des maires de France.

Les questionnements sur l’hygiène corporelle le conduisent à créer, toujours en collaboration avec Julie Salgues, Purge et Jeux de couches (Maison Piégé, Gaîté Lyrique 2003).

Depuis 2003, Il collabore avec Julie Salgues et Philippe Chéhère pour des ateliers de danse avec des personnes touchées par la Chorée de Hungtinton à l’hôpital de la Salpêtrière.

Depuis 2006, Il donne des ateliers de danse à un groupe d’autistes (entre 25 et 30 ans) dans le centre Turbulences à Paris.

En 2008 il crée avec la pianiste Carole Stephanopoli un duo «Rayons sonores» sur les œuvres de Ligeti et Berio, qui remporte le Concours Inspirations.

En 2009/2010, il suit la formation TRANSFORME, Formation professionnelle chorégraphique au sein du Centre de recherche et de composition chorégraphiques (CRCC) de l’Abbaye de Royaumont, sous la direction de Myriam Gourfink.

En 2010, il particpe à la formation E.X.E.R.C.E du CCN de Montpellier sous la direction de Mathilde Monnier, avec le chorégraphe Loïc Touzé, l’écrivain Stéphane Bouquet et le réalisateur Patric Chiha.



RÉMY HÉRITIER - GBOD
Du 31 Janvier 2011 au 04 Février 2011

Rémy Héritier est né en France en 1977.

Il est danseur et chorégraphe. Depuis 2005, il a créé successivement Arnold versus Pablo (duo), Archives (sextet) domestiqué coyote (solo), Atteindre la fin du western (quintet), Dispositions (solo), Chevreuil (quintet), Facing the sculpture (quartet). Son travail à été présenté par le Centre Pompidou – Spectacles Vivants- Paris, Fondation Cartier pour l’Art Contemporain-Paris, Les Laboratoires d’Aubervilliers, La Villette – Paris, Montpellier Danse, ImpulsTanz festival- Vienne, TanzQuartierWien, Çati Dans- Istanbul, PACT-Essen, Festival Latitudes Contemporaines – Lille, Festival Mettre en Scène- Rennes, Fructôse-Dunkerque, BétonSalon - Paris, Kaaïtheater - Bruxelles…

Depuis 1999 il a été interprète auprès de Mathilde Monnier, Philipp Gehmacher, Jennifer Lacey, Loïc Touzé, Laurent Pichaud, Christophe Fiat, Sylvain Prunnenec, Matthieu Kavyrchine…

En 2008-09 il a été artiste associé aux Laboratoires d’Aubervilliers.

En février 2010 il créera Une étendue, au Phénix, Scène Nationale de Valenciennes.





UNE ETENDUE est un projet où s’entrelacent deux pièces presque autonomes. Pour autant, l’une est le témoin de l’autre et inversement si bien que l’une informe l’autre et inversement. Deux registres chorégraphiques sont à l’œuvre. L’un, assourdi par de la musique, accompagne la constitution d’un espace où l’on négocie et invente d’autres lieux que l’espace tangible de représentation. L’autre emprunte à la performance ce qu’elle offre de radicalité et d’acharnement pour atteindre un but.

UNE ETENDUE s’envisage dans des espaces de natures différentes (studio, galerie, théâtre…) et développe des processus pour en être constitutifs. C’est à dire faire le choix de la non distinction entre un sujet et un environnement mais au contraire d’inventer et de constituer des lieux : le projet est un lieu, l’objet (la pièce) en sera un, les séquences sont des lieux, les danses sont des lieux, les musiques en sont également. Des lieux tangibles ou potentiels dans lesquels on se déplace et où l’on prend position.

L’enjeu chorégraphique est bien la friction de ces deux écritures. Il a pour horizon d’engendrer une pièce qui se donne dans son volume. Autrement dit dans les liens qu’elle tisse d’une part avec les œuvres, les pensées, les perceptions ou les personnes qui ont activées son émergence et d’autre part le présent de la société dans laquelle elle va être présentée. Une société qui se méfie notamment des œuvres d’arts pour préférer les produits culturels. Quel futur cette friction est-elle susceptible d’inventer ? Mais aussi quelle nouvelle forme d’autonomie pour un spectateur ?



ALAIN BUFFARD
Du 31 Janvier 2011 au 13 Avril 2011

http://www.alainbuffard.eu

Crédits Marc Domage

Alain Buffard est né en 1960 à Morez. Il commence la danse en 1978 avec Alwin Nikolais au Centre national de la danse contemporaine d’Angers et devient interprète pour Brigitte Farges, Daniel Larrieu, Régine Chopinot et de nombreux autres. En parallèle, il est assistant à la galerie Anne de Villepoix et correspondant pour deux quotidiens norvégiens pour lesquels il couvre l’actualité des arts visuels en France.
En 1996, il fait deux rencontres déterminantes, Yvonne Rainer lors de la réactualisation de sa pièce Continuous project altered daily par le Quatuor Albrecht Knust, et Anna Halprin avec qui il travaille en tant que lauréat de la « Villa Médicis hors les murs ». Il présente : Riposte et Pôle à pôle avec Marie-Christine Georghiu accompagnés par les Rita Mitsouko (1982/84) ; Les Maîtres Chanteurs de Wagner mise en scène Claude Régy (1989) ; une séquence du long métrage Disparus de Gilles Bourdos (1998) ; Good boy (1998) ; lNtime / EXtime - MORE et encore (1999) ; Dispositifs 3.1 (2001) ; Good for… (2001) ; Dé-marche (2002) ; Wall dancin’ – wall fuckin’ (2003) ; Mauvais genre (2003) ; Les inconsolés (2005) ; (Not) a Love Song (2007) ; Self&others (2008) ; l’installation vidéo EAT avec Sébastien Meunier (2008) ; S.E.S.A. (2009).
Il réalise deux films Des faits et des gestes défaits (2001) et My lunch with Anna (2005).
Il a été co-commissaire avec Larys Frogier de l'exposition Campy, vampy, tacky au centre d'art contemporain La Criée à Rennes en mars-avril 2002.
Il propose régulièrement des ateliers dans des écoles d'art et a été artiste/professeur invité au Fresnoy, studio national des arts contemporains, pour la saison 2004/2005.
Il a présenté également une exposition Umstellung- Umwandlung (2005) au Tanzquartier à Vienne, commande du Siemens Arts Program.

Reprise du projet Tout va bien :
Des courses affolées, des tempi frappés et scandés ; des costumes uniformisés, des casques sur-dimensionnés. Clins d’œil à la danse et à la guerre : des marches militaires, des conditionnements absurdes, des rengaines à l’accordéon, des ritournelles obsédantes et même des pas de danse : tel pourrait être le viatique de Tout va bien . Faire ses classes ou prendre une classe.
Aux machines de guerres, on répondrait par des pieds de nez. Des pieds de micros transformés en fusils saugrenus ; quant aux machines de théâtre, elles offriront leurs canons à fumée. Les recrues ne dédaignent pas la réplique grotesque dans la veine expressionniste. À l’injonction arbitraire, elles répondent par une stratégie de genre interchangeable. Face à la sommation éructée, elles déploient leurs particularités linguistiques. La discipline intérieure contre les contrôles aveugles.
Après Dispositifs 3.1 en 2001 et S.E.S.A. en 2009 - commande du CNDC d’Angers pour les étudiants de la Formation d’Artistes Chorégraphiques - je reprends les motifs de l’aliénation et de l’assujettissement inclus dans les structures normatives de l’éducation, afin de voir comment le sujet s’en émancipe, et envisage des tactiques, de petits arrangements pour gripper les machines.
Pour finir, la musique et les chants auront raison des puissances autoritaires. Jubilation des petites guérillas ludiques.
Alain Buffard



PRIMA DONNA
Du 27 Janvier 2011 au 28 Janvier 2011

Projet de la matière

Chorégraphie Odile Duboc





Projet de la matière a pu naître en mars 1993 à l’invitation de Michel Caserta. Il fait référence aujourd’hui chez de nombreux danseurs et professionnels du monde chorégraphique. Elles sont le mystère pour leur créateur, pour le public et les professionnels. Elles sonnent effrontément l’évidence d’une invention, d’un tournant remarquable dans l’œuvre d’un chorégraphe mais pourtant laissent des regrets peu diffusées, elles hantent les mémoires mais n'ont pas connu le succès mérité. Martin C. Les processus de création qui ont alimenté ce spectacle ont été à la base de son résultat. Plusieurs années après, ils ne cessent de me paraître essentiels (l’expérience récente du coussin d’air, faite avec des étudiants en art dramatique me le confirme). C’est dans le double désir de faire découvrir ces processus de création à de nouveaux danseurs et de permettre aux anciens de revivre ce spectacle que je souhaite mettre Projet de la matière au répertoire de Contre Jour.



Odile Duboc - Octobre 2002



BÉNÉDICTE ACOLAS / CIE L\'HOMME DE LA MONTAGNE
Du 24 Janvier 2011 au 04 Février 2011

Bénédicte Acolas



« Une Affaire d’âme » est un chantier théâtral qui sera développé à la Ménagerie de Verre en plusieurs étapes du printemps 2010 à l’automne 2010.

Il s’agit d’un travail de recherche sur un texte d’Ingmar Bergman dont le rôle principal est tenu par Sophie Marceau qui aboutira à une création dans un théâtre.

C’est au cours des séances de travail où nous expérimentons le texte et toutes ses possibilités que la pièce prendra forme et que le processus de la mise en scène pré-existante se précisera.





Sophie Marceau, est une comédienne française de renommée internationale. Elle obtient en 1980, à l’âge de 13 ans, le premier rôle du film culte de Claude Pinoteau « La Boum » après avoir été sélectionnée parmi 1000 candidates. Depuis elle a notamment tourné dans les films de Andrzej Zulawski, Maurice Pialat, Philippe de Broca, Bertrand Tavernier, Mel Gibson, Michelangelo Antonioni, Marina de Van et Yann Samuel. Elle a écrit en 1996 un roman « Menteuse » et elle a réalisé deux films « Parlez-moi d’amour » en 2002 qui a obtenu le prix de la mise en scène au Festival de Montréal et « La disparue de Deauville » en 2007. Au théâtre, elle a joué dans « Eurydice » de Jean Anouilh, mes de Georges Wilson en 1991 et elle a obtenu le Molière de la révélation théâtrale et dans « Pygmalion » de Georges Bernard Shaw, mes de Bernard Murat en 1993.



Bénédicte Acolas, metteur en scène, après une formation en danse contemporaine auprès de Caroline Marcadé, de Peter Goss et de Rosella Hightower, elle a suivi une année d’ateliers au CNDC auprès de Joëlle Bouvier et Régis Obadia. Elle se forme au théâtre auprès d’Andréas Voutsinas et participe depuis un an à l’atelier Clandestin de Robert Cantarella « au 104 ».



GABRIELLA CERRITELLI
Du 17 Janvier 2011 au 28 Janvier 2011

www.gabriellacerritelli.it

GABRIELLA CERRITELLI

Biographie:



Gabriella Cerritelli vit et travaille à Turin. Elle est danseuse, chorégraphe, performer et professeur de danse africaine et de danse improvisée.



Pendant sa formation elle a rencontré un grand nombre de professeurs venus de diverses disciplines (danse, théâtre, théâtre physique, mime, clownerie, taijiquan) dont Zigmund Molik, Yoshi Oida, Mamadu Dioumé, Eugenio Allegri, Elsa Wolliston, Koffi Koko, Irene Tassembedo, Eneida Di Catro, Luki Zebilla, Joseph Lee (Li Jingstong).





Gabriella Cerritelli fonde sa recherche expressive à partir du théâtre physique et de la danse africaine et d'expression africaine. Elle travaille en particulier l'aspect rituel et créatif, en plaçant le corps comme véhicule et point de rencontre entre des forces différentes. Elle analyse la posture, les impulsions, les mouvements de base et le type de relation qu'il y a entre le danseur et le musicien. Ainsi elle accède à une vraie recherche sur l'improvisation intense comme l'abandon conscient, fruit d'un parcours autant libre que rigoureux.





Parallèlement, elle poursuit l'étude et l'expérimentation du langage du corps dans le milieu du théâtre mais aussi dans d'autres disciplines qui travaillent sur ce thème. C'est un parcours d'écoute, d'introspection et de relation qui tend à se jeter dans une danse le plus possible déliée des stéréotypes et des modules déjà codifiés. Le corps vidé mais toujours attentif invente la danse, le geste vif qu'on ne peut pas répéter, où la beauté n'est pas due à des critères esthétiques mais à la relation poétique stabilisée sur le moment avec les éléments en jeu.







Collaborations



Depuis les années 90, Gabriella Cerritelli entreprend de nombreux projets centrés sur les relations entre la performance et la musique en live et sur les différentes disciplines artistiques qui s'entremêlent. L'artiste a travaillé avec:

Alex Rolle (percussions), le contrebassiste-improvisateur et manipulateur de sons Domenico Sciajno, Christian Alati (guitare, live electronics), Giuseppe Ielasi (guitare), Ruggero Radaele (percussions), Ellen Christie (voix), l’actrice Francesca Rizzotti, le metteur en scène Beppe Varlotta, le photographe Francesco Carbone, le percussionniste Piergianni Gillio, la photographe Mariangela Palmisano, la musicienne Laura Culver, la sculptrice française Emmanuelle Raynaut, le sculpteur Filippo Armenise, les costumières Elena Gaudio e Roberta Vacchetta, le duo de musiciens électroniques Retina.it, l'artiste vidéaste Claudio Sinatti, le guitariste Claudio Lodati, la musicienne et musico-thérapeute Monica Smith, le sculpteur Paolo Grassino, l'artiste vidéaste Nadia Zanellato, l'actrice Simona Nasi, le metteur en scène Roberto Tarasco.



Ses productions sont présentées et soutenues de festivals et d'organismes italiens quelle Torino Danza, la Piattaforma, la Regione Piemonte, l’ETI (EnteTeatrale Italiano). En outre son performances sont reçus en galeries d'art et espaces d'art contemporain.





















DAVID GERNEZ ET LUCIE AUGEAI / CIE ADÉQUATE
Du 06 Janvier 2011 au 11 Janvier 2011

http://www.adequatecie.com/

Noeuds

“Noeuds” part de l’envie de travailler sur le thème du mélange des genres masculin et féminin. A l’heure de l’androgynéité, existe-il encore une différence homme/femme ? Comment perçoit-on l’individualité de l’être dans une société où les genres ont tendance à s’effacer ?

Et existe-il encore dans le mouvement un particularisme propre à l’homme, propre à la femme ? existe-il un mouvement spécifique sexué ?

“Noeuds” cherche à exploiter et à déméler cette notion de frontière si floue entre l’homme et la femme en l’abordant par le mouvement dansé.

La pièce se veut comme une amorce de réflexion sur ce que sont, dans le mouvement dansé, les différences hommes/femmes et si elles existent encore.



Lucie Augeai

Née en France en 1984, elle choisie la danse après des études en sciences politiques et en droit, puis rentre dans l’école Rick Odums à Paris.

Après trois ans de formation, elle obtient son diplôme d’Etat, danse pour des compagnies (la caravane K) et des projets indépendants, et se dirige vers la chorégraphie.

Elle développe son travail au sein d’ateliers chorégraphiques à destination d’amateurs, puis est invitée à créer pour des lieux et lors d’évênements non traditionellement dévoluent à la danse comme la perfomance “now”,monté à l’hôtel Ritz lors de la fashion week en 2008 ou dans des églises lors du festival musiques improvisées en 2009.

Elle chorégraphie des pièces pour des conservatoires, s’associe à des comédiens, des danseurs,des musiciens pour introduire de la danse dans divers projets multiartistiques.



David Gernez

Né en France en 1979, il se dirige vers la danse tardivement après avoir obtenu sa licence en maintenance industrielle.

Il commence sa carrière d’interprête en Suisse, puis travaille pour différents projets indépendants( comme ceux de Julie Sicard et Stephanie batten¬Bland), des comédies musicales, des opéras.

En 2005, il rejoint le GUID d’Angelin Prejlocaj avant d’intégrer la compagnie de celui-ci, où il dansera les principales pièces du réper¬toire. En 2007, il rejoint la compagnie d’Emanuel Gat puis Linga en 2009 avec lesquelles il dansera dans le monde entier. Aujourd’hui, il collabore avec Nasser Martin Gousset pour sa derniére création au théâtre de la ville.

S’intéressant de près à la chorégraphie, il s’associe avec Lucie Augeai pour la création de la pièce “Noeuds”.



ENORA RIVIERE
Du 29 Novembre 2010 au 18 Février 2011

ENORA RIVIERE mène conjointement une activité de danseuse et de chercheuse en danse. Elle suit l’enseignement du CNR de Tours, puis la formation ex.e.r.ce en 2002 et mène parallèlement ses études au sein du département danse de l’Université Pris 8 où elle obtient un DEA. Elle travaille avec les chorégraphes Mathilde Monnier, Gilles Jobin, Olivier Dubois, Dominique Brun, Frédéric Schranckenmuller, Mickaël Phelippeau, Maud Lepladec, Séverine Rième, François Chaignaud, Cécillia Bengolea, David Wampach et Gaël Sesboué, la plasticienne Marie Reinert, les photographes Bill Durgin et Ludovic Le Couster. Elle poursuit son expérience de danseuse contemporaine tout en mettant en œuvre la réalisation d’un projet de recherche et d’écriture sur la question du discours du danseur sur sa propre pratique. Pour cela, elle obtient en 2006 l’aide aux écritures chorégraphiques, en 2007 la Villa Médicis Hors les murs et part à Rio, au Brésil. Aujourd’hui, elle engage un projet de biographie de danseurs autant éditorial que chorégraphique intitulé Nous ne sommes pas tous des danseurs.



LE PROJET :

Nous (ne) sommes (pas) tous des danseurs est le projet d’une biographie singulière de danseurs autant éditorial que chorégraphique.

Danseurs au pluriel puisqu’ils seront plusieurs à raconter une vie, celle de l’autre, des autres, de leurs autres.

Une chorégraphie biographique de groupe. Un texte biographique écrit d’une main.

Une biographie dans laquelle il y aura du jeu, où l’on ne dira pas la vérité tout simplement parce qu’elle n’existe pas. Une biographie forcément fictionnelle.

Une biographie fictionnelle parce que remémorée, non-chronologique.

Une biographie fictionnelle parce qu’à la fois singulière et multiple, hétéronyme.

Une fiction biographique composée sur le mode du cadavre exquis.

Une fiction biographique anthropophage et surréaliste.



PASCAL KIRSCH

Mise en scène. 2003-2004 Tombée du jour. L’Espal, Le Mans. Résidence La Fonderie, Le Mans, Centre Dramatique de Bretagne, Lorient. 2002 Stavroguine, d’après un chapitre censuré des Démons de Fédor Dostoïevski et un texte de Véro Moreau. Studio de l’Ermitage, Paris. 2001 Le chant de la Meute, d’après des textes de Georg Büchner et Paul Delan, Les Voûtes, Paris. 2000 A.D.N. (abandon – désobéissance – nobody), de Christian Rullier. 1998 Lenz, de Georg Büchner. Comédien 1997-1998 Victoria, de Knut Hamsun, mis en scène par Marc François. Mercier et Camier, de Samuel Beckett, lecture feuilleton dirigée par Philippe Cousin. 997 Le Roi sur la place, d’Alexandre Bloc, mis en scène par Marc François. Eden, Eden, Eden, de Pierre Guyotat, lecture dirigée par Jean-Jacques Simonian. 1994 Les Aveugles, de Maurice Maeterlinck, mis en scène par Marc François. 1993 Le Roi David (oratorio), de Arthur Hoenneger, mis en scène par Monique Fabre. Sa Dernière création, Tombée du jour sera programmée lors d’Etrange Cargo 9 à La Ménagerie de Verre.



FANNY DE CHAILLÉ

Parallèlement à ses recherches universitaires en philosophie sur la performance orale et la poésie sonore, Fanny de Chaillé a travaillé pendant plusieurs années avec le chorégraphe Daniel Larrieu au centre chorégraphique national de Tours en tant qu’assistante à la mise en scène. Depuis 1998 elle réalise des installations : Le Karaokurt (karaoké réalisé à partir de l’œuvre de Kurt Schwitters, Ursonate), La Pierre de Causette (installation performance, fac-similé de la pierre de Rosette), mais aussi des performances : Le Robert (performance pour un danseur et un dictionnaire), Le Voyage d’hiver (lecture synonymique d’un texte de Georges Perec), Wake-up (concert de réveils à découvrir lors de la soirée Lux le 9 octobre). En 2002, elle crée Underwear, pour une politique du défilé, projet chorégraphique pour huit interprètes masculins. Ces différentes propositions ont la plupart pour point commun de mettre en jeu le langage, les distorsions et les perturbations qui peuvent le modifier jusqu’à la perte de sens. Ta ta ta créé en mars 2005.



JOACHIM LATARGET

Membre fondateur de la Compagnie Sentimental Bourreau, il participe à toutes leurs créations et a déjà mis en scène les oeuvres Oh !Oui..., F., le fou, l'assassin et Du travail bien fait. Hox, sa dernière création est programmée du 7 au 11 avril 2006 à la Ménagerie de Verre dans le cadre d’Etrange Cargo 9



MARTINE PISANI

Le projet : Hors sujet ou le bel ici (création 2007). Après Slow down (2002) et Bande à part (2004), je ressens la nécessité de revenir à des rapports plus individuels en me détachant de la notion de groupe. Mon intention est de revisiter des éléments qui ont pu surgir pendant les dernières créations mais qui n'entraient pas dans leur cadre. Ce qui a pu être hors sujet précédemment et que nous n'avons pas exploité devient le moteur de cette création.Il s'agit de mettre en jeu une série de motifs hétérogènes qui ont la spécificité de créer des liens et des rapports d'échange entre les interprètes. Ces motifs vont s'amuser de la question de la représentation et de la communication. Nous allons nous débrouiller de figurer des situations avec les moyens du bord, autant par le geste que par la parole. Un ici où l'on s'exercerait à la navigation entre deux mondes : celui que l'on raconte et celui où l'on raconte. Entre ce qui est dit, fait, annoncé, montré, traduit, il y a la place pour les malentendus, les digressions, les lapsus, les pannes de communication, le décalage… Exploration d'un langage qui échoue, nous échappe, ne dit jamais ce dont nous aimerions rendre compte. Martine Pisani.

Nourrie de ses rencontres successives - David Gordon, Yvonne Rainer ou encore Odile Duboc, qu'elle cite volontiers comme les plus marquantes -, de sa participation aux activités du groupe Dunes à Marseille, la danseuse autodidacte des années 80 devient chorégraphe au début des années 90 en fondant La compagnie du solitaire. Pièce après pièce, elle travaille par ricochets et par rebonds, s'attachant le plus souvent à creuser une piste dont le potentiel n'aurait pas été suffisamment exploré lors d'une étape précédente. Elle adopte rapidement comme postulat que le simple fait de réfléchir est déjà une action. Cohérente, elle garde aussi toujours à l'esprit qu'il y faut du jeu pour mettre les corps et la réflexion en mouvement. C'est avec ce détachement caractéristique que Martine Pisani cherche l'espace entre. Elle cherche l'espace nécessaire pour que le sens reste ouvert. Entre être et jouer, elle cherche la bonne distance. Et elle démontre que pour savoir jouer, il faut parfois s'y prendre avec sérieux.



YVES NOEL GENOD

http://ledispariteur.blogspot.com/

L'Argent de ma naïveté





C'est un spectacle sur le butoh.

A propos du butoh.

Boris Charmatz m'a demandé, pour le Musée de la Danse, à Rennes, de donner mon point de vue sur la question. J'ignorais en avoir un, mais, en fait, si. Le butoh, c'est passionnant ! J'ai réuni trois femmes spécialistes de la question du sacrifice : Jeanne Balibar, Kate Moran, Marlène Saldana. Elles ont fait à peu près tout le boulot. J'ai rajouté (de mon point de vue) quelques dindons - mais ç'aurait pu être des fleurs - une pincée de "science de l'espace" (ce dont on me gratifie gentiment) e la nave va !





Biographie de Yves-Noël Genod

Après une formation de comédien à l'école d'Antoine Vitez du théâtre national de Chaillot,Yves-Noël Genod travaille avec Claude Régy, François Tanguy au Théâtre du Radeau du Mans, etJulie Brochen pour 'Le Cadavre vivant' de Tolstoï. Il se forme également à la danse en suivant divers stages et ateliers, abordant notamment l'improvisation et la performance avec Mark Tomkins et Julyen Hamilton, la danse classique avec Wayne Byars. Homme de théâtre qui danse à l'occasion, il est l'interprète du chorégraphe Loïc Touzé. Metteur en scène depuis 2003, il crée de nombreux spectacles iconoclastes aux frontières du show, de la performance, duthéâtre et de la danse, tels 'Dior n'est pas Dieu', les one man shows 'En attendant Genod' et 'Pour en finir avec Claude Régy', et 'Le Dispariteur', du nom de la compagnie qu'il a créée. Cettepièce est jouée en partie dans une obscurité totale. En 2009, il revient à Chaillot et présente au Studio 'Yves-Noël Genod'. Ce qui devait à l'origine être un solo dansé aboutit à une pièce pour cinq interprètes inspirée d'un projet de 'ballet de SDF' et du spectacle 'Blektre' créé en 2007 sur un texte de Nathalie Quintane. Pratiquant son art en équilibriste, entre mise en scène et improvisation, Yves-Noël Genod remet son théâtre en question à chacune de ses créations 'non préméditées', rassemblant des artistes d'horizons divers. Attentif à conserver une grande liberté aux acteurs, il exerce pleinement celle qui lui est donnée de mettre en forme ses rêves.

Il jouera cet été à Avignon dans le Off à La Condition des Soies un spectacle intitulé de trois manières différentes : 'Le Parc intérieur', 'L'Apéro porno' et 'Vénus & Adonis' (d'après Shakespeare).

Les traces de son travail, photo, vidéos, critiques et textes sont archivées sur son blog : http://ledispariteur.blogspot.com/



MARKO MILIC

Marko Milic

SERIES



conception : Marko Milic

collaboration : David Wampach

lumières : Abigail Fowler



Series explore la naissance du mouvement à partir de situations rituelles. Marko Milic s'intéresse à l'attitude d'une personne possédée et propose une danse très vive, proche de la transe, comme si le danseur était raccordé à un système électrique de haut voltage et qu'il ne pouvait plus s'arrêter.



Uzes danse (France) : June, 17th 2010.

TanzWerkstatt Berlin (Germany) : August, 30th 2010.

O Espaco do tempo (Portugal) : September, 17th and 18th 2010.







Marko Milic (Serbie)

Il étudie l’andragogie au département de philosophie de l’université de Belgrade. Il s’intéresse à la photographie et à la performance. Il est sélectionné en 2006 pour suivre le programme de formation européen DanceWEB à Vienne. Il participe au projet Sweet and Tender Collaborations à Porto en 2008.

Series est un solo dans lequel il explore la naissance du mouvement à partir de situations rituelles.



GENEVIÈVE SORIN

Geneviève Sorin a deux terrains de jeux : la musique et la danse. Danser et chorégraphier, jouer et composer, son travail se situe à l’intersection de ces deux arts et cherche à agrandir ce territoire commun. Quelle que soit la matière les ingrédients sont les mêmes : le temps, l’espace, le rythme, le mouvement, le phrasé, l’écoute, le dialogue, l’improvisation... Un seul credo : provoquer le vivant.

Pour exprimer sa vision particulière de la réalité, Geneviève Sorin l’éprouve directement à travers l’acte créatif, cherchant par la même à rester en équilibre entre forme et expression. S’appuyant sur l’improvisation, elle invente sa technique et conduit son évolution.

Geneviève Sorin a réalisé à ce jour plus d’une vingtaine de créations chorégraphiques et musicales, une pièce radiophonique, deux disques (Le Goût du Jour (1991) Raymond Boni Octet et After the Rap (1997) Boni's Family, Harmonia Mundi), plusieurs commandes chorégraphiques ou musicales. Ses prochains projets se déclinent avec la création de CINQ - une pièce pour 4 danseurs où elle chorégraphie, compose et interprète la musique - et autour de deux rencontres : avec Danièle Ors-Hagen, metteur en scène – cantatrice, qui l’amène à aborder l’univers de Mauricio Kagel et celui de Giacomo Balla, et avec Marie Lelardoux, metteur en scène, qui lui propose l’exercice délicat de la mise en mot du mouvement dansé, du corps (juin 2007). Décembre 2005, Geneviève Sorin est diplômée de la formation en "Rythme du Corps", enseignement sous la direction de Françoise Dupuy d'après les principes posés par Émile Jaques-Dalcroze et reçoit l’habilitation ministérielle à conduire des formations au niveau de l’enseignement professionnel supérieur. Avril 2005, la compagnie inaugure le studio Cent Soixante-Quatre qui devient très vite un nouvel espace de rencontres et de croisements des artistes et du public.



GISÈLE VIENNE

Les projets : Une belle enfant blonde / A young, beautiful blonde girl fait suite àla création du spectacle I Apologize. Ce travail sur le fantasme, lié ˆ la mort, est élaboré à partir de variations sur la reconstitution d'un accident qui remettent en question la représentation univoque de la réalité, et font part du glissement ambigu entre réalité et fantasme. Ces pièces soulèvent des questions liées aux rapports du corps aux corps artificiels et ˆ la notion d'inquiétante étrangeté.

I Apologize part de la reconstitution d'un accident. Cette reconstitution engendre plusieurs versions de l'évènement afin d'en cerner la réalité. Diverses, elles ont un statut trouble entre mises en scène d'un évènement réel et mises en scène d'un fantasme; elles génèrent la structure de la pièce, une réflexion sur la réalité et ses représentations hypothétiques.

Née en 1976, Gisèle Vienne vit et travaille à Paris et Grenoble. Elle a fait des études de Philosophie, puis est entrée à l’Ecole supérieure nationale des Arts de la Marionnette de 1996 à 1999. Elle a chorégraphié et mis en scène en collaboration avec Etienne Bideau-Rey les spectacles Splendid’s de Jean Genet en 2000, ShowRoomDummies en 2001, Stéréotypie en 2003, et Tranen Veinzen en 2004. Depuis 2004, elle a chorégraphié et mis en scène I Apologize et une Une belle enfant blonde / A young, beautiful blonde girl (création 2005). Elle a dirigé en collaboration avec Etienne Bideau-Rey deux revues, Corps/Objet – Sur le rapport du corps au corps artificiel, éditées par le Centre chorégraphique national de Grenoble.



PASCAL RAMBERT

http://www.pascalrambert.com

« J’ai écrit une première version de de mes propres mains en 1992 pour Eric Doye avant qu’il ne rentre à la Comédie Française et qu’il nous quitte quelques années plus tard. J’ai écrit une deuxième version en 1993 pour Hugues Quester, mais c’est finalement Charles Berling qui l’a créée au théâtre des Amandiers à Nanterre. On s’était dit avec Charles que l’on reprendrait ce texte sur le suicide, tous les dix ans. C’est le moment. Je m’étais aussi dit à l’époque que quand bien même ce texte était écrit pour un homme, sans savoir très bien pourquoi, je le voyais toujours en fait interprète par une fille ou une femme. Les tourments à l’intérieur de ce corps passaient de loin les frontières du genre sexuel. Quelque chose criait sans doute plus fort : « tu parles ici de la condition humaine, c’est tout ». Je le reprends donc aujourd’hui avec Kate Moran, membre de la compagnie depuis sept ans, et présente dans toutes nos créations. Je reprends ce texte - sans doute modifié, re-écrit peut-être – dans une version “solo“ c’est-à-dire, à la fois parlé et dansé. Kate Moran avec un sexe d’homme, entre homme et femme, d’un genre double mélangé ou le corps et la parole ne cherchent qu’à se rassembler vers quelque chose d’androgyne et d’impur, comme le théâtre et la danse vivifiant ce seul et même corps avant de disparaître. » Novembre 2005, Pascal Rambert





Kate MORAN (comédienne / danseuse) Après avoir été formée à la danse et à la comédie aux Etats-Unis, elle participe entre autres à 1839 – Michael Counts /GAle GAtes et al. NYC, 2000; Gilgamesh – Pascal Rambert / Festival d'Avignon, 2000 ; So Long Ago I can't Remember – Michael Counts /GAle GAtes et al. NYC, 2001 ; Asservissement Sexuel Volontaire – Pascal Rambert / Théâtre National de la Colline, 2002. On a aussi pu la voir dans divers films pour le cinéma et la télévision aux Etats-Unis et plus récemment en France. Elle travaille en collaboration avec Jan Fabre pour le spectacle The Angel of Death (Festival d'Avignon 2003), et avec Gale GAtes et al. : The World, an odyssey in 6 or more parts (NYC 2003) Avec Pascal Rambert et Alexandre Meyer elle interprète La Contactée dans Le Début de l'A. Parallèlement, elle participe aux Formes Sans Ornement (FSO), est interprète de Paradis (un temps à déplier), d’AFTER/BEFORE et de PAN. Elle participe également aux films courts de Pascal Rambert : Quand nous étions punk et Car wash. Elle vit et travaille principalement entre Paris et New York.



Pascal Rambert. Il commence sa carrière en mettant en scène Arlequin poli par l’amour de Marivaux (1980), La Marcolfa de Dario Fo (1981). En 1989, c’est avec Les Parisiens, présenté au Festival d’Avignon et au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, qu’il se distingue. Il poursuit son travail d’auteur et metteur en scène avec : John & Mary (Théâtre des Amandiers, Nanterre, 1992) ; De mes propres mains (Théâtre en Mai, Dijon ; Théâtre des Amandiers ; Scène Nationale de Cherbourg, 1993). Régulièrement, il répond à des commandes : pour les élèves du Conservatoire National de la Région Nord-Pas-de-Calais (3+2+1, Opéra de Lille ; Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet. En 1989, il a obtenu le prix Villa Médicis « Hors les murs » pour John & Mary. C’est à partir de 1998 qu’il commence son travail autour de Gilgamesh. epopée qui a vu le jour au Festival d’Avignon 2000.



Tournée

Création à Bonlieu scène nationale – Annecy

Version française du mercredi 10 au samedi 20 janvier 2007

Festival Under the Radar – New-York

Version anglaise Janvier 2007 (en cours)

La Ménagerie de Verre – Paris Version française

Mars 2007

Festival C’est de la danse contemporaine au CDC de Toulouse

Version française

Février 2007 (en cours)

Théâtre des Salins à Martigues Version française Dates à préciser



CLAUDIA TRIOZZI

NI vu ni connu



Note d’intention



C’est une réflexion autour de la ruine comme objet à puissance évocatrice. Parcourir un ornement, une frise, une fresque. Une femme qui amorce un mouvement défence, qui combat dans un lit ? Un collectionneur, un homme qui aime récolter. Un corps pensant qui actionne, s’actionne, qui opère sans cesse des transferts de sens. Des scènes qui nous donneront à voir, à apercevoir de courtes histoires, des séquences déjà déroulées où notre regard cherchera le fait, la chose advenue avec des interférences au sens physique du terme d’images évanescentes. Des présences qui constatent le temps et qui nous renvoient à leur tour l’expression des sentiments, l’expression d’une parole. Mais les voix qui me hantent sont des voix vertueuse et performatives matérialisées par un imaginaire et une expressivit, indissociables d’un corps en œuvre. La vocalité est traitée comme mouvement, comme dynamique pensante, mais également comme puissance de figuration ainsi que les corps expressifs et mutilé . Claudia Triozzi.



Le projet : recherche et expérience.

Au cours de mes travaux de ces dernières années, mon intérêt s’est porté sur l’idée de corps pensé et pensant et de ses effet sur une scène et face au public. La scène souvent m’a permis de me mettre à l’épreuve et en œuvre une « philosophie du corps » c’est pourquoi selon moi, c’est au cœur de cette réflexion qu’ont pris place la chorégraphie et le corps dansant, c’est à dire dans tous ses mouvements à la fois internes et externes. C’est ainsi que la voix a pris une place importante, comme élément à part entière de ma « physicalité » mais ne pouvant se défaire en quelque sorte du rôle qu’apporte la chorégraphie.

La voix définie un espace imaginaire qui vient faire écho à l’espace scénographique au mouvement externe de ce corps qui dit le monde.



Contexte du projet ;

Il s’agit d’une nouvelle étape de mon travail de recherche qui est en train de s’organiser avec différents partenaires. Il y aura une proposition de collaboration avec un compositeur de musique contemporaine de la part de l’IRCAM qui me permettra de continuer ma réflexion sur les différentes sources d’expressions corporelles et vocales. J’envisage à ce sujet un vrai échange sur le matériau sonore que je pressens et d’investir une multiplicité de dérive musicale. Ce travail s’inscrit dans la continuité de mes recherches précédentes qui mêlent les matériaux aussi bien vertueux (une composition d’art) que composés en studio ou extraits du monde quotidien. Il y a donc le questionnement autour du corps, de la trace, de l’absurde, de la souffrance, de l’horreur, voir de la pornographie et de la dépression. A ce sujet, je suis en train de prendre contact avec monsieur Jean-Luc Godard avec qui j’aimerais non seulement avoir une conversation au sujet de cela mais aussi pourquoi pas lui demander de jouer « un rôle cinématographique ».

Mais les voix qui me hantent sont des voix vertueuses et performatives ainsi que des corps expressifs et mutilés. Ce travail se veut aussi une mise en espace du son et donc une occupation de la scène par ces matériaux de diffusion qui fonctionneront comme des décors camouflés.



Le projet :



Le motif de l’action peut se traduire par la recherche d’une personnalité, d’un auteur, d’une voix pour faire place à un manque. Un corps qui accompagne. Je commence par des rendez-vous. Sonnez chez Godard par exemple et jouer un rôle dans sa vie quotidienne, faire acte d’intrusion de la fiction dans son réel. On me parle d’Elia Julieman, et d’une matière à rencontrer ; avec qui partager la question du choix, avec qui aussi se prêter déjà au jeu : documenter les événements, le déplacement. Ce sera un espace éclaté où les présences s’inscriront dans la scène et évoqueront la composition d’un tableau naturaliste comme un couloir de constructions entre marionnettes et corps. Réels, ils nous imposeront leur présence en pantalon. Des présences qui délimiteront des espaces, des coins de couloir. L’objet dans le décor nous fera signe de sa présence par les voix qui seront à la foix écho d’action à venir, physicalité d’espace solitaire.



C’est une réflexion autour de la ruine comme objet à puissance évocatrice. Parcourir un ornement, une frise, une fresque. Une femme qui amorce un mouvement de défense, qui combat dans un lit ? Un collectionneur, un homme qui aime récolter. Mais aussi un corps pensant qui actionne, s’actionne, qui opère sans cesse des transferts de sens. Des scènes qui donneront à voir, à apercevoir de courtes histoires, des séquences déjà déroulées et qui passent où notre regard cherchera le fait, la chose advenue avec des interférences au sens physique du terme d’images évanescentes. Des présences qui constatent le temps et qui nous renvoient à leur tour l’expression des sentiments, l’expression d’une parole.



Dans cette création, je compte maintenir la relaton à l’objet parlant. La voix sera revisitée car associée à la mise en scène d’un dispositif sonore. C’est une voix qui prendra l’espace en se référant au mode d’enregistrement. Le travail de la voix sera réalisé sous forme cinématographique et radiophonique (voix off, voix in, play back). La voix hors champ sera directement enregistrée et diffusée en différé mais pas seulement. Ce sera la voix qui fait dire. Ce seront des voix qui animeront des corps. Nous seront aussi dans le monde de la prononciation. Inspirés du monde des marionnettes des années soixante, trois personnages s’exprimeront.

J’envisage de prendre en charge moi-même l’écriture sonore, mais celle-ci sera confrontée au travail d’un compositeur qui pourra imaginer des instruments. Il y aura des personnages qui donneront la voix et seront eux-mêmes voix parmi des tableaux d’inspiration abstraite mais aussi impressionnistes (Manet). Je compte toujours continuer ma recherche sur l’interaction entre le cinéma, la peinture et le texte. Ce sera l’occasion de travailler avec un dramaturge avec qui je développerai cette démarche.

Dans cette création, j’envisage toujours de mettre en scène des tableaux mais dans un rapport plus prononcé au réel (il s’agit de sortir du cadre). L’espace de la scène sera donc considéré en tant que tel c’est-à-dire dans sa valeur tridimensionnelle mais aussi imaginative. Il y aura dans cet espace un travail sur la ruine, la trace, des fantômes et des monstres. Une suite de moments perchés dans l’espace où sont pris les personnages. Mieux vaut l’imaginaire du sujet que sa censure.



Le projet autour de la recherche sonore

Je mets en jeu des aspects performatifs avec le son et la diffusion sonore ou la spontanéité joue pour moi un rôle fondateur. C’est une recherche du ressentir qui appréhende l’apprentissage par les traversées de l’inconscient. Dans cette recherche, je développe trois axes de travail qui sont proposés à chaque intervention. En vue d’une collaboration future avec un chercheur en accoustique, j’envisage d’élaborer des recherches que j’appellerai les paysages sonores. Le terme de « PAYSAGE SONORE » ou « soundscape », mot inventé par Murray Schafer, voudra être une forme d’improvisation sonore. Il s’agirait de véritables promenades sonores faites à l’intérieur d’un espace et réalisées par l’utilisation d’objets disparates ce qui nous aménera à des phases d’enregistrement, d’écoute et finalement de composition des couches sonores. Pour cela j’inviterai un ingénieur son aussi bien pour les captations sonores et vocales que pour la rediffusion du travail. Cela signfie, envisager dans un premier temps une écritute spontanée du son fabriqué par l’objet ou la voix et permettre ainsi l’initiation d’une pratique où l’aspect technique ne soit pas la première donnée d’échange. Ceci tissera un lien avec ma façon d’appréhender le texte dans mes pièces.

A l’intérieur de cet échange « paysage sonore », j’envisage d’explorer le rapport voix-son-geste. Le traitement de la voix sera envisagé comme espace de déploiement et de manifestation concrète matérialisée par un imaginaire et une expressivité, indissociables d’un corps en œuvre. La vocalité est traitée comme un mouvement, comme dynamique pensante, mais également comme puissance de figuration. Nous traiterons l’exploration spontanée de l’émission vocale comme phénomène sonore et physique développant une recherche de sons harmoniques et bruitistes par l’écriture de textes et l’improvisation vocale de mélodies. Le travail du mouvement corporel et du souffle seront matière susceptible à produire et amplifier les sons. Nous adapterons ainsi les différents modes de diffusions sonores et de la parole. La fabrication de sons concrets aussi bien créés par des objets que dans des environnements urbains nous permettrons d’inventer une relation directe à l’expression vocale. Nous chercherons le son qui pourra accompagner un texte, une narration, nous le mettrons en confrontation avec l’image, le travail de la lumière. Il s’agit bien dans cette expérience de créer des narrations sonores et se senbiliser à l’écoute.

Tout cela sera aussi mis en œuvre par des jeux d’écritures des sons et des textes créés par l’improvisation.



Biographie



Claudia Triozzi commence ses études de danse classique et contemporaine en Italie. Elle s’installe à Paris en 1985. Et parallèlement à son travail d’interprète (avec Odile Duboc, Georges Appaix, François Verret, Alain Buffard, Xavier Leroy et Xavier Boussiron), elle crée ses propres pièces dans lesquelles elle développe aussi bien la direction de la mise en scène que l’interprétation. Son travail de recherche et de réflexion se fonde sur une transmission où l’expérience du faire, du partage et l’engagement à l’autre fait preuve de pensée ouvrant des espaces de subjectivité et de remise en oeuvre du temps.



Elle produit des spectacles iconoclastes dont la danse ne sort jamais indemne. Car il s’agit toujours pour Claudia Triozzi de mettre à l’épreuve les présupposés du spectacle chorégraphique. L’espace de représentation, les modes d’interprétation propres au danseur et les notions mêmes de spectacle font l’objet d’une perpétuelle remise en question. De pièce en pièce, d’espace d’exposition en scène de théâtre, Claudia Triozzi repousse les limites du corps et les espaces de visibilité du danseur. Ses dernières créations laissent apparaître un travail de voix qui déplace les attentes du spectateur en interrogeant la place de la danse.

En effet, depuis la pièce The Family Tree (2002), Claudia Triozzi explore le travail de la voix en passant par des expériences qui l’engageront à l’écriture des textes et chansons. Elle développe des sonorité au vocabulaire bruitiste et lyrique où la voix s’exprime par des paragraphes de temps qui se puisent dans le cinéma, le théâtre et la radiophonie. Elle développe une pédagogie liée à son propre travail en intervenant dans différentes écoles d’art.



Son travail se développe aussi bien sur scène qu’au travers des vidéos ou installations, exposées dans les musées ou des galeries: Museum Kunst Palast, Düsseldorf (2001), Biennale d’art Contemporain de Lyon, Connivence (2001); Studio National des arts contemporains, Le Fresnoy, Tourcoing (2002); Galerie Maisonneuve, Paris (2002). Elle présente ses spectacles sur la scène européenne ainsi qu’aux Etats-Unis et au Japon où elle a bénéficié de la bourse AFAA, Villa Kujoyama, hors les murs (2004).

En 2006, elle participe au projet Night Shade, une commande de Dirk Pauwels produite par Victoria, don’t la création a eu lieu en septembre 2006 et compose La Baronne et son tourment pour Gabin Nuissier (danseur Hip-Hop) dans le cadre du Vif du Sujet-Montpellier Danse 06.

En 2007, elle crée la pièce Up to date présentée au Théâtre de la Commune à Aubervilliers, dans le cadre des rencontres Chorégraphiques Internationnales de Seine St Denis.

Claudia Triozzi obtient le DNSEP (Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique) option art, de l’Ecole Naionale des Beaux Arts de Lyon en 2006.

En 2008, elle réalise 3 vidéos sous le titre LA PRIME, présentées lors de la biennale d’arts contemporaine de Rennes.



Productions:

La prime (2008), Up to date (2007), Fais une halte chez Antonella (2006), Strip-tease (2006), La baronne et son tourment (2006), Opera’s Shadows (2005), Stand (2004), The Family Tree (2002), Dolled Up (2000), Bal Tango (1999), Park (1998), Gallina Dark (1996), Les Citrons (1992), La Vague (1991).



CLYDE CHABOT

A propos de Comment le corps est atteint. Dans une scénographie épurée (régie vidéo à jardin, régie son au fond de la scène, projection d’une image vidéo de taille réduite sur le mur du fond, pôle médical face jardin, une chaise) les interprètes se détachent un à un du public. Cela peut évoquer une réunion secrète face à une situation hostile extérieure connue de tous. Certains se détachent du groupe pour prendre la parole, tenter quelque chose. Les portes sont fermées à clef. Une actrice prend la parole. Il est question d’atteintes faites au corps, d’un vide croissant, d’une prochaine bataille… Chacun peut y reconnaître son combat intérieur, une critique politique ou sociale. Le texte oscille sans cesse entre les extrêmes : chute et envol, abandon et persévérance active, considérations globales sur le cours du monde et sensations intimes.



CLÉMENTINE BAERT

Biographie de Clémentine Baert :

Après des études à L’E.R.A.C. (Ecole régionale d’acteur de Cannes), Clémentine Baert a joué sous la direction, entre autres, de Pascal Rambert, Georges Lavaudant et Bernard Sobel. Ses collaborations régulières aux projets de Robert Wilson, à New York, lui ont permis de collaborer à plusieurs projets internationaux. Depuis 2004, elle est interprète des spectacles de Pascal Rambert, on a pu la voir dans Paradis, After/Before, Mon Fantôme, Pan et Toute la vie. Au cinéma, elle a travaillé avec Jean-Charles Fitoussi, Emmanuel Mouret et Siegried Alnoy. En 2001, à Marseille, elle a créé sa première performance, Intérieur à définir et en 2005, elle crée la compagnie Antilope & Pistil ayant pour but la création de spectacles pluridisciplinaires. En mai 2006, a lieu la création du spectacle ECHO projet pluridisciplinaire, une forme d’opéra rock contemporain autour du mythe d’Echo dans Les Métamorphoses d’Ovide. Ce spectacle a été joué au Théâtre du Golfe (La Ciotat), au C.D.N. de Dijon (mai 2006) lors du Festival Frictions, à Mains d’œuvres (septembre 2006) et à La Comédie, C.D.N. de Saint-Etienne lors du Festival Backstages (avril 2007).

Projet 2008 avec: Alexandre Meyer, Kate Moran, Clémentine Baert...(équipe en cours de constitution).

Dans un monde où tout passe par l’image, où tout devient de plus en plus virtuel, que reste-t-il de l’homme, de sa chair, de ses sensations ? Dans quelle mesure l’être humain correspond-il aux images qu’on lui propose partout de devenir ?

Autant de questions qui vont donner lieu à la rencontre de plusieurs artistes venus de pays différents, qui vont chercher, creuser autour de l’idée du double, de la relation ambivalente et intime entre soi et autrui, entre sa propre image et le monde extérieur. Enfin qui explorera à travers une installation plastique et sonore l’idée de la faille qu’il y a entre ce que l’homme croit voir et entendre mais qui n’est qu’une illusion, ayant disparu l’instant d’après. L’idée du vide, du creux qui existe partout mais auquel on ne prête pas attention pourrait être un début à notre recherche ; d’où on vient, par quoi nous passons, vers où allons-nous disparaître…



Un début d’apparition

De disparition

Une présence ?

A nous de nous laisser déplacer

A nous d’imaginer autrement le monde que l’on voit…



Production : Antilope & Pistil www.antilopeetpistil.com





ANTONIN MÉNARD

TOKYO–YKO Spectacle de Antonin Ménard

avec virginie vaillant, marie bernard, matthieu coulon et grégory guilbert, musique jean-baptiste julien

C’est peut-être un spectacle de danse Une proposition chorégraphique Autour du fantasme de Tokyo et du Japon Entre rituel et effervescence Entre le calme imaginé et l’agitation supposée... D’un tremblement de terre à l’attention, au soin

L’idée qui nous mène c’est le double, l’envie d’être un autre

De n’être pas tout à fait soi C’est une recherche imaginaire d’un double, d’un autre, de l’autre côté du monde C’est le passage de quatre corps Quatre corps Deux couples Deux couples de deux

Deux hommes Deux femmes Ca fait quatre corps

Quatre corps différents, semblables deux par deux Sexués

Habillés En hommes En femmes

Production CHanTier21THéâTre

Soutien logistique Panta Théâtre (caen) / La Tannerie (barjols)



RAIMUND HOGHE

"Projet Bagouet" 2010

Projet Bagouet est un projet de création d'une pièce de groupe à 8 danseurs, réalisée par Raimund Hoghe, pour le Festival Montpellier Danser 2008. La pièce rend hommage à Dominique Bagouet, disparu le 9 décembre 1992.

Concept et chorégraphie : Raimund Hoghe - Distribution (en cours) : Ornella Balestra, Astrid Bas, Lorenzo De Brabandere, Emmenuel Eggermont, Raimund Hoghe, Yutaka Takei, Nabil Yahia-Aïssa - Collaborateur artistique : Luca Giacomo Schulte

Biographie

Raimund Hoghe est né en 1949 à Wuppertal. Il a commencé sa carrière en écrivant pour l'hebdomadaire allemand Die Zeit des portraits de petites gens et de célébrités, rassemblés par la suite dans plusieurs livres. De 1980 à 1990, il a été le dramaturge de Pina Bausch au Tanztheater Wuppertal, ce qui a également donné matière à la publication de deux livres. Depuis 1989, il s'est attelé à l'écriture de ses propres pièces de théâtre qu'ont jouées divers acteurs et danseurs. 1992, début de sa collaboration avec Luca Giacomo Schulte qui est à ce jour son collaborateur artistique. C'est en 1994 qu'il monte en personne sur la scène pour son premier solo Meinwärts qui forme, avec Chambre séparée (1997) et Another Dream (2000), une trilogie sur le XXe siècle.

Parallèlement à son parcours théâtral, Hoghe travaille régulièrement pour la télévision. En 1997, pour le compte de la WDR (la télévision ouest-allemande) il met en scène Der Buckel, un autoportrait long de soixante minutes.

Ses livres ont été traduits en plusieurs langues et de nombreux pays d'Europe, ainsi que le Japon, l'Australie et dernièrement la Corée du Sud l'ont invité à donner ses spectacles. Il crée ces dernières années Young People, Old Voices (2002), Sacre - The Rite of Spring (2004), Swan Lake, 4 Acts (2005) et retourne à la forme du solo avec 36, Avenue Georges Mandel (2007).

Il vit à Düsseldorf et a reçu plusieurs prix, dont le "Deutscher Produzentenpreis für Choreografie" en 2001, et le Prix de la critique en France en 2006 pour le spectacle Swan Lake, 4 Acts.



FRANCK II LOUISE

http://www.f2louise.com

Depuis ses premiers travaux chorégraphiques, Franck II Louise explore son obsession : la musicalité du mouvement. Le développement de dispositifs technologiques scéniques, en particulier les systèmes de capteurs non filaires, ont ouvert de nombreuses perspectives sur ce thème. Pendant un an, Franck s’est donc donné le temps de la recherche en explorant les conditions d’une création simultanée danse/musique tout en tenant compte des spécificités de la danse hip-hop : forte imprégnation rythmique des corps, accélérations circulaires et centrifuges, contacts spécifiques avec le sol…



HERMAN DIEPHUIS

Ciao bella

«A la Renaissance, l’image dessinée par des hommes d’un corps irréel, attribué selon les circonstances à la Vierge ou à Marie-Madeleine, a servi de modèle à tout l’art occidental et par là même, de référence à toutes les femmes. Aujourd’hui, à travers la dictature de l’image qui s’impose à l’imaginaire collectif, la contrainte est la même. Plus que jamais, la femme est censée se définir par rapport à une esthétique qui lui est assignée et qui n’est pas la sienne. J’ai eu envie de faire l’inventaire de ces formes imposées. Non par les mots, ni même par des accessoires, mais par des gestes. Le corps des cinq interprètes est le principal outil de ces métamorphoses. Incarnés physiquement jusqu’à l’extrême, ces stéréotypes, subvertis de l’intérieur, finissent par construire une créature parfaitement artificielle. Fabriquée au point d’en devenir monstrueuse. Mais aussi capable, in fine, d’échapper à toutes les références, et de trouver sa liberté dans ce paroxysme de l’apparence. »

Biographie

Né à Amsterdam, élève de Mudra, Herman Diephuis commence son parcours professionnel en 1984 chez Régine Chopinot puis collabore aux créations de Mathilde Monnier, Jean-François Duroure, Philippe Decouflé, François Verret et Jérôme Bel. En 2002, il chorégraphie La C et la F de La F dans le cadre du projet « les Fables à La Fontaine » puis il présente un travail en commun avec Eszter Salamon et Simone Verde, Répétition publique d'un travail en cours, dans le cadre du programme Hors Séries du Centre chorégraphique national de Montpellier. En 2003, il travaille avec Xavier Le Roy et Alain Buffard et poursuit au fil des années la collaboration avec Mathilde Monnier. En 2004, il fonde sa compagnie et crée D’après J.-C . (mai 2004) et en projet Dalila et Samson (création novembre 2005 dans le cadre du Festival de Danse de Cannes).



PASCALE HOUBIN

Elle fonde la compagnie Non de Nom en 1987 et travaille, entre autres,avec les chorégraphes Daniel Larrieu et Philippe Decouflé. En 1986,elle est professeur diplômée à la Fédération Française de Hatha Yogaet enseigne régulièrement. Ses deux premières créations Nota Bene(trio, 1987) puis Chants (quatuor, 1989) créées au théâtre de laBastille, intègrent à la chorégraphie la présence d'un comédien sourdainsi que l'utilisation de la langue des signes française. Cette expériencelui permet d'explorer les résonances reliant texte et mouvement, texteet parole visuelle.

Avec les créations Germen et Soma(solo, 1995), rhizome(solo, 1998), Récital (solo, 1998), Parole(trio, 1999, avec le conteur AbbiPatrix et le comédien sourd Levent Beskardes), Mito (duo avec le chorégraphe Georges Appaix) et Bonté divine(création 2003, avec le chorégraphe Dominique Boivin), elle frotte ses mots avec ses gestes et continue l'invention de son propre langage. Son écriture chorégraphique s'imprime alors dans l'espace scénique comme une véritable poésie visuelle. Elle développe en parallèle, un projet de recherche et l'expérimentation Aujourd'hui à deux mains à partir des gestes des métiers.



PHILIPPE JAMET

http://www.portraitsdanses.com

Philippe Jamet est né en 1962, à Paris. Il est chorégraphe et réalisateur, directeur artistique et fondateur du Groupe Clara Scotch. Il suit d’abord une formation d’éducateur de jeunes enfants et travaille dans des instituts médicaux pédagogiques auprès d’enfants et d’adolescents en difficulté. En 1982, il l’initie à la danse classique à Paris, puis part aux États-Unis où il découvre la danse américaine. Il étudie à l’université d’Ann Arbor dans le Michigan et obtient une bourse du ministère de la culture pour l’école de Merce Cunningham à New York. De retour en France en 1985, il entre au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, sous la direction de Michel Reilhac. Il débute sa carrière de danseur et travaille avec de nombreux chorégraphes : Dominique Petit, Odile Duboc, Santiago Sempere, François Raffinot, Caroline Marcadé, Hervé Diasnas, José Montalvo, Odile Azagury, Pierre Droulers…



LORENZO DE ANGELIS ET MARION UGUEN

Titre provisoire: « Et à un moment, je vais crier »

Il y a êtres en errance, en mutations

il y a le noir plastique impermable

entrave

le pas

le déplacement

Deux solos autonomes: faire avec l'autre, sa solitude, nos solitudes. Faire quoi, faire pour quoi, résister à quoi de l'autre loin, de l'autre près. On fait quoi de la solitude qui prééxiste, qui fonde nos identités secrètes? Il y a l'apparition / disparition du corps caché, fantome / La respiration est le son témoin d'un corps vivant / Il y a deux greffons/cellules/parasites. Une contamination involontaire et sans concertation sera finalement le recours. Celui qui regarde pourra appréhender l'entre.

Biographie:

Lorenzo De Angelis

Après avoir pratiqué diverses formes de danses, Lorenzo suit une formation au CDC de Toulouse puis à l'école Nationale supérieure de Danse contemporaine d'Angers. Tout en développant ses propres recherches, chorégraphiques, plastiques et culinaires, il participe au projet KAF à Berlin en collaboration avec la formation Exerce à Montpellier, et travaille avec le metteur en scène Pascal Rambert et le chorégraphe Antonin Ménard.

Marion Uguen

Après des études d'arts du spectacle à Rennes, Marion Uguen entre dans la Cie Dokan Theatre durant deux années puis intègre la promotion 2004-2005 de la formation de danseurs contemporains au CDC toulouse. A l'issue de sa formation, elle poursuit un travail de recherche lors de résidence à Point éphémère (Paris) et Bains connective (Bruxelles). Ce travail fera l'objet d'une aide de la Mairie de Paris (Aide Paris Jeunes Talents). En 2007/2008, elle est chorégraphe de Grand Atelier, performance dansée pour dessinateurs en collaboration avec Pierre Dumonthier et l'école d'arts de Rueil Malmaison. Marion Uguen est également interprète dans Récréation Chorégraphique chorégraphié par Natacha Garçin (en Cie d'eux) et dans Mon fantôme écrit et mis en scène par Pascal Rambert.

































FRANCESCA LATTUADA

Italienne, Francesca Lattuada est installée en France depuis une dizaine d’années. Chorégraphe, elle s’intéresse également au chant, aux formes urbaines et au cirque (La tribu IOta), créé avec les élèves à l’invitation du Centre national des arts du cirque de Châlons en Champagne. Elle présente au Channel Ostinato, sa dernière création, en janvier 2005. et au cirque (La tribu IOta), créé avec les élèves à l’invitation du Centre national des arts du cirque de Châlons en Champagne. Elle présente au Channel Ostinato, sa dernière création, en janvier 2005.



MARIA DONATA D\'URSO

Projet « Strata » - Pour interroger l’intelligence des tissus et des membranes corporelles dans ma dernière création, j’ai travaillé au cœur de la « tensegrité », interagissant avec un dispositif qui met en jeu le comportement complémentaire et indissociable de la tension et de la compression. Cette première étape me permet d’envisager une plus vaste confrontation sur l’interaction entre les membranes :

•externes et internes au corps avec un temps de recherche sur les tissus intelligents et innovants comme extension de la peau, comme amplification du sensible

•entre mon corps et un autre corps en ouvrant la création à un autre interprète chorégraphique pour une écriture qui souligne le similaire et l’universel dans la différence et la diversité

•dans un nouveau dispositif pour mettre en acte une transformation de l’espace du corps et déformer les vibrations de la scène et de l’espace du spectateur non seulement métaphoriquement mais de façon concrète

•entre le dispositif et le son, avec une captation de sons produits en direct par le corps et par les membranes, et des émissions de sons par des membranes inhabituels (eau, tissus, peau)

•entre la lumière et le dispositif en utilisant des matières comme écran de projection d’ombres et d’images, et comme strates pour la composition d’un état de perception de l’image sur scène.



Biennale de la danse de Lyon, l'Echangeur de Fère en Tardenois, en cour / Biennale de Lyon, Amphithéatre de L'Opera 22, 23,24,25 septembre 2010 -



Biographie

Née en Sicile, Maria Donata d’Urso suit une formation en architecture avant de se consacrer à la danse, qu’elle étudie à Rome puis à New York. Installée à Paris depuis 1988, elle participe notamment aux créations de Paco Dècina, Marco Berettini et Christian Rizzo. En 1999, elle crée Pezzo O, installation en plein air, inspiré de la rencontre avec Laurent Goldring, En 2002, Maria Donata d’Urso crée le solo Pezzo 0 (due) à Lisbonne, présenté en France et à l’étranger et toujours en diffusion. En 2004, elle constitue sa propre structure, disorienta pour y développer des projets personnels : collection particulière, créé et présenté aux Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis en juin 2005, lapsus, créé et présenté aux festival Météores au Havre en mai 2007. Ce troisième solo est l’aboutissement d’une recherche consacrée au corps comme unique sujet et médium de la représentation, à la peau comme surface de visibilité de relations au corps et au monde, autour d’une forme d’écriture chorégraphique qui déplace le regard sur l’image du corps. En 2008, les trois soli sont diffusés indépendamment, et le « triptyque de la Peau » est présenté pour la première fois à Milan.



MATTHIEU DOZE

" L’écran m’intéresse et m’inquiète en tant qu’il est capable de montrer et d’occulter en un seul geste.

Qu’est ce qui est montré ? Qu’y a-t-il derrière ? Que regarde-t-on ? Que voit-on ? Comment l’écran est-il capable de devenir surface de substitution au réel?

Pour ÉCRAN TOTAL, j’ai engagé conjointement un ensemble de travaux en sorte de formuler un faisceau de questions liées à la place et aux fonctions de l’écran dans la société contemporaine, aussi bien qu’aux transformations qui s’opèrent dans la manière dont le regard s’exerce sur le monde. Nombre de travaux engagé en mon nom depuis 1995 ont mis en scène des projections d’images de corps sur divers types de supports/écrans, parfois mêlées à des présences physiques. Jamais pourtant l’écran en tant qu’objet d’étude ne s’était trouvé jusque-là au coeur des préoccupations qui ont alimenté ces expériences. Il s’agissait pour moi ‘simplement’ de modifier les perceptions du corps, du temps, de l’espace en leur juxtaposant ou superposant des images. Au long de ces travaux, la nature du médium utilisé pour fixer des images a chaque fois déterminé autant le processus que le rendu ; les ‘possibilités’ techniques se sont toujours trouvé doublées des ‘contraintes’, corollaire visible, mis en scène, participant autant que possible pleinement de la poétique de la proposition. ÉCRAN TOTAL vient écrire un prolongement à ces travaux, en mettant cette fois l’écran au centre du projet."


Matthieu Doze

Le Projet : Ecran total est le titre générique d’un projet composé de quatre pièces : FOND DE TEINT, WALLPAPER, INFOMATON et REEXPOSE.



MARION LEVY

photo : Jean-Louis Tornato

En somme ! est un parcours artistique composé de performances de danseurs, d'acteurs et de musiciens, d'installations vidéos et sonores. De l'écriture originale - signée Fabrice Méliquiot - au travail vidéographique de Magali Desbazeille, en passant par les consultations dde Maxime Elbaz, technicien du sommeil, En sommeil ! c'est ecrit comme une déambulation à travers les chambres et le bar de l'hôtel Lutétia.

A la manière d'un chercheur, guidée par les médecins du Centre du someil de l'Hôtel dieu, Marion Levy explore chorégraphiquement le rythme et la structure des cinq phases du sommeil. A travers ce projet, la danseuse-chorégraphe interroge l'immaginaire collectif succité par le lieu hôtel, et plus particulièrement par un palace comme le Lutétia, lieu de luxe, de volupté, de repos feutrés mais aussi point de cristallisation de trajectoires humaines complexes, d'errances et de passions.

"Le désir de travailler sur le thème du sommeil, ses troubles et ses plaisirs, s'inspire surtout de ma difficulté à dormir. Cette problématique m'a amené à interroger des sientifiques, à inteviewer et filmer de nombreuses personnes, à découvrir l'extrême activité de notre cerveau pendant le sommeil. "Marion Levy



Les mercredi 28 et jeudi 29 juin à 21h au Lutétia. Réservations obligatoires au près de la Fondation Cartier : 01 42 18 56 50



NASSER MARTIN GOUSSET

Projet « La belle »



« J’ai toujours aimé et préféré de tous les contes, celui de la princesse qui dormit 100 ans avant d’être réveillée par un prince – Le prince d’un autre royaume – C’est aussi le fantasme d’échapper à sa vie, sans mourir – dormir longtemps tout oublier ou presque et recommencer une autre vie .

Un matin, on s’éveille, un nouveau visage vous regarde et il fait beau… »



EXPLICATION

La forêt d’épines que le prince traverse pour accéder au baiser est un labyrinthe – le labyrinthe du désir – complexe. La difficulté réelle est de savoir de quoi est fait notre désir. Il concerne également la princesse cachée dans sa tour, isolée, le désir féminin dans ce conte attend - une passivité active – une attente décidée – insistante – puissante. La force est dans l’attente – aussi le désir masculin ici est actif – son épée traduit la force de son désir : il se bat comme d’autres avant lui, mais lui réussit à couper les épines qui entourent le royaume endormi.



INDICATION

Il y a instinctivement une sensation baroque dans ce conte, une esthétique à

développer. Je pressens un cadre idéal pour y développer mon goût de l’anachronisme - Une sensation pop ou tout est permis –

A l’instar de Jacques Demy à travers son film « Peau d’Âne », un mini opéra bariolé, clinquant ou la couleur raconte autant de chose que les mots.

Les personnages de cette histoire racontent leurs émotions en musique- ils chantent – chaque personnage a sa chanson - je compte utiliser des chansons que j’aime, des chansons populaires dont certaines issues des années 80. Celle du prince – de la princesse – du couple roi et reine – et aussi de la sorcière : personnage important qui représente, il me semble la subversion, le doute, elle est celle vers qui les regards convergent – la dissonance nécessaire à toute bonne histoire – l’épreuve pour le royaume enchanté. Elle permet aux personnages de confronter leurs désirs au réel. J’ai toujours pensé (cela n’engage que moi) que la sorcière est peut être secrètement amoureuse du prince.



INDICATION 2

Les éléments scénographiques doivent être simples et évocateurs : le miroir – le lit – la forêt – le château, doivent apparaître au cours de l’histoire. Utiliser la vidéo pour transcrire visuellement l’idée du royaume et de sa profusion.



« La naïveté n’est que façade dans les contes – derrière cette apparente simplicité se cache des symboles propices aux diverses spéculations et analyses

psychanalytiques. L’histoire pourrait se répéter éternellement, le prince et la

princesse deviendront roi et reine et auront beaucoup d’enfants qui… ».



THOMAS FERRAND

Le projet. Idiot cherche village. L’idiotie, dans son sens premier, signifie ce qui est unique, simple, particulier. L’idiotie, c’est donc la question de la singularité. Et comme le remarque Bernard Stiegler, « une société qui ne crée plus de singularité n’a pas d’avenir ». Pour cette raison, nous sommes parti à la recherche de « l’idiot du village » en réalisant plusieurs résidences, des chantiers de danse en plein air, des cavalcades en ruralités, des séances nocturnes dans des champs en faisant sonner les guitares et en déclamant la philosophie d’un Stiegler ou d’un Rosset et autres… L’idée est d’établir entre la scène et la salle de véritables rapports idiotiques.



Né en 1982, Thomas Ferrand fonde avec quelques camarades la revue mrmr – une revue autour des arts et du spectacle -, réalise des films vidéos (dont la plupart attendent toujours d’êtres montés) et créé, avec son collectif Projet_Libéral, des installations ou des laboratoires (anti-) spectaculaires. Il conçoit la scène comme un outil esthétique et réflexif à mi-chemin entre la scène rock, la tribune politique et les arts plastiques. Ses travaux font appel à la philosophie, la danse, les musiques improvisées, la vidéo et surtout, les tubes fluorescents. Il crée ainsi, dans une énergie brute et décalée, Zarathoustralala, Projet_Libéral, Projet_Libéral 3, Le cas Althusser m’intéresse, La plupart des systèmes du cerveau sont plastiques c’est-à-dire modifiables par l’expérience, Porcs et tatation. Thms Frrnd est également critique pour différentes revues et agent d’accueil dans des manifestations culturelles ou dans des cinémas.



NATHALIE COLLANTES

Vertus est un plan-séquence de 25 minutes où les interprètes sont invitées à traverser certains états tout en gardant une pulsation marquée dans le bas du corps. Une gageure qui par sa constance, complexifie les changements vers telle ou telle attention. Passer de la conscience de la pulsation à la conscience d’une tension dans le cou par exemple... Cet enjeu multiplié par 7 interprètes dans un même espace, petit et délimité. Une caméra capte cette masse en mouvement. Dans la distance, elle transmet l’illusion d’un unisson, et dans le rapprochement, l’apparition de singularités, postures, attentions, abandons...

Logique du sujet développe des principes d’actions simples liés à l’écoute, une écoute très réelle des bruits perçus ou produits lorsqu’on danse. Les danseuses peuvent être mues par un environnement sonore ou bien s’attacher à ne pas rompre un silence relatif... Battre un tempo qui ne serait que visuel, ou impulser des élans qu’on ne pourrait voir... elles questionnent la prééminence du visuel. Ce cadre interroge aussi l’identité du mouvement et l’identité du ‘sujet’, personne ou thématique. La danse est doublement façonnée par le son et le sujet, elle fait des mises au point - des images.

Plusieurs configurations sont possibles et dépendent de la particularité des lieux. Exemples :

-Le public assiste à la performance derrière une vitre ou une fenêtre qui matérialise la séparation entre les perceptions sonores et visuelles. Le son des scènes paraît soit étouffé par la paroi, soit amplifié et retransmis, voire perturbé par les interférences de la vie du lieu.

-L’espace scénique séparé en deux par un tulle blanc invite le spectateur à percevoir la danse en images et en corps. Les corps dansent à l’avant, à l’arrière ou en images sur le tulle. Les sons viennent accompagner les images ou les corps présents.

Cette suite de projets est axée sur la conscience de quelques actions, et la myriade de gestes qui les accompagne. Elle est portée par un groupe de sept danseuses, de fortes personnalités engagées dans le questionnement des évidences.

Avec > Suzon Holzer - Julie Salgues – Laura Sämy - Anita Praz – Denise Stutz – Barbara Caillieu – Claude Sorin - Nathalie Collantes

Production : Fanfare Blême. Avec le soutien de la Ménagerie de Verre / Studiolab ; Centre national de danse contemporaine d’Angers. Avec le partenariat du Centre national de la danse pour le prêt de studio. Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France-Ministère de la culture et de la Communication.

FB – compagnie Nathalie Collantes – 80, rue Legendre – 75017 – Paris - fanfarebleme@free.fr



VÉRONIQUE ROS DE LA GRANGE

Le projet : « Délestage en trio 2007 »

Nous avons formé un trio d'improvisation : Véronique Ros de la Grange, danseuse, Jacques Demierre, pianiste et Jacques Michel, acteur. Nous expérimentons des moments d'environ 50 minutes d'improvisation que nous appelons "Délestage en Trio". Nous présentons ces impromptus à un public restreint dans des studios ou des lieux qui ne sont pas des théâtres. Ce public est convié comme un partenaire puisqu'il assiste à une expérience éphémère qui s’invente en direct devant lui. Nous sommes tous les trois du côté des "anciens de nos professions" et il est passionnant pour nous de faire résonner nos expériences et finalement notre histoire singulière dans l'innocence et le vertige de l'immédiateté.



Véronique Ros de la Grange Née en1959 à Casablanca au Maroc, elle a commencé à danser en 1966. Elle a travaillé comme interprète avec Régine Chopinot de 1978 à 1983 et de 1994 à 1995. En 1985 Véronique Ros de la Grange fonde sa Compagnie et depuis elle a réalisé et coproduit une vingtaine de créations. Parallèlement, elle a travaillé comme chorégraphe, partenaire artistique ou interprète avec des metteurs en scène (Adel Akim, Jean Louis Martinelli, …), des musiciens ( Stimhorn…), des chorégraphes (Dominique Boivin…) et d’autres rencontres.



SABINE MACHER

Le projet. flouze, le, blé, (noir) la galette au travail. Un travail qui serait à la fois désagréable et désirable. Après une longue période de travaux plus ou moins solitaires, (j’ai voulu être quelque part, plutôt seule, parfois accompagnée, et cela sans bâtir ni structure ni stratégie) je cherche des croisements avec un grand nombre de personnes, pour la plupart issues du champ de la danse contemporaine et/ou de l’écriture poétique. j’aimerais qu’ils viennent, chacun à sa mesure, se pencher vers ce flou(ze), y jeter une pièce, troubler sa surface, faire un vœu, etc. Inventer une forme à travers laquelle les gens se regardent, mêlent leur travaux, un écheveau de lignes (budgétaires, irreconvertissables, terpsichordes) à tirer regarder de près ce qui semble nous mettre à genoux, en cas de défaut, et ce qui nous tient debout, en cas de présence. Il s’agira d’inventer une forme de représentation qui permet le reflet d’actrices, d’acteurs présents, latents et à venir. Il s’agit d’expérimenter la confrontation concrète avec les monnaies d’échanges que nous manipulons, qui nous manipulent, en public, avec le public.



Sabine Macher. Après une formation littéraire (maîtrise d'allemand), elle s'obstine à la danse depuis 1981. Formation en danse contemporaine avec Josette Baiz, Tandy Beal (Californie), le studio Cunningham (New York), la compagnie Trisha Brown (New York), puis à Paris avec Ann Koren, Odile Duboc, Emmanuelle Lyon (danse classique), et au studio Peter Goss. Travaille le chant de1988 en 1995 avec Kioko Okumura et Barbara Morihien. Stages avec les metteurs en scène Bruno Meyssat, Claude Régy et Pascal Rambert.



PACO DÉCINA

Le projet. Indigo. Pièce pour cinq danseurs, trois hommes et deux femmes qui marque le retour sur scène de Paco Dècina dans une pièce de groupe qui traite de la recherche du chorégraphe autour du thème du spectre.



Paco Dècina est né à Naples, sur les terrasses de Chiaja. Après des études scientifiques, il prend des cours de danse classique et africaine, travaille avec plusieurs compagnies à Rome où il découvre la danse contemporaine et les techniques américaines. En 1984, il s'installe à Paris et devient deux ans plus tard professeur de danse au Conservatoire municipal de Champigny-sur-Marne. En 1986, il fonde la compagnie Post-Retroguardia et obtient en juin 1987 le prix de Chorégraphie de la Ménagerie de Verre avec "Tempi morti", une pièce nostalgique et nonchalante créée pour cinq danseurs (Milan 1987). En octobre 2004, Intervalle est présentée au Théâtre Komedie à Prague, à la suite d’un stage mené par Paco Dècina avec des danseurs tchèques. A l’invitation de l’Ambassade de France au Costa Rica, Paco Dècina travaille à la reprise de Soffio avec les danseurs de l’Atelier National de Danse de San José. Cette version de Soffio, sera présentée à l’occasion du Festival de Las Artes (Teatro la Aduana San José) le 22 novembre 2004.A son retour en France, il finalise Cherchant l’inspiration poétique, création pour le Junior Ballet du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, présenté à Paris en décembre 2004 et en tournée actuellement. Paco Dècina présentera en septembre 2005 au Théâtre Komedie à Prague, une création réalisée avec des danseurs tchèques et slovaques, dans le cadre du projet danse Lab A3, en collaboration avec SESTA (Marie Kinsky).



BORIS CHARMATZ

Le projet : En 2002, Boris charmatz conçoit une pièce chorégraphique en forme de poupées russes, héâtre-élévision, spectacle réduit à un film, lui-même contenu dans un téléviseur présenté au sein d'une installation à l'attention d'un seul spectateur à la fois. En 2006, il reprend héâtre-élévision pour en faire une nouvelle version Quintet cercle.



Boris Charmatz suit une formation à l'école de danse de l'Opéra de Paris puis au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon. Il est engagé par Régine Chopinot pour Ana (1990) et Saint-Georges (1991). En 1992, il est sollicité par Odile Duboc et rejoint la compagnie Contrejour pour 7 jours/7 villes (1992), Projet de la matière (1993), Trois Boléros (1996). Il participe, par ailleurs, à la création de K de E d'Olivia Grandville et Xavier Marchand (1993). En 1992, il fonde l'association edna avec Dimitri Chamblas. Ensemble, ils écrivent et interprètent le duo à bras le corps (1993), puis signent Les Disparates (1994), un solo bicéphale pour un danseur et une sculpture de Toni Grand. Boris Charmatz présente ensuite Aatt enen tionon (1996), pièce verticale pour trois danseurs, puis herses (une lente introduction) en 1997, quatuor pour cinq danseurs et un violoncelliste sur des musiques de Helmut Lachenmann. En 1999, il chorégraphie Con forts fleuve, pièce pour sept danseurs et deux figurants, sur des textes de John Giorno et des musiques d'Otomo Yoshihide. En 2002, il conçoit une pièce chorégraphique en forme de poupées russes, héâtre-élévision, spectacle réduit à un film, lui-même contenu dans un téléviseur présenté au sein d'une installation à l'attention d'un seul spectateur à la fois. Il participe régulièrement à des soirées d'improvisations (récemment avec Meg Stuart, Benoît Lachambre, Steve Paxton, Bernard Lubat, Michel Portal) et poursuit son activité d'interprète, avec Odile Duboc pour Projet de la Matière et Trois boléros, avec Fanny de Chaillé pour Underwear et avec Pierre Alféri pour En Micronésie (avec Jeanne Balibar et Martin Wuttke).En 2003, il a cosigné un livre avec Isabelle Launay : Entretenir/à propos d'une danse contemporaine (co-édition Centre national de la danse/Les Presses du Réel).De 2002 à 2004, il est accueilli en résidence de recherche et de création par le Centre national de la danse où il développe le projet Bocal.



OLIVIA GRANDVILLE

Le projet : Création intimement nourrie de références personnelles aux mythologies théâtrales, Gracieuse décline des figures volontairement privées d’interface psychologique. Les interprètes se présentent grimées des accessoires du spectacle : perruques et tutus mais aussi masques neutres permettent un resserrement du regard sur les corps. Le sens de déploie, circulant librement d’une incarnation à l’autre, d’un interprète à l’autre. Cette année, Olivia Grandville a décidé de pousser plus loin les expérimentations contenues dans Gracieuse avec ses interprètes.

Elle prépare également un autre projet, Commentaires, qu’elle présentera à L’Ircam prochainement.



Olivia Grandville est née en 1964 à Paris. Elle a suivi une formation classique au Théâtre National de l’Opéra de Paris pendant 4 ans avant d’intégrer la compagnie en 1981. Ces années d’interprète au sein du corps de ballet de l’Opéra lui permettent de participer à des créations telles que Les Anges ternis (Karol Armitage), Les Leçons de ténèbres (Maguy Marin), Un jour ou deux (Merce Cunningham), fantasia semplice (Dominique Bagouet), Le Martyre de Saint-Sébastien (Bob Wilson). Elles lui feront également rencontrer différentes techniques : Limon, Graham, Balanchine. En 1988, elle décide de poursuivre une carrière d’interprète contemporaine, et démissionne du Théâtre National de l’Opéra de Paris. Après un bref passage chez Jean-François Duroure (La Maison des plumes vertes), elle entre dans la compagnie bagouet en 1989 et participe aux créations de meublé sommairement, so schnell, jours étranges et necesito. C’est parallèlement à ses années qu’elle commence à réaliser ses propres projets : La Peau du personnage, créé en 1990 en collaboration avec Catherine Legrand, au Festival International de Montpellier Danse ; Nénuphars, créé en 1991 aux Hivernales d'Avignon; Balivernes sur les longues vues, sur des textes de Lewis Caroll, créé en 1992. Elle crée son association, La Spirale de Caroline, en septembre 1991 et s'y consacre entièrement à partir de 1992, date de la fin de la compagnie bagouet. Elle est co-fondatrice de l'association les carnets bagouet et participe plusieurs reprises dont jours étranges en 1997 pour le Dance Theatre of Ireland et so schnell en 1998 pour le Ballet de l'Opéra de Paris. De 1993 à 2003 elle crée une quinzaine de pièces dont certaines sont des performances. En 2002 elle est artiste associée à l'Espace des Arts de Chalon sur Saône.



CHRISTIAN RIZZO

Le projet. Après Autant vouloir le bleu du ciel et m’en aller sur un âne, Christian Rizzo se plonge dans une nouvelle phase de recherche et d’expérimentation pour sa prochaine création.



Christian Rizzo. Chorégraphe, interprète, costumier, musicien, plasticien : Christian Rizzo est un magicien des plateaux en ébullition. Également trublion de génie du paysage chorégraphique. Il est l’illusionniste qui ne cesse de mettre à nu les ressorts de l’illusion, pour les tendre vers plus d’insoupçonné encore. Disposant des espaces savants ou manipulant des colifichets, il pratique la trans-formation comme principe perpétuel d’un étourdissement qui vient défier l’absurde humain.



DANIEL LARRIEU

www.daniellarrieu.com

« Lux », création 2010 pour 9 interprètes



Tissé à partir d’événements traversés ces dernières années sur la perception par le regard, ce travail chorégraphique est une expérience sur le paysage. Je conduis mon regard avec des manières différentes d’appréhender l’espace et le temps. A partir de rendez-vous à l’extérieur, un espace périurbain à St Ouen (2007), un jardin classique à Dijon (2008), un paysage maritime au Havre (2009)… j’ai récolté des images, des danses, commandé des textes. Nous avons joué avec l’horizon, les points de fuite, la perspective ou les modèles de ce que nous nommons le paysage, établi des relations, conversé, varié des propositions chorégraphiques, textuelles et visuelles. Mieux voir, pas plus loin, mais plus intime, plus vers soi. Ce que je propose de voir à présent ne tient pas tant d’une mémoire de cette traversée, mais convoque un ajustement de la vue, un repos, une détente des sens. Maintenant et après quelques années de pratique de la danse et du spectacle, cette aventure là, celle qui consiste à redonner du sens au regard pourrait dérouter. Elle est conçue sans qu’aucune image ne soit choisie comme captive, mais que chaque moment résonne en son endroit dans sa plénitude. Les sons sont pour la plupart issus de ces rencontres avec un lieu, un espace, une poétique de l’instant.

Création à la Ferme du Buisson – Scène Nationale de Marne-la-Vallée dans le cadre de Hors Saison, le rendez-vous danse d’Arcadi. Interprètes : Valérie Castan, Agnès Coutard, Christine Jouve, Anne Laurent, Judith Perron, Jérôme Andrieu, Luc Cerutti, Jonas Chéreau, Olivier Clargé. Direction technique : Christophe Poux ; Scénographie : Franck Jamin ; Lumières : Marie-Christine Soma ; Son : Félix Perdreau ; Régie Lumière : Eric Corlay. Coproduction : Le Manège de Reims – Scène Nationale, La Ferme du Buisson – Scène Nationale de Marne-la-Vallée, le CNDC d’Angers et l’aide à la production d’Arcadi. Résidence de création : La Ferme du Buisson. Avec le soutien de la Ménagerie de Verre dans le cadre des Studiolabs, du CCN du Havre et avec le soutien de la Scène nationale d’Orléans.



Biographie : Chorégraphe connu pour son art du décalage de la perception de l’espace et/ou du temps (pour mémoire, l’une des pièces majeures de son répertoire, Waterproof, se danse en piscine de bout en bout), Daniel Larrieu invite ici à un déplacement, un ajustement du regard. Le but n’est pas de voir plus loin, mais de mieux voir. Fruits d’un patient recollement d’images et de rencontres de différents paysages, urbains, maritimes, périurbains, champêtres, la partition pour neuf interprètes ainsi que la composition sonore suggèrent une expérience paysagère dansée, singulière traversée spatio-temporelle d’un jardin de gestes. Le lux, unité de mesure de l’éclairement, caractérise le flux uniformément réparti reçu par une surface (un lumen par mètre carré). Daniel Larrieu, le temps d’une pièce, se propose de réguler ce flux et d’orienter le sens de notre regard, pour lui redonner du sens. Il est des artistes auxquels on fait confiance les yeux ouverts…



SATCHIE NORO

Le projet : « Fragment », Solo dansé, qui s’inspire du travail avec les femmes du quartier La Fontaine de Brétigny sur Orge, en particulier sur l’empreinte laissé par une culture sur le geste dans le quotidien et du travail entrepris et développé depuis quatre ans avec le vidéaste Hervé Nisic sur le mouvement improvisé de la danse et de la caméra dans un contexte urbain. Sur ce solo, composé d’éléments de danse, de cirque et d’improvisation, l’attention sera porté sur la création d’agrès de cirque à partir d’objets usuels et familiers, ainsi que la possibilité de pouvoir le présenter aussi bien en rue.

La création musicale composé par Fred Costa, sera constituée à partir des enregistrements de la parole des femmes du quartier La fontaine ainsi que de sa musique. Ce solo se construira lors de différentes étapes de travail. Une première étape aura lieu lors de la journée de présentation du projet de quartier le 1er juin 2007 à Brétigny sur Orge.



Satchie Noro Entre 1991 et 1995, elle est interprète et chorégraphe de la compagnie Doorajar Dance & Theater, dirigée par Aari Damas, à Berlin, Amsterdam et New-York. Elle travaille ensuite avec plusieurs compagnies : Françoise Murcia, Andy Degroat, Mié Coquempot, Shiro Daïmon, Blanca Li… Et créera plusieurs pièces Alain Rigout avec qui elle est lauréate villa Kujoyama (Kyoto, "Et maintenant voici que c'est la nuit qui monte…" (1999), "Vercors" pour les îles de Danse (édition 2000), "Le Héron" (2002). Depuis 2002, elle pratique les arts du cirque auprès de Michel Nowak à l'école du cirque des noctambules de Nanterre. Elle commence un travail de recherche mêlant danse et cirque et crée la Compagnie Furinkaï. En 2004, elle est lauréate des jeunes talents cirque avec un extrait du « Cirque de Lola », et crée « Les Jamais Contentes » en 2006 et initie le projet « Volubilis ». Depuis 2003 elle collabore sur le projet vidéo danse « No place to dance » avec le vidéaste Hervé Nisic. Membre du Collectif Suisse de La Dernière Tangente , initié par le peintre Bernard Garo et le musicien Eric Fischer, elle participe à « 9 Pictures for 99 Body Ritual Tales Performance 2005 ».



BARBARA MANZETTI

L'objectif de sa recherche et des nombreuses collaborations est la construction d'un espace suggestif ou espace résonant. Les objets performatifs, éphémères et évolutifs, cherchent à pousser les limites de la représentation, parfois jusqu'à l'embarras. Cela par la proximité toujours recherchée, avec le spectateur, à travers une intimité physique ou comportementale ou par la réversibilité du "rôle" choisi par la performeuse (auteur, acteur, dictateur, spectateur).

LA VIE MATÉRIELLE est un titre intime qui embrasse la globalité de cette recherche en cours et à venir, qui tente de lier l'expérience intime au quotidien du territoire local. Qui cherche à élargir et éprouver le signifiant de certains mots communs et importants, tels que politique, intimité, égalité.

L'écriture de ce projet se fera en présence de la vidéo. Le choix du média a été à une certaine époque influencé par le manque de moyens financiers et a servi, plus récemment, à résoudre le problème du temps, de la liberté d'engagement pour les intervenants.

Mais quand on me pose la question, je dis je suis danseuse, car s'il m'arrive, au cours d'une recherche, de ne pas danser du tout c'est que la pensée qui danse s'est déplacée spontanément vers un autre corps: le corps du film, le corps du texte, le corps du discours, le corps des autres.



Ce chapitre à la Ménagerie s'invente en connivence avec Bruno Marin, artiste français de Bruxelles.



Ce projet a reçu l'aide de la Fondation Beaumarchais.



CATERINA ET CARLOTTA SAGNA

Nuda Vita







Compagnie Caterina & Carlotta SAGNA



Chorégraphie

Caterina Sagna et Carlotta Sagna



Interprétation

Alessandro Bernardeschi, Tijen Lawton, Carlotta Sagna, et Caterina Sagna.



Texte

Roberto Fratini Serafide



Création lumière

Philippe Gladieux



Création costumes

Alexandra Bertaut



Conception sonore et musicale

Arnaud Sallé



Régie générale

Frank Condat



Administration, production et diffusion

Bureau Cassiopée



Production déléguée

Al Dente



Coproduction

Arcadi, La Ménagerie de Verre-Paris, Biennale de la Danse de Lyon, Festival d’Automne à Paris, Théâtre de la Bastille–Paris, L’Espal scène conventionnée Le Mans, Centre Chorégraphique National Roubaix Nord-Pas de Calais et RPF/RED Reggio Emilia Danza – Aperto Festival (IT).

La compagnie a été accueillie en résidence de création à la Ménagerie de Verre dans le cadre du studiolab, au CCN Roubaix Nord-Pas de Calais, à la Ferme du Buisson, Scène nationale de Marne la Vallée et L’Espal, scène conventionnée – Le Mans et a bénéficié d’une mise à disposition de studio au Centre National de la Danse –Pantin.



La compagnie Caterina & Carlotta SAGNA est soutenue par la DRAC Ile de France - Ministère de la Culture et de la Communication - au titre de l’aide à la compagnie.





Création 1er et 2 octobre 2010 _ Biennale de la Danse de Lyon



Notes d’intentions



Nuda Vita est un simple dialogue à quatre, de quatre personnes simples (c’est-à- dire simplement horribles) qui, parlant de tout et de rien, soudain – et de manière inexplicable – se mettent à danser, la chose la plus anormale du monde dans la situation la plus normale (ou bien est-ce le contraire ?).

Il s’agit donc de cela : d’une conversation banale entre amis (complices, co-

auteurs, amants, membres d’une même famille, ou bien tout à la fois, dans une confusion un peu suspecte des degrés d’intimité). On parle de tout et de rien. De choses belles et justes, mais aussi de choses horribles et tout aussi justes, qui comme des grains de sable enrayent un peu, à peine, le mécanisme de tout ce joyeux papotage. La danse elle-même comme un petit imprévu parmi d’autres : le moyen le plus naturel de dire les choses ou le plus naturel de ne pas les dire.

Mais tout dans Nuda Vita est si merveilleusement fluide qu’on se demande ce qui pue autant derrière tant de camaraderie, et si ceux qui parlent – ou dansent – perçoivent cette puanteur ; ou si la puanteur est tellement intrinsèque à leur nature qu’ils peuvent littéralement danser dessus sans que ce soit un scandale ; si ce qui est le plus sale ce sont les ordures ou le fait de s’en débarrasser tous les jours.

Qu’est-ce que nous excluons de nous ? Qui excluons-nous ? Qu’y a-t-il de plus exclusif que d’être totalement exclus ? et exclus par qui ? Ou exclus de quoi ? Exclus pourquoi ? On peut en parler. Et s’en distraire. Et extravaguer.





Cette pièce où le comique côtoie le tragique, traite de l’exclusion. Exclusion que l’on subit et à son tour on provoque, en une chaîne qui se reproduit dans un cercle vicieux.

L’éducation familiale, le contexte social, l’éthique collective issue de notre milieu sont le socle de notre comportement.

Nous croyons avoir une pensée autonome, mais le plus souvent nous répliquons inconsciemment les valeurs qui ont fait de nous ce que nous sommes dans un désir instinctif de satisfaire les habitudes du « troupeau ».



Les quatre personnages proviennent du même contexte, peut-être sont-ils frères et sœurs, et ils ont grandi dans un milieu qui mélangeait joie et cruauté. Ils ne distinguent pas les notions de bien et de mal, leur mentalité est innocente est candide. Ils sont attachants et nous apparaissent familiers.



Les propos et les faits qui émergent des dialogues sont vidés de toute cruauté parce que les personnages n’en ont pas la conscience et ils ne peuvent donc pas être de mauvaise foi.

Ils deviennent monstres uniquement aux yeux de ceux qui les regardent, qui à leur tour inévitablement comparent ces façons d’agir à celles de leur contexte.

La marginalisation subie par les quatre personnages et qui se reproduit à l’intérieur du groupe, les laissant à jamais seuls, n’est que le miroir en plus grande échelle, de l’isolement de chacun quand il voit l’autre, le différent, comme un ennemi.



Extraits



(…)

(Ils entrent tous. Petite pause, tendue, puis ils éclatent de rire. N.B dans le

dialogue qui suit Alessandro parle avec les trois femmes mais elles ne parlent pas avec lui)



Ale Mais qu’est-ce qui s’est passé, vous allez me le dire?

Cat (presque en même temps) Mais qu’est-ce qui s’est passé, tu vas me le dire?

C Un mec m’a palpé les fesses, voilà ce qui s’est passé.

Ale Ben, il y a pas de mal?!

T (presque en même temps) Ben , il y a pas de mal?!

C Parle pour toi.

T Il était craquant au moins?

Cat Un déchet humain...

Ale Comme tout ce qui s’agite là-dedans...

T Heureusement que maintenant on est dehors.

Ale Tu as eu une sacrée trouille, hein ?

C Il m’a foutu une trouille bleue ce con.

Cat Voilà ce que c’est de parler aux inconnus...

C On croirait entendre maman...

Cat “Qui dort avec les chiens se...

C ...réveille couvert de puces”, eh oui...

T C’est un peu ta faute, non, quelle idée de venir dans un endroit pareil à

moitié nue?

C Tu voudrais que je m’habille comme une bonne soeur, c’est ça, non mais tu es barjo ou quoi ?!

Ale Il y a des gens, il vaudrait mieux faire comme s’ils n’existaient pas.

T L’ignorer. Voilà ce qu’il fallait faire. Mettre un mur. Moi d’un côté, toi de

l’autre.



(À partir de maintenant les répliques d’Alessandro deviennent une sorte de

monologue, interrompu de manière presque aléatoire par les répliques des trois femmes)



Ale Tu veux que je retourne à l’intérieur?

Cat Ce type-là, il y a quelques années, on lui aurait appris à vivre.

Ale Si tu veux je retourne dedans et je le massacre, je le réduis en bouillie, je

l’anéantis. Je l’entraîne aux chiottes ...

C Mais on est des grandes dames.

Cat Qu’il crève, c’est tout ...

Ale Je m’enferme aux chiottes avec lui, je le tabasse à mort, je lui fais avaler

l’eau de la chasse...

T C’était une autre époque.

Cat On savait mieux se défendre.

Ale …Comme au bon vieux temps. Et puis je lui crève les yeux...

T Bon, je voulais pas le dire, mais moi... (elle sort un couteau de sa poche)

Cat Sainte Vierge, tu l’as encore sur toi ?

C Range-le vite, on pourrait nous voir...

Ale Je l’ouvre en deux, avec ce couteau. Je lui arrache le coeur, qui bat encore. Je le découpe en morceaux, comme au bon vieux temps, et je jette les morceaux un à un dans la cuvette. Après je brûlerai ses vêtements...

Cat Et quelqu’un pourrait se faire mal...

Ale Je nettoierai le sang avec du papier toilette et après je jetterai le papier

toilette plein de sang dans la cuvette du chiotte...

C Moi j’ai arrêté de sortir armée.

Cat Parce qu’on ne peut pas être les seules à se taper le sale boulot.

Ale Je lui couperai le zizi et je le ferai disparaître, ça lui apprendra à palper les fesses de ma femme...

T C’est vrai.

C Tout à fait vrai.

Cat Les gens doivent apprendre à se défendre.

T Sinon on est exclu.

Ale Je ne garderai que le cœur, et je l’apporterai à maman pour son anniversaire, comme au bon vieux temps, et on se fera beaux, et on se parfumera, et on sortira tous ensemble, Caterina, Carlotta, Tijen et Alessandro.

Cat Je pense à maman.

C Quoi?

Cat Rien. Juste un peu de nostalgie passagère. (Elle fait un geste comme pour chasser quelque chose) C’est fini.

Ale Et on ira danser et au milieu de la piste je te palperai les fesses et tu riras...

T On y va? (faisant le geste de chasser des insectes) C’est plein de bêtes ici.

C (faisant le geste de chasser des insectes) Sales bêtes.

T C’est que moi j’ai le sang doux.

Cat (faisant le même geste) Eh oui, beaucoup de sang.

Ale Et tu riras et on dansera, dansera, dansera...

T C’est parce qu’on est sous la lumière, il vaut mieux aller là-bas.

C Non là-bas il fait noir et j’ai peur.

T T’inquiète pas, nous sommes là, on a le couteau.

Ale Et on dansera, et tu riras, et on dansera, dansera, dansera dans la lumière stroboscopique qui bat comme un cœur en folie, et on dansera dansera.

Cat Venez, on se casse.



(…)









Ale : Alessandro

Cat : Caterina

C : Carlotta

T : Tijen









La compagnie Caterina & Carlotta SAGNA





Caterina et Carlotta Sagna ont, depuis leurs débuts, alterné travail en collaboration et individuel. Enfants elles apparaissaient ensemble dans plusieurs chorégraphies de leur mère, Anna Sagna, elle-même chorégraphe et pédagogue.

Regard exterieur ou co-direction sur certaines pièces, leur parcours est intiment lié.

Caterina et Carlotta partagent la même vision au niveau de l’organisation du travail, basé sur l’échange plutôt que sur l’accomplissement de fonctions spécifiques, ce qui les mène naturellement à se réunir aujourd’hui au sein d’une même compagnie, témoignant ainsi de leur envie de rendre officielle une situation déjà existante.



Avec cette nouvelle création, Caterina et Carlotta Sagna désirent poursuivre leurs questionnements autour de la place de la danse à côté des mots.



Le théâtre et le texte dans les œuvres chorégraphiques de Caterina Sagna et de Carlotta Sagna ont toujours tenu une place importante.

Une place différente selon les spectacles : parfois le texte se détache des parties dansées de façon très nette (La Testimone, Tourlourou) comme pour indiquer l’impossibilité d’approfondir certains thèmes avec un seul moyen d’expression ; parfois ils s’entremêlent et l’on passe d’un moyen d’expression à l’autre de façon fluide et inaperçue (Basso Ostinato, Oui oui, Pourquoi Pas En Effet) de sorte à oublier les frontières entre geste et parole, abstraction et narration.



Malgré ce rôle important du texte, le travail des Sagna demeure profondément de la danse contemporaine. La danse dans leurs pièces est toujours mise en valeur et enrichie par les mots.

L’approche du texte est une approche de chorégraphe ou de danseur : sur scène les mots sont traités de la même manière que les mouvements.

Même les pièces où le texte prend beaucoup de place (Ad Vitam, Heil Tanz !) restent essentiellement des pièces de danse qui laissent une place centrale à un travail minutieux sur le corps, sa tenue, ses tensions et relâchements, expansions, déséquilibres, petits tremblements…



Dans leur travail, la danse n’est pas traitée dans un but purement esthétique, mais elle interroge la relation spécifique qu’elle entretient avec la narration. Pour elles, la narration n’est pas attachée à une histoire précise, donc elle n’est pas strictement narrative, mais elle est émotionnelle ou thématique. Selon l’argument de la pièce, la danse peut tenir la place centrale du propos à partir duquel le discours se construit (Relation Publique), ou bien elle peut se développer pour cacher, substituer, amplifier, censurer, distraire, démentir le propos tenu.

Ces diverses options peuvent également cohabiter au sein de la même pièce, alors l’option choisie peut amener le public à percevoir la proposition de façon contradictoire, absurde, parfois déroutante ou drôle de l’ensemble du spectacle.

Dans Nuda Vita la danse apparaît là où la parole doit se taire, elle apparaît pour faire taire les mots. Elle les remplace, explique à leur place, ajoute. Elle amplifie, elle améliore (ou empire), elle distrait.



L’équipe de Nuda Vita



La pièce est chorégraphiée par Caterina Sagna et Carlotta Sagna. Les sœurs seront aussi sur scène, accompagnées par Tijen Lawton et Alessandro Bernardeschi.

Tijen Lawton a déjà travaillé avec Carlotta Sagna au sein de la Needcompany, dirigée par Jan Lauwers, dont elle fait partie depuis 12 ans. Elles ont collaboré entre 1997 et 2004.

Alessandro Bernardeschi a rencontré Caterina Sagna en 1992, à l’occasion de la création de Le sommeil des malfaiteurs et depuis 2000 participe à chaque projet de Caterina.

Le quatuor travaillera sur un texte original écrit par Roberto Fratini Serafide, auteur et dramaturge qui à déjà collaboré avec la compagnie pour les spectacles Sorelline, Relation Publique, Heil Tanz !, Basso Ostinato et P.O.M.P.E.I..

La création lumière sera confiée à Philippe Gladieux, collaborateur des deux sœurs depuis 2003.



Caterina Sagna



Elle commence comme interprète dans la Cie Sutki de Turin, sous la direction de Anna Sagna. En 1980, elle rejoint la compagnie de Carolyn Carlson au Théâtre La Fenice de Venise et elle participe aussi à plusieurs créations de Jorma Uotinen.



En 1987, elle fonde la Compagnie Nadir et s’engage alors dans un cycle qui durera dix années, de pièces trouvant leurs origines dans les livres comme Les Bonnes de Jean Genet pour la pièce Lemercier en 1988 (duo qu’elle interprète avec sa sœur Carlotta Sagna), La Voix humaine de Jean Cocteau (1989), Lenz de Georg Büchner (1990), le Journal intime de Franz Kafka pour la pièce Quaderni in ottavo (1991), Les Elégies de Duino de Rainer Maria Rilke pour Le passé est encore à venir (1993), ou encore les Ecrits de Paul Valéry pour La

migration des sens (1995). La seule exception de cette période est Isoi (1994), spectacle sur la similitude réalisé avec sa sœur Carlotta Sagna.

Cette première phase, caractérisée par une introspection du regard, se conclut en 1999 avec une trilogie composée par les solos Cassandra (sur le texte de Christa Wolf) et Esercizi Spirituali (d’après Ignazio de Loyola, recréé en 2007 et interprété par la chorégraphe), et le duo La Testimone, créé avec sa sœur Carlotta Sagna sur des textes originaux de Lluïsa Cunille.



En 2000, Caterina Sagna fonde en Italie l’Associazione Compagnia Caterina Sagna

Commence alors une autre période avec la création de la pièce La Signora (2000), qui fait apparaître un visage inédit de la chorégraphe, celui de l’humour et de l’ironie.

Suit la pièce Transgedy - solo pour Alessandro Bernardeschi créé en 2001 au Festival d’Avignon pour le Vif du Sujet. Dans la même année commence sa collaboration avec Roberto Fratini Serafide sur la pièce Sorelline – créée en 2001 d’après Les Quatre filles du docteur March de Luisa May Alcott. Dès lors, il signera la dramaturgie et les textes de l’ensemble de ses pièces.



En 2002, elle crée avec sa sœur Relation Publique et reçoit la même année le prix SACD « Nouveau Talent Chorégraphique ».

Après avoir présenté la pièce Heil Tanz ! (2004), elle base en 2005 sa compagnie à Rennes où la pièce Basso Ostinato (2006) est créée dans le cadre du festival Mettre en scène du TNB (Théâtre National de Bretagne). Elle y reçoit le “Grand Prix du Syndicat de la Critique” pour la saison 2006-2007.



En 2006 elle participe au projet NACHTSCHADE / NIGHTSHADE / BELLADONNE / NACHTSCHATTEN dans lequel des artistes contemporains - tels que Vera Mantero, Eric De Volder, Alain Platel, Wim Vandekeybus, Claudia Triozzi, et Johanne Saunier - sont amenés à chorégraphier des numéros de strip-tease.

En juin 2008 elle crée la première fouille de la pièce P.O.M.P.E.I. à Naples dans le cadre du Napoli Teatro Festival Italia, avant de présenter la deuxième fouille en novembre au Théâtre Garonne à Toulouse.



En janvier 2010, elle part au Vénézuela afin de transmettre la pièce La Signora à trois interprètes du Rio Teatro Caribe, Caracas.

Invitée par le CCN de Roubaix, Caterina Sagna participe, aux côtés de Malou Airaudo et de Carolyn Carlson, au programme de Present memory, présenté en février 2010.







Carlotta Sagna



Elle a suivi une formation de danse auprès de sa mère, Anna Sagna elle-même

chorégraphe et pédagogue à Turin. Puis à l’Académie de Danse Classique de Monte-Carlo et à Mudra à Bruxelles.

Puis Carlotta a dansé dans plusieurs créations de Micha Van Hoecke, avec la Compagnie L’Ensemble, avec Anne Teresa De Keersmaeker et Rosas, et dans les pièces de Caterina Sagna.

Elle s’oriente ensuite de plus en plus vers le théâtre, rejoint en Italie la compagnie théâtrale La Valdoca de Cesare Ronconi, avant d’intégrer, en 1993, Needcompany dirigée par Jan Lauwers.



Elle est interprète dans toutes les pièces de Jan Lauwers et signe les chorégraphies de Caligula (il s’agit d’un solo, «une danse pour organes internes» les pieds et les mains de la danseuse paraissent effacés), de Morning Song et de Needcompany’s King Lear.

En 2000 elle joue dans DeaDDogsDon´tDance/DjamesDjoyceDeaD, spectacle de Jan Lauwers pour deux comédiennes et onze danseurs du Ballett Frankfurt.



Carlotta Sagna continue son chemin auprès de Needcompany et joue dans Goldfish Game, long métrage réalisé par Jan Lauwers. Deux ans plus tard, Jan Lauwers crée No Comment, quatre monologues pour comédiennes et fait appel à Carlotta pour interpréter le rôle de Salomé.

Avec sa sœur Caterina Sagna elle a créé La Testimone, duo dansé et joué sur des textes originaux de Lluisa Cunillé; puis Relation Publique où elle joue son propre rôle de sœur/co- chorégraphe. Elle accompagne la pièce de Caterina Heil Tanz en prenant en main la direction d’acteur.



Avec le soutien de Needcompany, elle a créé en 2002 sa première pièce A , où elle met en scène Lisa Gunstone et Antoine Effroy dans leurs propres rôles de danseurs/comédiens habiles et maladroits, où humour et tragique se côtoient.

La SACD et le Festival d’Avignon 2004 lui proposent de participer au « Sujet à Vif » avec une pièce courte et lui laissent le choix d’être interprète et/ou auteur. C’est à cette occasion qu’elle appelle Jone San Martin et écrit pour elle une sorte d’hymne à l’interprète Tourlourou. Le rôle sera repris par Lucy Nightingale en 2005 puis par Satchie Noro depuis 2009.

En 2005, elle s’installe en France et crée sa compagnie. Elle crée en février 2007, une nouvelle pièce pour 4 interprètes Oui, oui, pourquoi pas, en effet ! qui interroge le rapport à la mémoire, le croisement des générations, la transmission et l’alternance entre l’acceptation et le refus de nos racines. Elle crée en janvier 2009, le solo AD VITAM dont elle est également l’interprète. Elle y elle pose la question des limites du normal et du pathologique, décompose et remet en question la frontière entre les deux…

Elle a collaboré avec l’écrivain Olivia Rosenthal sur une forme courte Petite pièce avec Olivia présentée en avril 2009.

En février 2010, Carlotta Sagna signe à nouveau un solo pour Jone San Martin, C’est même pas vrai, y explorant l’étrange scission entre vérité et mensonge.

Depuis septembre 2009, Carlotta Sagna et sa sœur Caterina Sagna ont décidé d’unir leur compagnie respective pour poursuivre leur travail commun et ont ainsi fondé la compagnie Caterina & Carlotta Sagna. Cette nouvelle collaboration commence avec la création de Nuda Vita (titre provisoire) qui aura lieu en octobre 2010 dans le cadre de la Biennale de la

Danse de Lyon.



Elle a travaillé avec l’écrivain Olivia Rosenthal sur une forme courte Petite pièce avec Olivia présentée en avril 2009. Elle prépare actuellement un solo pour Jone San Martin, qui sera créé en février 2010.



En septembre 2009, forte de leur complicité artistique, Caterina & Carlotta Sagna ont uni leur compagnies respectives pour poursuivre leur travail commun et fondent la compagnie Caterina & Carlotta SAGNA.







Tijen Lawton



Tijen Lawton est née à Vienne de père britannique et de mère turque. Elle a suivi une formation de danse et de musique, entre 1984 et 1988 à The Arts Educational School à Londres puis, à la London Contemporary Dance School. En 1989, elle suit pendant un an un

programme d’échange avec la prestigieuse Juilliard School à New York.

En 1992, elle rejoint Emma Carlson & dancers puis en 1996 vient à Bruxelles pour y travailler avec Pierre Droulers : Les Beaux jours (1996), Lilas (1997) et Multum in Parvo (1998).

Pendant ce temps, elle signe également ses premières chorégraphies : Les petites formes (1997), qui comprend Je n’ai jamais parlé, Les Beaux Jours et Plus fort que leurs voix aiguës (1998).



En 1998, elle commence sa collaboration avec Jan Lauwers - Needcompany en Belgique en tant qu’interprète pour la pièce Caligula (solo notamment chorégraphié par Carlotta Sagna) et de Morning Song (1999). Depuis elle est interprète et chorégraphe pour la Needcompany et a notamment participé aux spectacles de Grace Ellen Barkey : Few things (2000), AND (2002), Chunking (2005), the Porcelain Project (2007) et de Jan Lauwers : Needcompany’s

King Lear (2000), Images of affection (2002), No Comment (2003) LaChambre d’Isabella (2004), Le Bazar du Homard (2006), La Maison des cerfs (2008).







Alessandro Bernardeschi



Toscan d’origine Alessandro Bernardeschi a fait ses études au D.A.M.S de Bologne et y présente une thèse sur « La nouvelle danse française des années 80 ». En 1990, il s’installe en France pour travailler avec le chorégraphe Paco Dècina et est interprète dans les pièces Vestigia di un corpo, Ciro esposito fu vincenzo et Fessure. En 1996, il intègre le Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne dirigé par Catherine Diverrès où il collabore à la création des pièces Fruits, Stances et Corpus. A Bruxelles il rencontre la chorégraphe Karine Pontiès et participe aux pièces Negatovas, Les Taroupes et Brucelles.

Il travaille également avec Marco Berrettini, Mauro Paccagnella et François Verret (Ice).

Depuis 2000, il collabore avec Caterina Sagna dans toutes ses pièces : La Signora, Sorelline, Transgedy, Relation publique, Heil Tanz !, Basso Ostinato et P.O.M.P.E.I..

Il donne aussi régulièrement des cours de danse et stages de composition chorégraphique.







Roberto Fratini Serafide



Après des études à l'Ecole Normale Supérieure de Pise en Théorie Théâtrale, Robert Fratini Serafide devient assistant et co-dramaturge du chorégraphe Micha van Hoecke de 1995 à 1998. Il crée ses propres spectacles à Palerme en 1997-1998 avec la compagnie Substanz.

Il est professeur de théorie de la danse à l'Université de Pise depuis 2002 ainsi qu’au Conservatoire Supérieure de Danse de Barcelone depuis 2003.

Il donne aussi des conférences sur l’histoire de la danse et écrit des articles de théorie de la danse dans des revues italiennes et étrangères.

Il est également l’auteur de Nodo Parlato, recueil de poèmes édité en 2000 chez Crocetti en Italie.



Depuis 2001, il travaille avec Caterina Sagna comme dramaturge et auteur des textes de scène des pièces Sorelline, Relation Publique, Heil Tanz, Basso Ostinato et P.O.M.P.E.I..



CLÉMENCE COCONNIER

Trapéziste, Clémence Coconnier insuffle dans son corps en l’air des principes de mouvement de la danse contemporaine – poids et rapport à la pesanteur, conscience du corps interne et de ses lignes énergétiques.

Pour MUE,l’écriture gestuelle a pour thématique dynamique le PLI :

Plis du corps, plis dans le corps, concaves, courbes, replis et lignes qui tracent une autre anatomie du mouvement en l’air, se dépliant et ce faisant créant d’autres plis, insoupçonnés : le corps est infini dans ses plis.



RAPHAELLE DELAUNAY

Compagnie Raphaëlle Delaunay

Après Jeux d’intention joué en 2006, Raphaëlle Delaunay vient de monter sa compagnie et travaille sur sa prochaine création : Vestis.

Le spectacle sera créé en mars 2008 aux Antipodes’08 puis au Théâtre National de Chaillot en avril 2008.



Vestis

Chorégraphie Raphaëlle Delaunay

En utilisant le vêtement comme révélateur de nos pulsions les plus intimes, Raphaëlle Delaunay inverse peu à peu les logiques d’observation qui consistent d’ordinaire à ne s’intéresser aux vêtements que pour ce qu’ils produisent comme images artificialisées du corps. En observatrice exigeante, elle s’intéresse au corps à travers ce qu’il noue comme dialogue social dans une culture qui préfère les accessoires à la représentation de l’intime. Les images éphémères qui émergent de ces représentations du corps s’étirent dans le temps. Elles s’installent, s’effacent progressivement, reviennent encore, démontrant qu’il est impossible d’exister sans nouer un dialogue entre les histoires du passé, son actualisation dans le présent et ce qu’il laisse présager du futur. Vestis est une pièce sur la fragilité et sur la vulnérabilité provoqués par ces allers-retours permanents entre soi et la manière dont on s’expose, dont on décide d’apparaître vers l’autre ou pas. Une pièce qui tisse et détisse les différents mode de relation aux autres – incarnés par le trio de la danseuse, de la costumière et du chanteur - et leurs rapports au pouvoir. Une exploration forcément violente et émouvante qui invite le spectateur à éprouver son propre corps en lien avec la culture et la société qui le façonnent.

Alexandra Baudelot



MANU LASKAR

Photo : Alain Declercq (Courtesy Michel Blazy)

« Maîtres Anciens » – Création 2009 – Cie 1 AM

Maîtres Anciens est une pièce dont la création a débuté par des essais de pénétration totale de certaines œuvres d’Art dans des lieux divers. Ces visions fantasmées ont été filmées et vont maintenant se confronter à une chorégraphie inspirée du slowburn, du slapstick et du contact, à un roman du célèbre dramaturge autrichien Thomas Bernhard et à une installation vibratoire à partir de Jean-Sébastien Bach subwoofed.

Manu Laskar est poète, acteur et vidéaste. Il réalise en 2007 au Palais de Tokyo Shanti Shanti, une performance inspirée du Kama Sutra pour deux corps nus et des pluies de pigments. Il réalise également The Shower Stuff, performance créée pour l’espace de douches de la Ménagerie de Verre et présentée au festival Les Inaccoutumés. Il fonde en 2009 la Cie 1 AM.



www.1AM.fr



FABRICE MERLEN

Fabrice Merlen est lauréat de la bourse « Lavoisier » du Ministère des Affaires Etrangères qui lui permet de mener une formation spécifique en improvisation et en composition chorégraphique auprès d’Alwin Nikolais et de Murray Louis à New York en 1992 et 1993.

Il est titulaire du Certificat d’aptitude aux fonctions de professeur de danse contemporaine. Il est diplômé de la formation Supérieure en Culture Chorégraphique dirigée en par Laurence Louppe.

Il danse pour Alwin Nikolais et Murray Louis à New York en 1993; Dominique Porte à Montréal en 2001, Françoise et Dominique Dupuy dont il est assistant sur le projet W.M.D. en 2005 et 2006 ; Nathalie Pernette et Nadège Macleay en 2006.

En 2001, il cofonde la Compagnie F(x) avec Damien Dreux et cosigne les projets Triptyque (2001-2004), Chercheur d’air (2005) et Tout dépend de la manière dont on regarde les choses (2006) avec lesquels ils obtiennent l’aide au projet 2005 et 2006 de la D.R.A.C. Ile-de-France – Ministère de la Culture et de la Communication.





BENOIT BRADEL

Benoît Bradel est acteur, metteur en scène et vidéaste.

A partir de 1988, il réalise ses premiers films courts et en 1994, il signe sa première mise en scène et fonde la compagnie Zabraka. Depuis 1995, il a collaboré comme vidéaste, avec plusieurs metteurs en scène et chorégraphes sur une quinzaine de spectacles, notamment avec Jean-François Peyret avec lequel il réalise neuf créations entre 1995 et 2002.

Spectacles

In a Garden et Nom d’un chien d’après Gertrude Stein, 1994 créé au Théâtre National de l’Odéon. In a Cabaret pour le Cabaret 2 des Lucioles - TGP Saint-Denis et TNB, 1997.

Blanche Neige Septet Cruel (Robert Walser) créé au Théâtre Garonne en 1997. Cage Circus, Inventorio d’après John Cage créé à l’Aire Libre au Théâtre de la Cité Internationale.

L’Invention de la Giraffe, un spectacle et un film écrits avec Yves Pagès, créés à la Maison de la Culture de Bourges en 2004. Napoli Express, écrit avec Anne-James Chaton, joué au CCN de Montpellier, aux Bernardines et Montevidéo à Marseille, Ménagerie de Verre et Aire Libre, 06/07.

Films, sons, installations Créations images :

54 x 13 de Jacques Bonnaffé 2000, Les chasses du comte Zaroff de Mathieu Bauer/Sentimental Bourreau 2001, Masculin, pluriel de Christian Bourigault 2002, Drames brefs (1) d’Etienne Pommeret 2003, et Body time de Tomeo Verges 2006

Studiolab

Le passage dans Studiolab a été pour moi l'occasion d'un travail de reprise d'un projet : Napoli Express qui s'est joué en mars avril 2007 à la Ménagerie de Verre à l'occasion du festival Etrange Cargo, en trio et avec un dispositif sonore lumineux et visuels complexes. J’ai souhaité l’envisager dans une forme plus simple et plus légère. Il a fallu donc chercher les moyens de conserver la force du projet en réduisant l’importance de la lumière et de la diffusion sonore et chercher comment le plateau pouvait se partager à deux et non plus à trois.

Ce travail de dépouillement a pu se dérouler sereinement à la Ménagerie.



MATHIEU BOISLIVEAU

http://lesephemeresreunis.com/

Les Ephémères Réunis (formation à géométrie variable) est un collectif de comédiens - metteurs en scène, ayant suivi la même formation au conservatoire d’art dramatique du Grand Avignon, sous la direction de Pascal Papini et d’Eric Jakobiak. Nous sommes liés par une même exigence et une même dynamique théâtrale. La compagnie fonctionne sur le principe d’un collectif d’artistes réunis autour du spectacle vivant, éphémère. Le collectif se compose de huit membres actifs qui proposent et développent les projets artistiques et gèrent l’administration de la structure. Le projet « T.D.M 3 » selon Mathieu Boisliveau: « J’ai commencé à travailler sur l’écriture de Didier-Georges Gabily en 2003, au conservatoire d’Avignon. J’ai aimé ses textes qui n’allaient pas de soi, qui me faisaient rire et me brutalisaient parfois. J’ai aujourd’hui le désir de réunir une équipe de six comédiens et de travailler avec eux pour raconter au mieux la pièce, au public. »



Didier-Georges Gabily est né en 1955. Il était écrivain, auteur dramatique, metteur en scène et directeur du Groupe T’chan’G. Didier-Georges Gabily meurt brutalement en août 1996. L’œuvre de Gabily est emplie d’humanité. L’auteur questionne en permanence l’humain et son rapport à l’autre. Il met en acte le monde et ses dérives, l’amour et la violence des hommes. C’est un théâtre sensible qui offre un espace de parole à ceux qui ne l’ont plus, aux « sans voix » : « - tous ces êtres qui forment aujourd’hui la grande majorité de notre monde, les laissés pour compte, tous ces citoyens du monde qui ne peuvent faire entendre leur voix, tous ceux qui reste en bas. »

Mathieu Boisliveau : «Après avoir lu le roman de Moravia et vu le film de Godard, je me suis aperçu que le mépris était un sentiment caractéristique de notre époque. Aujourd’hui le mépris est partout, il définit nos rapports au monde et à l’autre, il est là : en amour, en politique, vis-à-vis de la planète, de la consommation, de la répartition des richesses, de l’art et de ses représentations… Monter T.D.M 3, c’est mettre en acte la violence des hommes dans leur impossibilité à vivre ensemble, dans leur incommunicabilité, dans leur quête effrénée du profit et du pouvoir. Un théâtre radicalement citoyen contre la dictature des caméras et du tout image, contre la perte du sensible et du sens. »

Historique du collectif :

-Actuellement : Baal Texte de Bertolt Brecht Mise en scène Jean-François Matignon Création en mars 2009 au théâtre Benoit XII en Avignon Reprise au Festival Off d’Avignon à La Manufacture Actuellement en tournée

-Juillet 2009 : Lecture de Thésée, la première époque de Gibiers du Temps trilogie de Didier-Georges Gabily à La Maison Jean Vilar, Festival d’Avignon

-2008 : Travaux autour de L’enfant froid Texte de Marius Von Mayenburg Mise en scène Samia Mendil Résidence de travail à La Friche de la Belle de Mai, Marseille

-2007 : Le cabaret baroque impromptu Montage de textes et de chansons Création collective Création aux Trois Pilats d’Avignon, reprise au Festival Off d’Avignon, La Fabri’K Théâtre

-2006 : Comment dieu baise la main de la débauche humaine, pour ne pas dire plus… d’après Lautréamont Création aux Trois Pilats d’Avignon, reprise au Festival à La Fabri’k Théâtre -2006 : God on the beat, montage de textes en musique, cabaret électro Création aux Trois Pilats d’Avignon, reprise à La Cogite à Jay -2006 : Verre l’au-delà, montage textes de Didier-Georges Gabily Création au Conservatoire art dramatique d’Avignon, reprise au Festival Les Nuits de L’enclave à Valréas.



VANESSA LE MAT

Projet « Les collectionneurs »



Les collectionneurs interrogent les différents modes de perception du corps, le rapport frontal qu´engage le dispositif-plateau et tente pour cela de réunir plusieurs « collectionneurs » où le corps réfléchit tour à tour différentes modalités de présence possible.

Cette Walking Series est axée sur l´étude et les liens possibles entre les procédés de l´écriture chorégraphique et l´idée de collection.

Une collecte d´interprètes ? d´idée, d´objets, d´œuvres d´art, d´amateur d´art, de mouvements ?

Chaque action, succession de mouvements activés par les interprètes constitue une collecte, un corps agissant.

Un tissu chorégraphique ? Une carte mobile de succession de mouvements ? Visible, invisible ?

Pouvons-nous réfléchir à une forme de cohérence entre ces deux activités ?

Le corps n est-il pas en quelque sorte un corps collectionneur ? Collector ?

Collectionneur de sens, de mouvements, de mémoires, d´états de lieux internes ?



Née en 1976, Vanessa Le Mat vit et travaille en Suisse et Allemagne de 1994 à 2006. A partir de 2003, parallèlement à son travail d´interprète et collaboratrice aux cotés de

William Forsythe, elle initie des projets et diverses collaborations constituant une dynamique plurielle : Scarlett W– installation (2003), Synapse – short movie commande de ARTE

(2004), Frame – vidéo installation (2005), Enlightened Bodies – installation (2006) et elle développe des collaborations avec d´autres artistes pour des films, objets chorégraphique

ect. A cette période, elle suit des cours à la Staedel Schule (Ecole d´art, Francfort).

Fin 2006, elle s´installe et travaille à Paris. Elle fonde le collectif Cherrycab (interventions dans la sphère muséale) avec Prue Lang (2006).

En décembre 2010, elle présentera MY DEER/Cabinet des Figures au Centre National de la danse (création en résidence), en coproduction avec le Centre national de la danse,

Fondation Beaumarchais (bourse danse) et le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles Ile-de-France (1ere aide au projet).



KATHLEEN REYNOLDS

Photo: Michäel L'heureux

Photo montage dossier : Catherine Krunas

Kathleen Reynolds et la Cie AMBITRIX

Kathleen Reynolds a collaboré depuis 1985 aux différentes créations de Josef NADJ: Canard Pékinois, Effet Boeuf, Les 7 Peaux de Rhinocéros, Comédie Tempio, La Mort de l'Empereur, Les Échelles d'Orphée, Poussières de Soleils, Asobu pour la Cour d'Honneur au Festival d'Avignon(2007). En 1993 elle crée un solo pour les Îles de Danse, “Celui qui ne Vient”. En 1995 elle participe à la création de Bernardo MONTET, Opuscules,puis en 1997-2000, création collective, Filao par les Colporteurs avec Antoine RIGOT et Agathe OLIVIER, spectacle de cirque contemporain. En 2001-2002, reprise du spectacle de Bernardo Montet “Dissection d'un Homme Armée”. En 2002 elle crée la structure Ambitrix, et un spectacle pour 3 interprètes, “Tea Leaves for Trout”. La même année, elle intègre la Cie de Catherine DIVERRES. Elle y collabore à plusieurs projets de la chorégraphe: Cantieri, Echo et Solides. En 2007, elle démarre la création du deuxième volet de son triptyque “Wet”, par le tournage d'un film documentaire, « Kathleen et Marta ». Film produit par Playfilm et Mezzo.

Elle est actuellement en création d'un spectacle à mettre en Scène au TNB avec la Cie Kassen K.



Son projet, triptyque chorégraphique s’appelle « Wet ».



Ses Partenaires éventuels : CCNRB, CCNT, Théâtre de L’Espal au Mans, Festival « Corps Manifeste » à Rouen et la Ménagerie de verre Paris.



ELIE HAY

Photo: Ines Moreno

"I like him and he likes me" est au départ le projet filmique de trois vidéos déclinant trois états de corps en situation : la bagarre, l'amour, la fête. Le film est la matrice d'histoires dans lesquelles la caméra est l'autre, le regard qui donne la matière de la situation, un spectateur fantasmé en somme. Elie Hay est danseur, chorégraphe. Lorsqu'il réalise ces vidéos, il les imagine comme la matrice d'un moment qu'il est possible de jouer sur scène, une vidéo scénario en somme. Bien qu'indépendants les uns des autres ces trois "modules" forment ensemble une fresque qui affirme le corps, sa concrétude, sa résistance, comme le socle des possibles. Flirtant avec l'imagerie du combat de rue ou du film pornographique, Elie hay affronte pourtant le cliché pour le dépasser et invente dans la masse un langage, un espace singulier, que l'on peine au final à catégoriser. Tout en léchant le pop, le baroque, le romantisme ou le vulgaire les formes qu'il invente ne relève pas d'une catégorie simplement identifiable. Elie hay signale l'espace complexe où une individualité du geste peut surgir, là aussi où la rencontre peut advenir et pourquoi pas le politique se réinventer. 

Biographies

Elie Hay, de nationalité franco-écossaise, est né à Châteauroux en 1983. Après avoir commencé la danse classique à 17 ans à l'Ecole Nationale de l'Opéra de Sofia tout en suivant des études de piano, il se dirige vers la danse contemporaine et suit des stages avec Mathilde Monnier, Mark Tompkins, ou encore Alain Buffard. Il réalise à la même époque ses premières performances, photos et vidéos. Diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure de Danse Contemporaine d'Angers sous la direction d'Emmanuelle Huynh, il travaille actuellement avec Gisèle Vienne, Christophe Haleb, Jonathan Capdevielle, et a approché les travaux de Raimund Hoghe et Yves-Noël Genod.

Lorenzo De Angelis, après avoir pratiqué diverses formes de danses, suis une formation au CDC de Toulouse puis à l'école Nationale supérieure de Danse contemporaine d'Angers. Tout en développant ses propres recherches, chorégraphiques, plastiques et culinaires, il participe au projet KAF à Berlin en collaboration avec la formation Exerce à Montpellier, et travaille avec le metteur en scène Pascal Rambert et le chorégraphe Antonin Ménard.



TOMÉO VERGÈS / CIE MAN DRAKE

Photo: Laurent Philippe

Idiotas, titre provisoire création 2008

Pièce pour 5 interprètes-Direction artistique : Toméo Vergès-Collaboration artistique : Véronique Petit-Scénographie : Olivier Mendili, Toméo Vergès-Lumières : Leandre Garcia-Espace sonore et régie son : Thomas Fernier-Costumes : Sophie Hampe-Régie générale et régie lumières : Olivier Mendili-Gestion de tournée, administration de production : Catherine Drouillet Administration, production, diffusion : Amelia Serrano

Avec : Julien Fouché, Marc Lacourt, Sandrine Maisonneuve,Alvaro Morell, Toméo Vergès



L’origine du mot Idiot est double. Il peut d’une part signifier simple, particulier, unique et d'autre part, ignorant, inculte, sot…



Lors de la prochaine création de Man Drake, je désire explorer diverses figures de l'idiot et le rapport que celles-ci pourraient entretenir avec le monde d'aujourd’hui. Créer des frictions/fictions, en juxtaposant des contradictions et en faisant se confronter tragique et comique, réel et virtuel. Explorer l'idiotie, le burlesque, comme légitime défense, comme réponse à la violence qui nous entoure. Ni tout à fait clown, ni tout à fait mystique, il s'agira pour chacun des interprètes d'aller explorer sa propre idiotie. Un voyage hilare, quand il n'est pas... effrayant.

Toméo Vergès



"regardez moi bien !

je suis idiot, je suis un farceur

je suis un fumiste

regardez moi bien (...)

je suis comme vous tous !"

Tristan Tzara



Coproduction (en cours) :

La Cie Man Drake / La Rose des vents – Scène nationale de Villeneuve d’Ascq / Le Théâtre de l’Espace – Scène nationale de Besançon / le Réseau Escales Danse en Val d'Oise grâce à la participation du Conseil Général du Val d'Oise et de la DRAC Ile-de-France /le CCN de Créteil au titre de l’accueil studio. Avec l’aide financière de l’ADAMI.

Avec le soutien du Théâtre à Châtillon, et pour la mise à disposition de lieux de répétitions : de L’Atelier de Paris-Carolyn Carlson, de L’animal a l’esquena à Celrà-Girone (Espagne), du Parc et Grande Halle de la Villette et de La Ménagerie de Verre. La Cie Man Drake est subventionnée par la DRAC Ile-de-France / Ministère de la Culture et de la Communication.



MIÉ COQUEMPOT

photos©Jean Goussebaire

K622 / 2E2M

Projet : JOURNAL DE CORPS Pour 6 danseurs Chorégraphie : Mié Coquempot, Musique : distribution en cours, Images/Scénographie : Natacha Nisic, Régie Générale : Christophe Poux

JOURNAL DE CORPS

L’attestation du soi est le corps. Comme un autre, comme un nouveau territoire, par des axes casuels, grossis, morcelés, soi l’explore activement, le questionne incidemment, pour lui appartenir, pour l’incorporer. JOURNAL DE CORPS est un journal intime, progressant dans une logique compilatrice, celle-ci, au parcours déconcertant, exprimera la relation qui se dessine entre soi et son corps. Chaque jour le corps semble identique mais méconnaissable. Pour se re-connaître, soi doit rencontrer l’autre. Soi mettra en jeu les relations possibles entre corps par des actions comme : lier, tendre, tenir, soutenir, correspondre, répondre, toucher, glisser, caresser, pincer, rouler, frapper, malaxer, mélanger, découvrir, soulever, mesurer, peser, gonfler, tomber, porter.

Ce spectacle mettra en jeu les corps dans des contextes de visibilités variables pour révéler un entier incohérent, pluriel, contrasté, vivant comme « soi ».

JOURNAL DE CORPS est un développement chorégraphique de l’œuvre filmique :

« A table(s) » (2005) de la plasticienne Natacha Nisic, réalisée lors d’une collaboration avec Mié Coquempot à Chamarande en 2005. Cette œuvre a questionné le corps comme un objet culinaire. Le corps s’y manifeste comme une matière à organiser, à traiter, à modeler, à explorer, à composer, dans des traitements et des vues inattendues. C’est de cette expérience que va naître et se développer l’écriture chorégraphique de « journal de corps »

Biographie :

La carrière d’interprète de Mié Coquempot s’étend de la Steeping Out Jazz Dance Compagny (dir. Brigitte Matteuzzi/1988), à Friends (dir. Rheda Benteifour/1990-1991), Peter Goss Dance Compagny/1991-1994), Cie Mi-octobre (Serge Ricci/1991-1994), le centre Chorégraphique National de Tours (Daniel Larrieu/1994-1998), le Centre Chorégraphique National de Belfort (Odile Duboc/1998-1999), et le Wien Tanztheater (chor. Simon Frearson 1999).



LORENA DOZIO ET JOAO FERNANDO CABRAL

Qui a besoin de réalité ?

Un projet du Collectif dos Bagaceras

Création et interprétation Lorena Dozio et Joao Fernando Cabral

DE LA RECHERCHE

Réduire l’importance de la vue dans la perception de l’environnement et de la place du corps.

Envie d’eteindre la lumière et de continuer à regarder ; comme s’il fallait « se mettre les yeux à l’envers », pour pouvoir agir différement.

Chercher « l’œil-chair », le corps de l’œil, pour rendre le regard présent.

Notre axe de recherche s’inscrit dans cette relation entre la perception du moment présent - espace et temps que nous entoure - et le rôle de l’imagination dans cette perception.

Ainsi, l’occupation du corps, le goût pour l’expérimentation et la récolte de matières et de paroles sont présentés comme des actions vécues afin d’investir cet espace entre imaginaire et vie quotidienne et non pas utilisés comme moyen d’explication ou de visibilité du travail.



Soutien pour les residences et le prêt de studio :

- le Centre National de Danse Contemporaine - CNDC d’Angers, le Point Ephémère, le Centre National de Danse – CND / Pantin, l’ Accademia Schellero et la Menagerie de Verre / Studiolab



Bios

Danseurs chorégraphes, Joao Fernando Cabral et Lorena Dozio se sont rencontrés en 2005 au CNDC d’Angers, où ils ont suivi pendant un an la formation Essais, afin de développer la recherche chorégraphique de leurs travaux personnels.

Interprète au Brésil pendant plusieurs années, Joao Fernando Cabral, afin d’amplifier son champ de recherche, en 2003, va étudier la création en danse en Allemagne et puis en Hollande. En 2005, il intègre la formation Essais au CNDC d’Angers, où il realise des projets qui sont presentés d’abord à Angers et puis à la Fondation Cartier, au Centre d’Art de Quimper et à Lieu Unique – Nantes. En mars 2007, avec la subvention du Programa Rumos Itau Cultural Dança – SP, il crée le solo ‘Mania de ser profundo ou porque eu parei de jogar o futebol ?’ à Sao Paulo. Ce travail a été créé avec la collaboration de Benoît Lachambre et Lorena Dozio et le soutien de la Menagerie de Verre. Actuellement, il développe ses projets au Brésil et en France et collabore avec des artistes comme Thierry Bédard, Daniel Perrier, Elida Tessler, etc.

Lorena Dozio, danseuse et artiste chorégraphique suisse italienne, après ses études universitaires dans les arts du spectacle et ses experiences professionelles en Italie, elle vient en France pour continuer sa formation en danse contemporaine. En 2005/2006 intègre la formation Essais au CNDC d’Angers. Elle a présenté le solo Est-ce que tu peux te déplacer de quelques millimètres au Lieu Unique de Nantes, au Centre d’art de Quimper et à La Fabbrica à Locarno (Suisse). Elle a accompagné le travail de Joao Fernando Cabral, elle collabore avec des compagnies (Karim Sebbar, Cie Chavirage) et continue sa propre recherche avec un nouveau solo, Sphénix (vidéo et performance).







LATIFA LAÂBISSI

photo: Y.N. Genod

« HISTOIRE PAR CELUI QUI LA RACONTE »

Création 2008 de Latifa Laâbissi

Nous pourrions commencer par une fiction sur la préhistoire.

Purs fantasmes ? Mauvais rêves !

Des femmes et des hommes montent un univers tendu entre jeu et rituel, inquiétant et comique, un montage d’actions simples, ségrégations ou blocs d’un seul tenant. Le récit est troué, traversé par des temps hétérogènes, sources parfois très éloigné, récit historique, références anthropologiques, cinématographiques. Ils dansent. Ils se partagent l'espace, se livrant à des saynètes bar bar bar. Une chanson se répète, une ritournelle, un hymne, une berceuse. L’action est en crise, l’espace en voie d'être décentré, menacé par un principe d'instabilité. Le récitant forme une conférence.Le meneur de jeu tiens les ficelles. Le faiseur de son rythme des actions. Le sujet tel Sisyphe prolétaire des dieux. Total black out-Where is Beckett ? Un discours-Des cris ou des gémissements-Un chant-Des paroles en anglais…

Latifa Laâbissi


Latifa Laâbissi débute la danse contemporaine en France avant de poursuivre sa formation au studio Cunningham à New York. Depuis 1990, elle travaille comme danseuse et chorégraphe. Elle collabore comme interprète pour Jean-Claude Gallotta, Thierry Baë, Georges Appaix, Loïc Touzé, Jennifer Lacey et Nadia Lauro, Boris Charmatz. Elle crée L’âme et le corps duo et To Play (1998) en collaboration avec Yves-Noël Genod, Phasmes (2001), I Love like animals (2002). Elle cosigne Love (2004) avec Loïc Touzé, initie Habiter (2005), projet édité sous la forme d’expositions, Distraction (2006) en collaboration avec Isabelle Launay et Laurent Pichaud et chorégraphie le solo self portrait camouflage (2006). Elle enseigne dans différents contextes : universités, écoles d’art, écoles d’architecture, centres chorégraphiques.



OLIVIA GRANDVILLE

Point d'orgue 3 de Olivia Grandville, François Chaignaud & Fanny de Chaille, créé dans le cadre de la conception des Points d'orgue 1,2,3,4,5 de Yves Godin, présentés aux Inaccoutumés 2008.

Olivia Grandville mène actuellement un travail autour de la figure de Maurice Lemaître, membre du groupe d’avant-garde lettriste et fondateur de la revue de référence Ur. Amorcée avec les auteurs de L’Art TangentMichel Jacquelin et Odile Darbelley aux Informelles(2008), Olivia Grandville poursuit à la Ménagerie de Verre sa recherche autour de cette danse «hypergraphique et infinitésimale» avec François Chaignaud et Fanny de Chaillé dans le dispositif d’Yves Godin. Avec eux, elle propose une nouvelle interprétation de la Fugue mimique n°1de Maurice Lemaître enrichie d’extraits du Premier Sonnet Gesticulaire– ballet crée en 1959 au Théatre Récamier – et de textes théoriques de Maurice Lemaître et Isidore Isou. «En plus des partitions exactement notées de son mime et de son ballet, Maurice Lemaître nous offre les réflexions d’un chorégraphe qui se pose des problèmes constamment neufs. Au passage, il comble une lacune de l’histoire du mime, et dans son «Manifeste pour une pantomime à anecdote surréaliste», nous démontre qu’un inventeur peut non seulement ouvrir les voies de l’avenir, mais aussi revivifier les étapes négligées d’un passé proche» C’est en ces termes que l’éditeur Jean Grassin , présente «la danse et le mime ciselants» parut en 1960 dans sa collection Lettriste. Le recueil contient également une préface d’Isidore Isou intitulée La danse et la pantomime de l’Antiquité aux lettristes. Il y affirme: «La plus importante rénovation qui ait jamais eu lieu dans l’histoire de la chorégraphie ou du moins depuis Isadora Duncan, s’est exprimée pour la première fois avec Le manifeste de la danse ciselante d’Isidore Isou parut en janvier 1953 dans la revue musicale.» Bouleversée par une telle révélation, il m’a semblé incontournable de me plonger dans l’étude de ce qui semble être une étape décisive et injustement négligée de l’histoire de la chorégraphie.»

Olivia Grandville, août 2008

Une proposition d’Olivia Grandville / Avec François Chaigneau, Fanny de Chaillé, Olivia Grandville / Chorégraphie: Maurice Lemaître / Textes: Isidore Isou et Maurice Lemaître / Son: Fanny de Chaillé.

Repères biographiques-

Olivia Grandville est née en 1964. Elle a reçu une formation classique à l’École de danse du TNOP et intègre en 1981 le corps de ballet. Entre 1981 et 1988, date de sa démission, elle a l’opportunité de traverser, outre le répertoire classique, des œuvres de Balanchine, Limon, Cunningham, de participer aux créations de Maguy Marin, Dominique Bagouet, Bob Wilson, etc. En 1989, elle rejoint la compagnie Bagouet et participe à toutes les créations jusqu’en 1992. C’est là qu’elle commence à mener des projets personnels qui mettent en jeu une esthétique combinatoire et place le corps au centre d’un réseau de relations avec d’autres modes d’expressions: texte, son, image. En 2004, elle crée Comment Tairequi inaugure une période de recherche autour de la captation du geste dans un environnement de traitement de son. Sa dernière pièce My Space(2008) est le second volet de ce travail.





SIDONIE ROCHON

Projet de recherche cie anonyme

Portraits-autoportraits avec des miroirs pour outils. Nos pistes pour faire son autoportrait au miroir, en dansant :

-La longue tradition de l’autoportrait avec miroirs dans l’histoire de l’art de Rembrandt à Michelangelo Pistoletto en passant par Marcel Duchamp.

-Les difficultés à accomplir la tâche de s’observer dans un miroir tout en bougeant, à s’affirmer tout en étant mis en pièces par la fragmentation de ses reflets dans plusieurs miroirs ainsi que par des miroirs leurres (trompes l’œil, reflets d’autres présences et de hors champ). Être à la fois ce qui est vu et ce qui se voit, l’observateur et l’observé tout en donnant plusieurs directions à l’espace.

-L’introduction de la parole et les jeux d’aller-retour sur ce qui creuse ou comble l’écart entre le dire et le faire, les commentaires, les annonces de ce qu’on va faire ou pas, de ce que l’on aurait pu (dû) faire, les descriptions partielles et partiales, les questions sur ici et ailleurs. Les protagonistes : la recherche débutera avec deux danseurs (Stéphane Fratti et Sidonie Rochon) auxquels se joindront à chaque résidence un danseur nouveau (jusqu’à cinq maximum). Il y aura toujours un manipulateur de miroirs.

Sidonie Rochon

Après une formation itinérante de dix ans entre plusieurs disciplines et l’Inde, l’Angleterre, la Hollande et les Etats-unis, elle se fixe en France à la fin des années soixante-dix. En France, Sidonie Rochon danse pendant près de quatre ans dans le groupe MA (Hideyuki Yano). Depuis elle mène une recherche personnelle, toujours à la marge des tendances du moment. À la fin du siècle dernier, elle a introduit la parole dans son travail qui, dans tous les cas, part toujours du corps.





SYLVAIN PRUNNENEC

Gare !

se compose de trois soli créés entre février 2009 et l'automne 2010. Si chacun de ces soli peut être présenté isolément, ensemble ils formeront un programme disponible à l'automne 2010 :

- Love me, love me, love me, d'une durée de 20 minutes, a été créé le 20 février 2009 au théâtre de Vanves dans le cadre du festival Ardanthé. - Psycho killer, d'une durée de 20 minutes, sera créé le 24 novembre 2009 à l'Espace Pasolini, à Valenciennes, dans le cadre du festival Next. - la création de Respire, d'une durée de 15 minutes est prévue à l'automne 2010.

Ce projet prend place dans un nouveau cycle de travail qui s'attache à rendre lisible dans le corps les chemins pas toujours très ordonnés des émotions et des sentiments – ces émotions, ces sentiments, compris comme des signes, des manifestations conscientes ou non de notre rapport à l'autre et au monde. Dans chacun de ces soli, j'ai choisi d'aborder un thème qui mette en jeu la confusion des sens, des états émotionnels limites ou une hypersensibilité : le dépit amoureux, le crime barbare, l'extase sexuelle. La danse, la voix et une certaine forme de pantomime (volontiers burlesque) sont les modes d'adresse employés pour la composition de ces trois pièces. L'attention portée aux costumes est essentielle. Ils donnent des indices sur le type de fiction, le type de présence en jeu dans chacun des soli.



Love me, love me, love me…

court essai chorégraphique sur le dépit amoureux Créé à Vanves le 20 février 2009 dans le cadre du festival Ardanthé. Chorégraphie et interprétation : Sylvain Prunenec Costume : Eric Martin Lumière : Guillaume Tesson Chansons : Wild is the wind (1957) de Dimitri Tiomkin, Ned Washington et I put a spell on you (1956) de Sceamin'Jay Hawkin. Love me, love me, love me sont les premiers mots de la chanson Wild is the wind. Je les entends comme une prière ou plutôt un encouragement à aimer, à s'aimer l'un l'autre, les uns les autres, mais peut-être aussi soi soi. Et je m'amuse, moi danseur sur le plateau, me rêvant danseur de flamenco, à chantonner ces vers là au public. Je m'amuse à croire qu'on ne m'aime pas. Je perds pied. Je me suicide. On m'exécute. Les frappements rythmés des talons sur le sol me recentrent, me donnent une visée



Psycho Killer

Création le 24 novembre 2009 à l'Espace Pasolini de Valenciennes, dans le cadre du festival Next. Chorégraphie et interprétation : Sylvain Prunenec Costume et assistanat à la chorégraphie : Eric Martin Lumière : Guillaume Tesson Musique : Songs de Sébastien Roux, Extraits chantés : Le tour d'écrou de Benjamin Britten



En 2005, j'ai été frappé par un documentaire animalier (Mzima, haunt of the riverhorse) sur les hippopotames où l'on voit un mâle commettre un infanticide. La bonhomie apparente de l'animal, sa soudaine rage, sa folie destructrice et les coups de museau désespérés de la femelle-mère à son petit assassiné sont autant d'images d'une violence inouïe qui peuvent faire penser à de rares faits divers de société ou à d'antiques tragédies.

J'ai ensuite trouvé dans Le procès de Gilles de Rais de Georges Bataille (Gilles de Rais, maréchal de France, compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, jugé et condamné à mort pour le viol et le meurtre de dizaines d'enfants) et dans Le tour d'écrou, de Benjamin Britten, de quoi alimenter et préciser le propos de ce solo. De ces trois sources ressortent la figure de l'ogre criminel assoiffé de sang, celle de l'enfant assassiné, sacrifié, et celle de la mère protectrice et désemparée.

Dans la scène finale du Tour d'écrou, le jeune enfant Miles est prié par sa gouvernante de dire le nom de son persécuteur, Peter Quint dont le fantôme exerce sur l'enfant une influence néfaste. Lorsqu'enfin, il le nomme : « Peter Quint, you devil ! », le fantôme disparaît et l'enfant meurt dans les bras de sa gouvernante. Dans Psycho killer, je navigue entre les trois « personnages », ces trois figures, passant sans crier gare de l'assassin à la victime ou au témoin impuissant. Je n'interprète pas chacun de ces personnages successivement. Ils se fondent plutôt dans une même présence multiple traversée par des intentions ou des émotions contraires.



Respire

Création prévue à l'été ou automne 2010 Chorégraphie et interprétation : Sylvain Prunenec Costume, scénographie et assistanat à la chorégraphie : Eric Martin Lumière : Guillaume Tesson Musique : Sébastien Roux Dans cette pièce, je souhaite traiter de l'extase sexuelle, « extase » pris dans le sens de l'égarement de l'esprit, d'être hors de soi. En même temps, cet état s'accompagne d'une excitation physiologique interne du corps et d'une hypersensibilité de sa surface. Dedans et dehors se fondent. Contrairement aux deux premiers soli, ici le visage et ses expressions s'effacent. Chaque parcelle du corps peut devenir une zone érogène. La respiration (halètement, soupir...) et la répétition obsédante des mouvements (frottements, frappements...) me font passer de gestes très suggestifs à l'abstraction la plus totale. J'ai proposé au compositeur Sébastien Roux de collaborer à la création de ce troisième volet. J'ai été fasciné par l'écoute de ses Songs : des mélodies, ritournelles jouées à la guitare et retraitées (découpées, ré-articulées). Ses créations plus récentes mettent souvent en jeu la présence de voix humaines lisant ou décrivant un paysage, des sons réels et électroniques, des drones (bourdons extatiques ?). Sébastien Roux déploie par sa musique très organique, mais non dénuée d'humour, des univers sonores quasi cinématographiques.



la danse

Où commence et où finit le corps de chacun ? Loin d’être l’enveloppe d’une identité définie, le corps tel que nous l’explorons est poreux, nomade, constamment débordé par son propre mouvement, dispersé par des dynamiques hétérogènes. Il est le support d'une identité singulière et multiple à la fois. Au travers de lectures, de choses vues ou entendues je collecte des mots, expressions qui peuvent devenir des consignes de travail, d'exploration de certaines qualités gestuelles ou de présences, par exemple : encourager ses mains pour le travail remarquable qu’elles produisent, rêver d’être un danseur de flamenco, ressentir la douleur d’une vache, suivre la voie du où, suivre la voie du quoi, bouger l'espace afin que l'espace nous bouge, faire une danse grandiose, etc... En fonction du thème de la pièce, certaines de ces consignes sont abordées et choisies. Par ailleurs, certaines notions, explorées dans de précédentes pièces, comme la dissociation et la dé-coordination des différentes parties du corps (Effroi - 2003 et Redoux - 2004), la segmentation du mouvement lui-même (Lunatique - 2006 et About you - 2008) sont encore présentes mais à l'état de traces colorant une écriture chorégraphique pour un corps régulièrement confronté à sa nature fragmentée.



la voix, la pantomime

Dans Oleg Mimosa (2006), solo adapté de la pièce Room de Deborah Hai, j'ai fait l'expérience du chant dans une pièce chorégraphique. Je continue ce travail en abordant différents styles de musique en fonction des besoins d'une pièce et de mes capacités. Ainsi, dans le solo Love me, love me, love me, deux chansons d'amour, standards américains des années cinquante, sont intégrées à la pièce. Quelques répliques et un chant d'enfant tirés de l'opéra de B. Britten sont inclus dans Psycho killer. Je souhaite développer ce travail vocal, incluant bribes de chansons, onomatopées, souffles. Il ne s'agit évidemment pas de transformer le programme “Gare!” en un tour de chant. Mais plutôt d'utiliser ces mélodies, ces sons comme des éléments dynamiques participant, au même titre que le geste ou le mouvement dansé, au rythme global de la partition. Mais aussi comme des vecteurs de sens pour qu'à certains moments le propos soit très clairement identifié. Il en va de même pour les séquences dites de pantomime : une succession de morts violentes (pendaison, noyade, défenestration, exécution) dans Love me, love me, love me, un inventaire de crimes odieux dans Psycho killer. Ces séquences donnent à voir, sur un mode distancié, des évènements qu'il me semble impossible de traduire par le mouvement dansé. En les traitant sur ce mode volontiers burlesque, on évite aussi le trop plein de pathos. En alternant ces moments de danse, de chant ou de pantomime, sans soucis de logique narrative, on montre l'objet de la représentation sous différents angles, avec différentes focales. Une sorte de puzzle qui prend progressivement corps et cohérence.



Sylvain Prunenec a été interprète pour Odile Duboc, Dominique Bagouet, Trisha Brown, Hervé Robbe, Loïc Touzé, Boris Charmatz. Il a participé à la création de "O,O" de Deborah Hay (2006) et rejoint Olga De Soto pour la pièce Incorporer ce qui reste ici au cœur (2007).En juillet 2008 au Festival d'Avignon (sujet à vif), il danse dans Trois cailloux mis en scène par Didier Galas, avec Laurent Poitrenaux. Il est interprète dans la dernière pièce de Christian Rizzo L’oubli toucher du bois (2010)



Au cinéma, il tourne dans Jeanne et le garçon formidable (1998) d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau, et dans le film de Jean-Paul Civeyrac, Toutes ces belles promesses (2003).



Depuis 1995, au sein de sa compagnie, l’association du 48, Sylvain Prunenec crée ses propres pièces souvent en collaboration avec des musiciens : Verso Vertigo (Fondation Cartier, 1996), Bâti (Centre Georges-Pompidou – les solitipi, 1998) avec Fred Bigot, musicien électronique, La Finale (Ircam, Festival Agora, 2002), Fronde Ethiopia (Montpellier Danse, 2002) avec Françoise Rivalland, percussionniste.



Depuis 2000, il a tissé des collaborations avec des artistes africains, notamment la compagnie de danse éthiopienne Adugna et la compagnie congolaise Les Studios Kabako, de Faustin Linyekula. Ils ont créé ensemble Si c’est un nègre / autoportrait (chorégraphie de Faustin Linyekula) pour le Vif du Sujet au festival d’Avignon (2003) et développé un projet entre l’Ethiopie, le Congo et la France intitulé KinAddis / Chantiers chorégraphiques (2004-2005). Il est lauréat de la Villa Medicis Hors les murs (2002) pour un travail de recherche en Ethiopie.



En résidence au Forum culturel, scène conventionnée de Blanc-Mesnil, il crée deux pièces sur le thème du corps démembré : Effroi, solo (2003), et Redoux (2004), pour six interprètes, présenté l’année suivante au Centre Georges-Pompidou.

En janvier 2007 au Centre national de la danse, il crée Lunatique, inspiré des travaux du physiologiste Étienne-Jules Marey. About you, pièce pour quatre interprètes créée en 2008, s’appuie sur la décomposition du mouvement.



Il propose des performances, improvisations en extérieur ou dans des centres d’art (FRAC Le Plateau, 2004 ; La Villette 100 Dessus Dessous, 2004 ; Fondation Cartier, 2005 ; La Villette Hors Champs, 2005 ; Barbirey Entre cour et jardins, 2006 ; festival We Want Rock’n Roll lelabo Paris, 2007).



En résidence au théâtre de Vanves (saison 2008-2009), il entame une nouvelle étape de son travail : rendre lisible dans le corps les chemins pas toujours très ordonnés des intentions et des sentiments. Le duo Ouvrez ! est créé en décembre 2008 pour l'ouverture du festival Ardanthé.

Dans le cadre du festival Concordan(s)e en avril 2010, Sylvain Prunenec a collaboré avec l’écrivain Mathieu Riboulet pour la création de Jetés dehors.





NINA DIPLA

« UNE ATTRACTION INVISIBLE »

Duo autour du thème de l’attraction magnétique (Utilise le principe « physique » du magnétisme.) Deux corps (pas forcement humaines) essayent de se orienter à l’espace ,dans une sphère.  Chaque corps a sa propre vie, sa place, existe et évolue dans le temps et dans l’espace. Autant que spectateur on voie que leur mouvements et leur positions sont indèntiques , avec deux qualités opposées :air/léger – terre/lourd , sauf qu’elles ne sont pas conscientes de cela………….. Mais comme la terre /sphère bouge ……leur orientation et leur distance change . Ce changement pertpetuelle et invisible ,presque ,de l’espace les emmène : À une rencontre inévitable. À travers cette rencontre autant qu’il y a une attraction l’espace change : Tout est centré, compact,le duo devient  troublent et sensuel à la fois. Les sens sont plus présents :l’odeur, le goût, la vision, tout. Séparer deux corps emmentés ? Comment …….. ?



Choregraphie : Nina Dipla

Durée : 35-40 min

Danseuses : Nina Dipla ,Sophie Luque Ortiz

Musique : Gaspard Claus



Bio:



Nina Dipla est née en Grèce. Après une formation au Centre de Danse International de Rosella Hightower à Cannes, elle part étudier à la Folkwang Hochschule à Essen (1989-1993). En 1994 elle devient membre du Folkwang Tanz Studio et travaille notamment avec Pina Bausch. Depuis 1999, elle collabore en tant qu’interprète avec divers chorégraphes, compositeurs et metteurs en scène. Elle a été assistante chorégraphique au Tanz Wuppertaler Theater (Pina Bausch) pour la reprise du Tannhäuser. Elle a obtenu son diplôme d’État et intervient à l’École d’art dramatique de Cannes en tant que professeur de danse. Actuellement, elle réside à Paris où elle crée la compagnie "Nina Dipla". Elle collabore avec les metteurs en scène Anne Alvaro, Jean Pierre Vincent, Claudia Stavinsky, David Lescot .... Nina enseigne en France et à l'etranger (CND, Menagerie de verre, Conservatoire Superieur de Lyon,CCND Tours, Cie Christiane Blaise, Studio Kelemenis...)



Inspirée de l'enseignement de la Folkwang Hochschule de Pina Bausch, la méthode de travail de Nina Dipla est basée sur la simplicité et la qualité du mouvement. Sa recherche personnelle est basée sur la respiration, l’utilisation du sol, l’utilisation du centre, la suspension, le poids du corps.



STÉPHANE FRATTI

Projet « Magma »

J'ai imaginé le projet Magma pour contrer le processus de déliaison, qui pour moi, marque la société contemporaine. Le principe de Magma est de réunir, dans un espace commun réduit à la limite du possible, des personnes de tout types physiques, issues de milieux sociaux diverses, porteuses d'énergie et de dynamique différentes. Cette réduction de l'espace à un espace vital minimum crée entre les individus une relation d'interdépendance. Ils sont en permanence en corps à corps, ballottés, soulevés, retournés dans une sorte de boule de corps en déplacement. Dans ce microcosme des règles de vie essentielles s’imposent. Chacun à l'intérieur a une partition d'actions à accomplir. La cohabitation va demander des négociations, voire une transformation ou un abandon de l'action.

Magma est une métaphore porteuse d'utopies.



Stéphane Fratti a dirigé sa carrière en parallèle entre la danse et la course de moto. Il a dansé au CCN de Rennes sous la direction artistique de Gigi Caciuleanu, reçu le prix d’interprétation au concours international de Bagnolet, sous une chorégraphie de Santiago Sempere, gagné les’’ 24h du Mans Moto’’ et danse depuis 1998 dans la Cie Anonyme de Sidonie Rochon.



ELÉONORE VALÈRE

Sans en faire une illustration littérale, le concept de Mondes  possibles, terme emprunté à la philosophie Analytique (Wittgenstein,Frege,Russel) en serait le thème de référence. Juxtaposition d'ensembles ou de"mondes", régit par des lois physiques (relation à l'espace, relation à la pesanteur, déterminant le comportant) travail autour de l'idée que le contexte conditionne l'occurence. Evénement et comportements possibles au sein d'un contexte donné.

Ces "mondes sont hermétiques les uns aux autres, la danse est une sorte de fil rouge qui à la fois les traverse, les manifeste et les concrétise. Technicité, authenticité et féminité sont les principaux thèmes servant de base à la nature du matériel chorégraphique créé.

L'objectif de ces période de travail en studio est de monter un solo d'une trentaine de minutes. J’ai constitué cinq groupes de notions dont je me suis servi pour créer de petites parties dansées d'une durée moyenne de 4 minutes chacune. Le contenu de ces groupes de notions a déterminé les quelques paramètres principaux des petites pièces de danse; L'utilisation de l espace , la nature du matériel , le genre chorégraphique (improvisation ou matériel fixe )ainsi que l’état de corps.

Exemple du 2ème ensemble : Aléatoire, dualité et dialogue entre mental et corps, prendre conscience des impulsions présentes à l'intérieur du corps, différer leur manifestation en surface. Des torsions et pauses produites naissent des images expressives que le spectateur associe souvent à des figures stéréotypes. Genre; improvisation développée à partir de certains principes issus de l'"authentic movement" (enseigné par Chrysa Parkison entre autres ) Système de référence ; le système nerveux et squelettique (zone proximale/ distale) Espace : avant scène

Exemple du 4ème ensemble : Sensuel ,rond ,ouvert ,transformation perpétuelle ,concept de la spirale ,féminin. Genre;chorégraphie fixe construite avec une succession ininterrompue de courbes et spirales Système de référence : les organes Espace : cercle ,point ,spirale

En 2004 / 2005, Eléonore Valère était engagée par ULTIMA VEZ compagny dirigée par Wim Wandekeybus.. En 2007, elle Travaille pour William Forsyth pour la piece "Human Writes". En 2008, :Creation de "On friskin" piece pour 6 danseurs pour Tanciskola Ivan Angelus à Budapest( premiere à Trafo en Mai 2008),enseigne au Theatre National de Bordeaux et au Cuvier de Feydeau à Bordeaux,tournée Synfonia eroica de Michele Anne de Mey.





CORINE MIRET

« Un voyage d’hiver »

Un spectacle de Stéphane Olry d’après une expérience de Corine Miret.

 Voilà les beaux moments de ma vie. Ces rencontres heureuses, imprévues, inattendues, tout à fait fortuites, dues au pur hasard et d’autant plus chères (Jacques Casanova de Seingalt, Histoire de ma vie )

C’est l’hiver, dans une ville du nord. Une femme seule, inconnue, s’assoit dans un bar. On la revoit plus tard dans d’autres lieux publics. Elle fréquente les lotos, les réunions de colombophiles, les rencontres de tunning, les vins d’honneur, les travées des stades, les cérémonies de mariages ou d’enterrements. Elle semble oisive, ne pas faire autre chose que d’observer les gens présents. Elle reste sept semaines dans les environs. La veille de son départ, elle organise un dîner avec sept personnes rencontrées lors de son séjour. Ce soir-là, elle leur révèle la raison de sa présence.

De cette expérience, Stéphane Olry et Corine Miret écriront un spectacle.

Corine Miret travaillera sur une partie chorégraphique en cours d’écriture.





VALÉRIA GIUGA

Cabriolet s’inspire du cinema bollywood, ses histoires d’amours mélodramatiques d'une extrême pudeur, ses danses, ses chansons, ses dialogues, tous ces éléments qui dessinent les contours d’un autre rapport au monde. Un monde merveilleux s’expose sous nos yeux. Un homme et une femme, des amants, de futurs époux, bravent ensemble l’adversité afin de prouver au monde la force de leurs sentiments. Puis, tout à coup, sous nos yeux ébahis, cet univers enchanteur craquèle au fil des accidents de langues qu’un traducteur peu zélè, ou mal payé, laisse advenir. De la traduction littérale naissent des langages deroutants. Alors jaillissent des etrangetés de sens; l’image se décolle du son, le texte s’emancipe, la faute grammaticale trouble l’harmonie des gestuelles. L’incohérence de langue désarticule les chorégraphies millimétrées. Dès lors d’autres narrations deviennent possibles. Ce solo porte attention à ces signes (vocaux, gestuels, graphiques), écoute leurs sémantiques et leurs syntaxes et, au travers de leurs circonvolutions, questionne la multiplication des discours amoureux.

Valéria Giuga

Biographie : Valéria Giuga suit une formation de danse classique et moderne (Graham et Cunningham) à l’Académie de Danse de Naples, puis rejoint ensuite la compagnie Aterballetto en Italie. Elle travaille également pour différentes productions lyriques à l’Opéra de Paris. Elle participe au travail de la compagnie ipso- facto-danse depuis sa création (2000), en participant aussi bien aux performances qu'à la création des pièces chorégraphiques. Elle suit la formation ex.e.r.ce au Centre Chorégraphique National de Montpellier dirigé par Mathilde Monnier de janvier à juillet 2004. Entre 2006 et 2007 elle collabore à la création de “Napoli express” pour la compagnie Zabraka de Benoit Bradel, suite à cette rencontre, Valéria prète sa voix pour Questio de Dido, pièce radiophonique d’Anne-James Chaton. Parallèlement elle rencontre Geisha Fontaine et Pierre Cottreau dans la création de “ Je ne suis pas un artiste”.



Depuis mai 2005, elle travaille avec "David Rolland Chorégraphies", jeune compagnie nantaise participant à la création de “ C’est bien d’etre ailleurs aussi”, “les Lecteurs” et la toute nouvelle pièce en cours de réalisation “ Etes vous donc ? ” Création prévue en janvier 2009.







CHRISTOPHE IVES

Les non dupes errent « Autoportrait » Christophe Ives

Avec ce projet, je désire réaliser, interroger ma place d’interprète dans les différents processus de création que j’ai traversés en danse ces dernières années. Je veux construire un autoportrait qui questionne la place de mes pères (mères) dans mon identité chorégraphique. Que m’ont-ils fait ? Que m’ont-ils apporté ? Qu’est ce qu’il m’en reste ? Pour ce faire, je partirai des costumes que l’on m’a attribués. Ces peaux projetées des chorégraphes pour lesquels j’ai œuvré me serviront de base. Je veux les rassembler et les sortir de leur contexte, c’est le moyen que j’ai choisi pour effectuer une nouvelle introspection. Etablir un regard neuf, avec de la distance, remettre en jeu ces costumes, questionnant ma mémoire, mes accords et désaccords, mes désirs et refus.



Danseur et pâtissier,Christophe Ives suit le cursus du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse à Paris,où il interprète les répertoires des chorégraphes Doris Humphrey,Anya Holm,Alwin Nikolaïs,Carolyn Carlson,Jennifer Müller et Félix Blaska. Depuis 1997, il collabore avec les chorégraphes Maïté Fossen, Lluis Ayet, Frédéric Gies,Joanne Leighton. De 1998 et 2001 il interprète cinq créations de Daniel Larrieu . Il est diplômé d’état à l’enseignement de danse contemporaine. Avec Fanny de Chaillé, il crée la performance Le Robert (2000), puis interprète Underwear (2002),Tatata (2005) et Amérique (2006). Avec Martine Pisani, il interprète Slow Down (2000),Bande à part (2004), Hors Sujet ou le bel ici (2006). Avec Alain Buffard, il danse Mauvais Genre (2003) et les Inconsolés (2005).Avec Herman Diephuis, il joue dans Julie entre autres (2008). Pour Boris Charmatz, il reprend Herses une lente introduction (1997)et Otomo, duo extrait de Con Forts Fleuves (1999) et aujourd’hui, Tout Cunningham: chantier.



HÉLÈNE IRATCHET

« Jack in the box »

Conception, chorégraphie : Hélène Iratchet

Danse : Hélène Iratchet et Gaëtan Le Marchand

Assistante à la chorégraphie, costumes, maquillages : Rachel Garcia

Que disent des corps comme mus de l’intérieur sans moteurs extérieurs ? Comment cohabitent des présences qui ne se regardent pas ? Un rythme commun, une pulsation inaudible, une scansion interne les relie pourtant, que le silence donne à entendre. Je choisis pour ce nouveau projet de ne pas considérer l’espace scénique comme un espace à parcourir en tous sens, mais comme la possibilité d’un temps à partager, d’un temps pour contempler, d’un moment où les détails auront la possibilité d’être visible parce que tout va moins vite.











FRÉDÉRIC LESCURE

« OGIVES » (titre provisoire)

Après « l’Autre nom de l’Arc-en-Ciel » baignée par la musique de Pergolèse, qui parlait de conciliation et de consolation, nous poursuivons une démarche qui fonde l’écriture de la danse comme témoignage de l’expérience humaine. La chair de la danse est vouée à exprimer, sans distance, les mouvements du cœur, les tourments de l’esprit, les tressaillements de l’âme. Exprimer au sens ou on exprime une huile, par une pression qui fait sourdre le suc de l’être, la danse comme une onction. Dans une assise d’éternité l’Art roman témoigne de l’immanence du divin ; L’avènement de l’Art gothique ouvre une prise de risque, il propose une élévation, ouvre un chemin et indique l’enjeu et le prix, la violence du combat de l’esprit pour s’élever. Là le grotesque épouse le sacré, Archanges et démons veillent sur les échelles de pierres dressées vers le ciel. Nous retiendrons du Gothique la formidable dynamique des extrêmes qui distendent l’expérience humaine ; de l’angoisse à l’extase, de l’immonde au sublime, de la passion au doute ; des ténèbres à la lumière. Autant de flèches jetées vers les points cardinaux de l’être et du monde. Autant d’enjeux, autant de défis. L’Art gothique met en scène l’étreinte des puissances qui nous pétrissent, il nous impose de nous enrôler et expose les choix : si tu ne t’élèves pas, tu t’abîmes, si tu résistes à l’abîme tu t’élèves. Sans souci d’hagiographie ni de transposition et à cent lieues des caricatures élégantes et des avatars du romantisme nihiliste, nous projetons une œuvre d’aujourd’hui, ancrée dans le présent et habitée par la déflagration de l’expression Gothique. La chorégraphie conjuguera les contraires, explorant les dissonances, étirant les énergies pour faire émerger les ruptures, créant des vides béants d’ou renaîtra le souffle. Nous retrouvons cette recherche chez les compositeurs baltes qui nous inspirent : Erkki-Sven Tûûr, Peteris Vasks, Lepo Sumera ou Onute Narbutaite. Ce projet nous habite depuis longtemps, Isabelle Terracher chante des œuvres du 12ème siècle, Nino Ramos créé des vitraux et nous sommes passionnés par l’architecture des cathédrales ; A travers les vers de Guillaume de Machaut, les prêches de Maître Eckhart, les visions d’Hildegarde de Bingen et de Jérôme Bosch, nous respirons le souffle de la révolution Gothique.



Interprètes : Isabelle Terracher, Mathieu Gefffré, Séverine Bennevault, Fanny Bonneau et Frédéric Lescure, Chant :  Isabelle Terracher, Création lumières : Nino Ramos, Costumes : Agathe Laemmel, Chorégraphe : Frédéric Lescure, Coproduction : Théâtre « la Passerelle » de Fleury les Aubrais, la Cie l’Echappée est soutenue par le Conseil Régional du Centre, le Conseil Général du Val d’Oise, la ville de Sannois.





CHLOÉ DELAUME ET HAUKE LANZ

« Eden matin midi et soir »

Texte: Chloé Delaume

Mise en scène et scénographie: Hauke Lanz

Avec Anne Steffens.

Costume: Dévastée

Musique: Ludo Millet

Création de "Eden matin midi et soir" dans le cadre du Festival Etrange Cargo: Programmation à la Ménagerie de Verre du 24 au 28 mars 2009.

Le projet:

"Eden matin midi et soir" est un work in progress qui sera développé en plusieurs étapes de l’automne 2008 au printemps 2009 à la Ménagerie de Verre. Seuls le début du texte et les lignes directrices seront déterminés en amont du chantier. C’est au cours des séances de travail que la pièce prendra forme peu à peu. Il s’agit ainsi d’un travail collectif et expérimental qui aboutira à une création, où les processus de l’écriture et de la mise en scène vont dialoguer l’un l’autre.

Le synopsis:

Adèle vient de se réveiller, après une tentative de suicide. Ce sont les voix qui la composent, tous ses éclats du Moi qui s’expriment tour à tour. C’est par leur prise de parole que se dessine peu à peu l’histoire d’Adèle, celle d’une femme qui, enfant, a été victime d’un traumatisme. Depuis elle est habitée par la maladie de la mort.

La genèse:

Durant la saison 2006-2007, Hauke Lanz a adapté et mis en scène au Théâtre de Freiburg "Le Cri du Sablier", roman de Chloé Delaume. C’est à la Première de création, "Angstblau", qu’ils se sont rencontrés. A l’initiative du Centre Culturel Français de Freiburg, ils ont ensuite présentés une lecture bilingue, "Le Cri Bleu", dont ils ont également réalisés l’habillage sonore. C’est en travaillant ensemble sur cette performance qu’ils ont décidé de poursuivre plus avant leur collaboration. L’idée d’une création en laboratoire s’esquisse, plutôt que la rédaction d’un texte suivi d’une mise en scène. Le projet "Eden matin midi et soir" voit le jour. C’est après avoir vu "La course nue", court-métrage du réalisateur Benoît Forgeard, dans lequel joue Anne Steffens, qu’ils trouvent la comédienne qui leur semble l’incarnation parfaite du personnage d’Adèle et de ses multiples voix.

Chloé Delaume:

A publié depuis 2000 plus d’une dizaine de livres expérimentaux, dont "Le Cri du Sablier", "Corpus Simsi", "Certainement pas"," J’habite dans la télévision" et "La nuit je suis Buffy Summers". Réalise des pièces sonores, pratique la lecture et la performance.

Hauke Lanz:

Premiers performances et „installations vivantes“ à Berlin. En France, ces dernières années, on a pu voir de lui ses mises en scène comme "Anticlimax" de Werner Schwab, son projet "Erotica Asphyxia" où "norway.today" de Igor Bauersima. En 2008/2009, outre que "Eden matin midi et soir", il mettra également en scène "Les névroses sexuelles de nos parents" de Lukas Bärfuss au Théâtre Paris Villette. Il est lauréat de la villa Médicis hors les murs.

 



VINCENT DRUGUET ET CHRISTINE CHAMPNEUF

Projet « Invitation au Supplice »

Adaptation du roman de Vladimir Nabokov

La compagnie: La compagnie fille de l’Air concentre son travail sur l’adaptation de textes non théâtraux, développant sa propre écriture scénique, se nourrissant de l’apport créatif de ses interprètes, acteurs ou danseurs, de ses collaborateurs et des différents médias convoqués. Elle transpose ainsi au plateau l’univers singulier d’un auteur.

L’origine du projet: Vincent Druguet, danseur, interprète notamment pour Odile Duboc, Boris Charmatz, Fabrice Ramalingom, et Christine Champneuf, metteur en scène et co-directrice de la compagnie fille de l’Air réalise leur envie de confronter au plateau les processus de création de leur pratique respective, au service d’un texte, d’une histoire, d’une écriture. Après une résidence au théâtre du Colombier pour définir l’univers du spectacle, puis l’écriture de l’adaptation, la résidence à la Ménagerie de Verre se concentre sur la « mise en corps » du texte par les interprètes.

INVITATION AU SUPPLICE: La métaphore d’un condamné à mort traduit les errements oniriques d’un artiste tentant de se dégager du chaos du monde pour parvenir à créer son œuvre.

À quoi pense un condamné à mort ? À faire enfin quelque chose de sa vie. Qu’est-ce qu’on me reproche ? D’accrocher la lumière alors que les autres la laisse passer comme un courant d’air. Finirez-vous par me dire QUAND vous me couperez la tête ? Non, démerde-toi tout seul ! Noircis ta page blanche et fais la nique à tes fantômes!

Donc : je m’appelle Cincinnatus, j’ai trente ans, j’arpente ma cellule et dehors c’est l’été. On ne cesse de m’importuner, un directeur fantoche, un bourreau sentimental, une gamine perverse, un simulacre de mère, une épouse nymphomane et tout un personnel grouillant pour orchestrer le tout…Et ma page blanche… Je sais quelque chose… (Propos sur le Spectacle – V. Goupy et C. Champneuf)

Mise en scène : Christine Champneuf / Adaptation : Vincent Goupy et Christine Champneuf / Collaboration Chorégraphique : Fabrice Ramalingom / Interprètes : Catherine Cretin, Vincent Druguet, Pierre Giraud, Christine Wurm / Scénographie : Caroline Ginet / Vidéo : Mathilde Troussard / Environnement sonore : Stéphane Morisse / Lumières : François Chaffin / Costumes : Sally Ruddock-

Soutien : DRAC Midi-Pyrénées, du Conseil Général, de la Région Midi-Pyrénées Coproduction : Scène Nationale d’Albi et l’Espace Apollo de Mazamet. Résidences : Théâtre du Colombier, à la Ménagerie de Verre dans le cadre des Studiolab et au Théâtre de Bligny. Création au Théâtre de Bligny les 24 et 25 octobre 2008.





FLAVIA MEIRELES

“Sans nom tout usage” recherche la relation entre trou et langage où le corps apparait comme effet de cette friction a etrê bouleversé, épuisé, vidé … Il devient un passage de lieux. En s’utilisant des actions, un corps de femme s’ouvre a sa discontinuité et matérialité et cherche des territoires d’expérimentation des sens. Les strategies du travail passent pour les jeux d’associations, l’établissement de rélations contradictoires, la chercher comme “aller autour”. Je veux explorer un corps qui se met en relation et qui réagit a son entour. Le corps, ici, travaillé comme part inachevé. Une possibilité de contact avec l’autre.



Flavia Meireles (1977, Rio de Janeiro) est un artiste de danse. Elle a collaboré aux projets avec les artistes brésiliens João Saldanha, Marcela Levi, Gustavo Ciríaco et Paulo Caldas. Elle fait partie du collectif CORPO REAGENTE qui rassemble des artistes de la danse, des arts visuels et de cinéma. En 2008 elle a été invitée, ensemble avec Marcela Levi, participer aux Artistes dans la Résidence La Casa Encendida Program à l'Alcalá de Henares à l'Université à Madrid où ils ont commencé le projet “les choses parmi les choses”. Elle a été aussi invitée, ensemble avec Marcela Levi, à une résidence, à La Laboral, Gijón, en Espagne, pour travailler sur le même projet. Elle enseigne, avec Gustavo Ciríaco, l'Histoire de Danse à l'École Angel Vianna, Rio de Janeiro.





KAORI ITO

Kaori Ito est née à Tokyo et a étudié le ballet classique dès l’age de 5 ans avec Mr Syuntoku TAKAGI. A 18 ans, elle est reconnue comme la meilleure jeune danseuse par Mr Ryouiti ENOMOTO au St Spot à Yokohama. Elle intègre par la suite l' Université d’Etat de New York, où elle étudie les techniques de Graham, Cunningham, Limon et Horton.

En 2002, elle reçoit le prix de la fondation de la ville de Yokohama dans la catégorie « solo et duo ». De 2003 à 2005, elle danse dans la création de Philippe Découflé, IRIS. En 2005 elle intègre le Ballet Preljocaj (CCN d’Aix-en-Provence) et travaille sur sa dernière création, 4 saisons. Depuis 2006 elle travaille avec James Thiérée pour sa nouvelle création. Un de ses films a été diffusé au centre G Pompidou, et dans plusieurs festivals aux Etats-Unis. Elle a aussi chorégraphiée Clemence Poesy (Harry Potter) pour le prochain film de Olivier Panchot, Sans moi.Elle travaille avec Sidi Larbi Sherkaoui comme assistante pour son film, « Le bruit des gens autour » avec Lea Brucker. Elle a aussi chorégraphiée le spectacle de Edouard Bear. En 2008, elle a mis en scéne Noctiluqie, sa premiere production et elle tourne avec ce spectacle dans le monde. Elle travaille avec Sidi Larbi Cherkaoui.



FABRICE DASSE ET JAC-MICHEL GUIAVARCH

Projet: Rhésus

La Cellule O.I.D. regroupe sur scène un danseur, un mathématicien, un musicien et un écrivain. Chacun tente, en son mode, de restituer par le geste une intuition corporelle, mathématique, musicale, verbale… Il s’agit d’explorer la nature du geste dans la communauté de la scène. Le projet Rhésus se concentre sur la production d’un geste d’écriture, découlant d’une intuition. La proposition consiste à développer ensemble, dans une immédiateté, à la fois 4 gestes et un dialogue. L’application à développer un geste jusqu’à son terme est le point commun des performers. Les 4 « chercheurs » de la Cellule O.I.D. se rencontrent exclusivement sur scène et développent, pour chacun, un geste propre.

Le geste corporel : un chemin

Le geste mathématique : une restitution

Le geste musical : une écoute

Le geste verbal : un soupçon



Questionnements:

Les sujets d’échange entre les 4 chercheurs sont multiples et rejoignent des questionnements évoqués par Blanchot, Guitart, Ohno ou Amagatsu pour ne citer qu’eux : L’exigence originelle d’un mouvement, le Dehors, la réitération ou la répétition, le geste de pensée, le mouvement sans commencement, le réel et l’impossible, le manque et l’idée de vibration, de miroir, l’extrême limite de l’espace…Ces questionnements sont la base qui fonde notre communauté de recherche, là où se tient un lien possible mais fragile.

Distribution: Fabrice Dasse (danse) Marie Fontaine (scénographie )Jac-michel Guiavarch (écriture) Nicolas Neveu (maths) Pierre Stéphan (violon)

Fabrice Dasse a travaillé plusieurs années avec Catherine Diverres ,il a participé également aux creations d’Odile Duboc ,Jacques Patarozzi et Mathilde Monnier. Dans son parcours de danseur/interprète, Fabrice Dasse a découvert récemment le Kyudo, l'art du tir à l'arc japonais.

Lien du site: http://www.celluleoid.com



CHRISTINE BASTIN

« MARIAM »

« J’ai envie de parler des femmes, de celles qui ont si longtemps disparu derrière la question de l’âme, de l’apparence, de l’autorité masculine…niées par la loi ou la religion…Femmes sans nom, sans visage ou sans grâce, quelle que soit la nature des couloirs que la vie leur trace, je les vois qui déchirent l’espace et le temps. Je veux les voir « courir avec les loups ».

Ce sera un manifeste pour nous, pour notre force à vivre, à aimer, sans soumission à aucun pouvoir. Les interprètes seront toutes des femmes ou qui se vivront comme telles. » Christine Bastin



Biographie

La danse de Christine Bastin a pris sa source chez Anne-Marie Debatte à Lille, et dans le courant Nikolaïs à Paris avec Christine Gérard (dont elle rejoint la compagnie), Nikolaïs, Murray Louis, Susan Buirge et Carolyn Carlson. Elle est également nourrie du droit, de la philosophie, de la psychanalyse et de la question jamais épuisée de l’ordre et du désordre des choses dans la nature humaine. Lauréate de nombreux concours internationaux de chorégraphie (Volinine - France, Nyon - Suisse, Gröningen - Hollande), elle obtient en 1986 le 1er prix du Concours International de Chorégraphie de la Ville de Paris avec FOLIA. Elle crée alors sa compagnie et elle est, à ce jour l’auteur d’une vingtaine de pièces tournées régulièrement en France et à l’étranger. Tout au long de son parcours, et selon les pièces, Christine Bastin associe à la danse : le texte (V. Novarina, P. Claudel), le théâtre, le cirque, le hip hop, la peinture (D. Kohn, O. Marty), la musique vivante, la musique électro-acoustique (B. Parmégiani), dans une passion profonde pour la rencontre des arts et l’écriture du mouvement. Depuis 2003, elle poursuit une collaboration artistique avec l’artiste plasticien Maciej Fiszer. En 2000, Christine Bastin a obtenu le prix culturel de la ville de Bourges. En 2001, Elle a obtenu la distinction de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.





STÉPHANIE BATTEN BLAND

Américaine née à New York, elle a travaillé plusieurs années aux Etats-Unis avec Bill T. Jones/Arnie Zane Dance Company comme soliste, puis avec Lar Lubovitch et Douglas Dunn. Arrivée en Europe en 2002, elle danse pour Pina Bausch, Georges Momboye, Cie Linga, Pal Frenak et Angelin Preljocaj. Son travail chorégraphique a été présenté sur scène à Tokyo, Prague, Budapest, Hong Kong, New York, mais aussi en Afrique, en Espagne, dans l’Ohio, en Martinique, en Belgique et en France.





Kenetic Connections, fluidité racinée:

“Mes cours sont une synthèse de l’histoire, du présent et de l’avenir. Les frontières entre apprentissage et l’exécution deviennent floues.

Je crée une synthèse de technique classique et moderne et de jeux d'axes, et le respect pour et la sensibilisation au souffle. Ainsi, je peux apporter un vocabulaire corporel aux danseurs qui est précis en matière technique en libérant leur interprétation.

J’utilise la musique comme un participant actif afin de créer ensemble un espace libre pour nous exprimer et pour tenter de nouvelles aventures à travers notre vocabulaire corporel.”



Surnommée la Joséphine d’aujourd’hui, Bland souhaite que sa compagnie reflète le large prisme d’identités de notre monde actuel, autant dans le choix de ces danseurs multi-nationaux et multi-ethniques que dans le choix de sujets universels.

Ancienne soliste de Bill T. Jones/Arnie Zane Dance Company et danseuse pour Lar Lubovitch Douglas Dunn, Pina Bausch, Georges Momboye, Cie Linga, Pal Frenak et pour Angelin Preljocaj dans l’opèra “Grendel” de Julie Taymor, l’Américaine Stefanie Batten Bland chorégraphie depuis 5 ans entre la France et les Etats-Unis au sein de sa compagnie et pour des metteurs en scène comme Jérôme Savary, “A la Recherche de Joséphine” en tournée depuis 2006, et Aurélie Delmart et José Exélis, “Soweto” sur la libération de Nelson Mandela au Casino de Paris.



Sa nouvelle création, “Chapters”, est une exploration du travail effectué depuis 2005 dans sa compagnie. Trois pièces chorégraphiques et trois films danses s’entrelacent, comme des chapitres d’un livre.

Des collaborations de Bland et Guillaume Le Grontec, réalisateur de cinéma pour de grands chorégraphes tels que Jan Fabre et Bill T. Jones, les films sont des transitions entre chaque pièce.

Manipulé par les danseurs, l’écran devient un véritable élément chorégraphique.



FERNANDO CABRAL

« Qui a besoin de réalité ? »

Un projet du Collectif dos Bagaceras - Création et interprétation :Lorena Dozio et Joao Fernando Cabral - Conception et direction : Joao Fernando Cabral - Lumière Jean-Luc Robert.

DE LA RECHERCHE

Réduire l’importance de la vue dans la perception de l’environnement et de la place du corps. Envie d’eteindre la lumière et de continuer à regarder ; comme s’il fallait « se mettre les yeux à l’envers », pour pouvoir agir différement. Chercher « l’œil-chair », le corps de l’œil, pour rendre le regard présent. Notre axe de recherche s’inscrit dans cette relation entre la perception du moment présent - espace et temps que nous entoure - et le rôle de l’imagination dans cette perception. Ainsi, l’occupation du corps, le goût pour l’expérimentation et la récolte de matières et de paroles sont présentés comme des actions vécues afin d’investir cet espace entre imaginaire et vie quotidienne et non pas utilisés comme moyen d’explication ou de visibilité du travail.

(Soutien pour les residences et le prêt de studio : le Centre National de Danse Contemporaine-CNDC d’Angers, le Point Ephémère, le Centre National de Danse-CND/Pantin,l’ Accademia Schellero et la Ménagerie de Verre / Studiolab)



Biographie:

Interprète au Brésil pendant plusieurs années, Joao Fernando Cabral en 2003, va étudier la création en danse en Allemagne et puis en Hollande. En 2005, il intègre la formation Essais au CNDC d’Angers, où il realise des projets qui sont presentés d’abord à Angers et puis à la Fondation Cartier, au Centre d’Art de Quimper et à Lieu Unique – Nantes. En mars 2007, avec la subvention du Programa Rumos Itau Cultural Dança – SP, il crée le solo ‘Mania de ser profundo ou porque eu parei de jogar o futebol ?’ à Sao Paulo. Ce travail a été créé avec la collaboration de Benoît Lachambre et Lorena Dozio et le soutien de la Menagerie de Verre. Actuellement, il développe ses projets au Brésil et en France et collabore avec des artistes comme Thierry Bédard, Daniel Perrier, Elida Tessler, etc.

Lorena Dozio, danseuse et artiste chorégraphique suisse italienne, après ses études universitaires dans les arts du spectacle et ses experiences professionelles en Italie, elle vient en France pour continuer sa formation en danse contemporaine. En 2005/2006 intègre la formation Essais au CNDC d’Angers. Elle a présenté le solo Est-ce que tu peux te déplacer de quelques millimètres au Lieu Unique de Nantes, au Centre d’art de Quimper et à La Fabbrica à Locarno (Suisse). Elle a accompagné le travail de Joao Fernando Cabral, elle collabore avec des compagnies (Karim Sebbar, Cie Chavirage) et continue sa propre recherche avec un nouveau solo, Sphénix (vidéo et performance).





JÉROME BEL

En 2009, il produit deux pièces, Lutz Förster (2009) et Cédric Andrieux (2009), qui s'inscrivent dans la série des spectacles qui interrogent l'expérience et le savoir d’interprètes, que forment désormais Véronique Doisneau (2004), Isabel Torres (2005), Pichet Klunchun and myself (2005), Lutz Förster (2009) et Cédric Andrieux (2009). Lutz Förster a travaillé avec Susanne Linke, Pina Bausch, la Limon Dance Company, Bob Wilson… Cédric Andrieux a été pendant 8 ans danseur dans la Merce Cunningham Dance Company puis au Ballet de l’Opéra de Lyon.

Cette même année voit le jour Un spectateur (2009). C’est une pièce interprétée par Jérôme Bel lui-même qui consiste en un monologue d’une heure environ où Jérôme Bel relate au public certaines expériences qu'il a eues en tant que simple spectateur.

En 2010, il signe avec Anne Teresa De Keersmaeker 3 Abschied, spectacle qui a pour matériau Le chant de la Terre de Gustav Malher dans la version de Schönberg.



Jérôme Bel a reçu un Bessie Award pour les représentations de The show must go on à New York en 2005. En 2008 Jérôme Bel et Pichet Klunchun ont été récompensés par le Prix Routes Princesse Margriet (20 000 euros) pour la Diversité Culturelle (Fondation Européenne de la Culture) pour le spectacle Pichet Klunchun & myself (2005).



Biographie

Jérôme Bel, né en 1964, vit à Paris, il travaille internationalement. Il a été élève du Centre National de Danse Contemporaine d'Angers de 1984 à 1985. De 1985 à 1991, il a dansé pour plusieurs chorégraphes en France et en Italie. En 1992, il a été assistant à la mise en scène de Philippe Découflé pour les cérémonies des XVIème Jeux Olympiques d'hiver d'Albertville et de la Savoie.



MAYA BOQUET

CALC est l'adaptation de la pièce « didascalique » Concert à la carte de Kroetz. Le travail est dirigé vers une retranscription sonore des faits. Partant du rapport (de police) et évoluant en reconstitution (policière), le souci principal est de transposer rigoureusement et minutieusement les faits qui ont eu lieu pour les transmettre dans leur plus grande vraisemblance au spectateur/ auditeur. Toutefois les éléments utilisés pour reconstituer l’histoire doivent répondre aux principes fondateurs du projet: Les sons, musiques, décors, costumes, textes, seront le fruit d’un recyclage d’œuvres ou documents déjà publiés, édités, fabriqués ou inventés.



Biographie

Maya Boquet a travaillé en tant que assistante à la mise en scène, avec Michel Dydim, Hauke Lanz et David Lescot. CALC est son premier projet Théâtral. biographie





XAVIER BROSSARD

Un monde de contacts, une life experience .

Une culture d'entreprise pour l'entreprise de la culture.

vous êtes okay ? // Vous me suivez toujours ?

Bon comme je disais c'est le même fight dans nos deux business, le même fight. Le home sweet home c'est fini les charentaises c'est fini il faut des addicts night and day des drogués jour et nuit c'est comme ça qu'on dégagera des champions.le trip de votre life c'est votre job. l'essentiel s'illustrer au mieux dans sa profession.

Plus jeune quand j'étais teenager j'ai vite compris le deal en voyant des movies d'hollywood.des films d'américains On apprend plein de choses c'est comme une vaste show room.Une salle d'expo.

Aux States ils ont tout compris, des blockbusters en rafale des films à gogo et l'actor's studio en bonne old school. "You're talking to me, You're talking to me". C'est à moi que tu t'adresses ? Est-ce à moi que tu t'adresses ?

Ici, si on compare c'est le no man's land.Y a rien. un peu de fun, que des questions to be or not to be. ça va c'est cute c'est sympa mais bon faut quitter l'underground pour les spotlights. pour être sous les feux des projecteurs.



Biographie

Après des études en langues étrangères, il suit les ateliers de théâtre à l'Actors Centre à Londres. En France c'est avec Yann-Joël Collin qu'il joue principalement (Henry IV, Violences Reconstitution, le Songe d'une nuit d'été notamment) et se tourne aussi vers la danse avec le chorégraphe Fabrice Ramalingom (Touché). Retenu pour l'Ecole des maîtres en l'an 2000, il joue pour le metteur en scène lituanien Eimuntas Nekrosius. Depuis 2007 Il intervient régulièrement pour des performances avec le plasticien BenjaminSabatier (IBK).





JULIA CIMA

« Danse Hors-Cadre » offre, à partir d’un travail sur des archives cinématographiques, un parcours à travers le patrimoine mondial de la danse. Je souhaite traverser toutes sortes de danses, avant-gardistes ou issues d’anciennes traditions, et continuer à interpréter des solos de mon précédent spectacle Visitations (Etude Révolutionnaire d’Isadora Duncan, La Danse Nikolska ou encore certaines danses courtes de Valeska Gert).

Danse Hors-Cadre est un parcours initiatique à travers le patrimoine de ces différents langages chorégraphiques, dans lequel je propose un déplacement du public et de la danse afin de créer un contexte où chacun devra s'adapter et trouver sa place ». (Julia Cima)

Biographie : JULIA CIMA (née en 1975)

Diplômée du CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris), Julia Cima travaille avec le chorégraphe Boris Charmatz et l’association Edna de 1995 à 2007. Elle danse en parallèle pour Odile Duboc, Myriam Gourfink, Alain Michard, Benoît Lachambre, Elisabeth Schwartz, Laure Bonicel et Mathilde Monnier.

Entre 1997 et 1999, elle enseigne régulièrement pour un groupe de danseurs amateurs, notamment étudiants à l’ENSCI (école nationale supérieure de création industrielle) à Paris. Elle est comédienne sous la direction de Gildas Milin (2007); et à l’occasion d’un « Vif du Sujet » (Festival d’Avignon), où elle compose un duo avec Denis Lavant (2008).

Julia Cima crée son spectacle Visitations en 2005, travail de longue haleine sur l’interprétation de plusieurs solos traversant la danse moderne du XXè siècle.

Elle poursuit son travail de chorégraphe en répondant à une commande de Guy Walter (directeur des Subsistances à Lyon) avec le triptyque Je suis enchanté, pour le festival « ça valse ! » (2008).





NATHALIE COLLANTES

« Mode d’emploi »

Pourquoi faire un mode d’emploi, alors qu’il suffit de se laisser aller ? Et bien justement, pour s’amuser avec les obligations de clarté, de lisibilité, de fabrication du sens… obligations de l’artiste, mais aussi du spectateur qui se doit d’être ‘éclairé’…

Je voudrais tenter de prendre en charge ce mode d’emploi dans la danse même. Glisser par exemple quelques études autour de gestes écrits et déclinés en diverses interprétations, ou bien envisager la même interprétation dans différentes configurations. Nourri des trois créations précédentes, ce nouveau projet s’articulera entre gestes, états et volontés signifiantes. Ce qui est en jeu, c’est la valeur de l’interprétation. Tout comme en musique, il ne s’agira pas seulement de jouer les notes, les gestes et leur durée composée, mais de les interpréter. Les interprètes deviendront par moments des sortes de traductrices et la répétition jouera un rôle important dans ces traductions effectives ou complètement illusoires.

Partenaires :

Fanfare Blême, Art-Danse-Bourgogne. Cie résidente à Mains d’œuvres – St Ouen

Projet soutenu par la DRAC Ile-de-France, soutien de la ménagerie de verre dans le cadre des studiolabs et de ‘micadanses’ pour le prêt de studios

Programmation : Janvier 2010 Art-Dase-Bourgogne / Mai 2010 Mains d'Œuvres







JONAS CHÉREAU ET MADELEINE FOURNIER

« Les interprètes ne sont pas à la hauteur »

Le projet chorégraphique interprété et réalisé par Jonas Chéreau et Madeleine Fournier, a débuté en Avril 2008 durant une semaine de recherche à Paf (France) puis a été accueillis lors de la résidence d’automne à la Métive en Octobre 2008 et enfin au CNDC d’Angers en résidence en Février 2009.

Le point de départ de ce projet est notre fascination pour les Danses macabres. De ces iconographies, est apparue une danse où nous tentons à deux de former une farandole en étant chacun à la fois le vivant tiré par le mort et le mort tirant le vivant.

Nous nous sommes aussi intéressés à la danse à l’époque médiévale. Une partie du travail a été d’inventer ce qu’aurait pu être les pas, les sauts, les danses populaires et leurs musiques. Le Moyen Age est une période trouble. Travailler avec le Moyen Age, c’est entrer dans le monde de notre imaginaire ; essayer de croire à une Histoire et tenter d’en déchiffrer les signes : a priori, clichés, trous, fantasmes.Les danses macabres ce sont peut-être les danses qui nous ont construit, les fantômes de ces danses. C’est peut-être aussi chercher ce qu’est pour nous la danse au sens authentique. La danse dont on a besoin, celle qui nous tient en équilibre, qui permet de ne pas s’écrouler. Le pas, l’appui, le rebond, le saut. Celle qui frappe le sol, avec toute la décharge et le théâtre qu’elle est pour elle-même: le rythme et l’extase. ( Résidences artistiques : La Métive en Creuse, CNDC d’Angers. Prêt de studio: CND de Pantin - Partenaires : La Métive en Creuse, CNDC d’Angers, Bains Connective, Elaine Levy Project/ Nine and a half weeks)



Biographies:

Jonas Chéreau 1984, Angers

Après des études universitaires en Histoire, Jonas Chéreau entre en 2005 au CNDC. IL travaille avec l’artiste plasticien Nicolas Floc’h pour Fifty Box; puis avec Ko Murobushi, Nathalie Collantes, Emmanuelle Huynh et Nuno, Anne Collod. En 2008- 2009, il est interprète pour la création de la pièce Bad seeds de Laure Bonicel et pour la création Matière d’êtres avec les marionnettistes d’OMproduck.. Il collaborera à la prochaine création de Daniel Larrieu et participe à des travaux de recherche avec le collectif Eda ainsi qu’avec Madeleine Fournier pour la réalisation du projet Les interprètes ne sont pas à la hauteur.

Madeleine Fournier1987, Paris

En 2005 elle intègre le CNDC d’Angers et participe à la première formation d’artiste chorégraphique imaginée par Emmanuelle Huynh. Elle y rencontre Vera Mantero, Shelley Senter, Emmanuelle Huynh, Loïc Touzé, Isabelle Launay et Ko Murobushi C’est aussi au CNDC d’Angers qu’elle rencontre Jonas. Depuis 2007 elle a travaillé avec Odile Duboc pour des reprises de rôle, avec Laure Bonicel pour Bad Seeds et Emmanuelle Huynh pour Cribles. Conception et interprétation : Madeleine Fournier et Jonas Chéreau / Résidences artistique : La Métive en Creuse et le CNDC d’Angers - Il sera joué à la galerie Elaine Levy project à Bruxelles en Novembre 2009.



GERMANA CIVERA

http://inesperada.fr/

Splendeur Inesperee



Réflexions sur un positionnement artistique et social



Les œuvres et les créations sont nombreuses à toutes les époques et dans tous les domaines, de nombreux artistes de tous milieux se sont penchés sur les manières dont on pourrait exprimer avec le plus de sensibilité ou de réalisme possible les évènements de la vie et les sentiments qu’elles suscitent.



Dans le domaine de la danse, ce phénomène est d’autant plus marqué que traditionnellement, dans son histoire et son évolution, les différents courants qui ont émergé se sont confrontés à cette problématique dans leurs contextes histoirques et sociaux respectifs ainsi que dans leurs critères esthétiques.

Aujourd’hui la problématique du corps et de sa représentation perdure dans le domaine de la danse comme dans notre société.



Souvent, l’une des attitudes les plus traditionnelles à l’égard de la création consiste à l’attribuer au génie de l’artiste, mystérieuse capacité qui reste irréductible à l’analyse et qu’il est donc nécessaire d’accepter, faute de pouvoir l’appréhender dans son essence.



Au sein de l’association Inesperada, la question de l’altérité est au cœur de la démarche de Germana. Elle privilégie en ce sens la rencontre avec différents media. Cette approche se définit avant tout par l’échange et la circulation, loin de tout enjeu de propriété : ansi pour elle, la rencontre se présente comme processus de travail et finalité artistique.







Artistes associés :



Didier Aschour : né en 1967, il fait ses études au Conservatoire National Supérieur de Paris. Aujourd’hui, il est à la fois interprète , compositeur e t développe de nombruex projets pluridisciplinaires (danse, théatre, vidéo).



Roberto Fratini Serafide : professeur de théorie de la danse à l’Université de Pise et à l’Institut du Théatre de Barcelone, il collabore depis 1995 avec des chorégraphes comme directeur et dramaturge autant dans la danse que l’opéra lyrique.



Frédéric Nauczycizel : administrateur et directeur de production de danse contemporaine et de théâtre, il découvre la force de la photographie et en fait sa pratique dès 2003. Sa démarche est nourrie par la peinture, la photographie américaine et le cinéma. En 2008, il expose au Festival d’Avignon trois tirages monumentaux issus d’une commande sur le public.



Caty Olive : formée à l’Ecole des Arts décoratifs de Paris, elle crée des scénographies lumineuses. Elle partage ses activités entre projets d’architecture, expos, installations plastiques et spectacles scénographiques. Depuis 1993, elle a collaboré avec Christophe Haleb, Martine Pisani, Myriam Gourfink, David Wampach, Donatad’Urso ou encore Christian Rizzo.



ROSALIND CRISP

« No one will tell us » s’inscrit dans la continuité du travail de recherche du projet d a n s e (2005-2009), mais représente pour Rosalind Crisp un nouveau territoire d'exploration, ouvert par de multiples questionnements:

Comment la pratique de d a n s e rencontre-t-elle une autre approche? Comment agit-elle dans la rencontre avec l'autre? Comment la mettre en perspective ? Comment ses outils peuvent-ils servir des projets plus larges qu'elle? Quel dialogue peut-elle ouvrir avec d'autres langages, qu’il soient dramatique, musical ou plastique ? A la base de ce questionnement: le désir d'une collaboration avec deux artistes-performeurs également engagés dans des démarches personnelles: le chorégraphe-performeur Marco Mazzoni, membre du collectif Kinkaleri, rencontré au théâtre Monty d'Anvers, et le musicien-compositeur Hansueli Tischhauser, déjà présent dans danse (4).



Biographie

Danseuse et chorégraphe australienne, Rosalind Crisp se forme à la danse classique et moderne à Melbourne. Elle étudie ensuite, à l’European Dance Developpement Center (Pays-Bas), le contact improvisation, la release technique, et le Body-mind-centering®. En 1996, Rosalind Crisp crée l’Oméo Dance Studio à Sydney, son lieu de résidence. Invitée en France en 2002 par Michel Caserta, directeur de la Biennale nationale de danse du Val-de-Marne, elle s’installe à Paris en 2003 – date à laquelle Carolyn Carlson lui propose de devenir artiste associée à l’Atelier de Paris.



RAPHAEL DEFOUR

« NOVO » Collectif Limass

[On nique beaucoup plus vite que vous. On nique beaucoup plus que vous. On pense beaucoup plus vite que vous. On a plus de réflexes que vous. On a un raisonnement plus concret que le votre. On est plus schizo que vous. On mange mieux que vous. On dort autant que vous. On s’inquiète pas comme vous.] Novo de Daniel Foucard



C’est une sorte de performance, c’est poétique ce n’est pas une histoire ni une lecture, ni une installation d’art contemporain il y a de la tension tout le monde est sous pression ça parle de ça de la tension on est 3 on peut être + c’est captivant ce n’est pas vraiment lent il y a des rebondissements des purs moments de froid peu de silences beaucoup de préparation. Novo n’est pas un livre de poésie. Nous devons improviser, résister au texte, trouver une issue. Tout ce qui ne fait pas bloc avec le texte. Il n’y a rien à faire de spécial.



C’est une pièce sur la préparation, pas sur l’attente ou quoi que ce soit d’opaque, de mystérieux, mais sur la préparation, se préparer, à accomplir une chose, c’est là où ça a muté, on n’attend plus que quelque chose advienne, on ne fait plus le vide sur la scène, on s’entraîne, on se prépare, on essaye de lier, d’être ensemble, on ne joue plus avec le temps, on ne crée pas de gouffres.





Biographie:



Raphael Defour Comédien, musicien, auteur, metteur en scène, il travaille avec la compagnie Après- Villenoise (http://www.apresvillenoise.net/index2.htm) pendant 5 ans sur les projets : PSP, Anachronisme, Ritournelle, Définitif Bob, etc. Travaille également au théâtre avec Laurent Fréchuret, Gilles Chavassieux, Olivier Rey,… En danse avec Yuval Pick. Au cinéma avec Agnès Jaoui, Isabelle Mergault, Denis Dercourt. Chanteur du groupe Espace Prothèse et Chevignon.



Collectif Limass Nous avons monté le collectif Limass il y a 1 an et demi pour un projet de performance au Chili qui réunissait deux acteurs et un groupe de musique sur scène. Nous sommes deux acteurs à la base de ce collectif, une chilienne et un français, nous jouons et nous mettons en scène des performances. Nous vivons et travaillons à Vitry sur Seine.



SIMON HECQUET

Elle m’avait pas dit tout ça…



Il s’agit d’un projet pluridisciplinaire pour lequel la dimension chorégraphique se construira en relation avec la production d’un texte demandé à un écrivain, texte mis en voix par une chanteuse (interprète habituelle des oeuvres de Georges Aperghis). Ce projet se propose d’explorer, sous la forme d’une création scénique orale/dansée, la question suivante : comment l’impact d’une oeuvre, et les traces de cet impact, se continuent-ils/se transforment-ils dans une nouvelle œuvre ? L’oeuvre à partir de laquelle cette expérience sera menée est une pièce emblématique du répertoire contemporain : May B de Maguy Marin. L’une des premières questions pour nous à travailler, très peu explorée actuellement dans le champ chorégraphique, sera celle des conditions de possibilité de la citation d’une pièce, et des formes qu’elle peut prendre dans une création nouvelle.



Simon Hecquet est danseur et concepteur de projets chorégraphiques.

Co-fondateur en 1994 du Quatuor Albrecht Knust, il a recréé à partir de partitions chorégraphiques différentes pièces du répertoire moderne et contemporain.

À partir de 2003, il collabore régulièrement avec Sabine Prokhoris avec qui il a réalisé différents projets scéniques ainsi qu’un film. En 2007 il co-écrit un livre.



PAULINE LE MARCHAND ET AINA ALEGRE

« Triparia » (titre provisoire)

« Tu es belle vu de l’extérieur, hélas je connais tout ce qui se passe à l’intérieur. » (Serge Gainsbourg)

Après avoir exploré le corps dans sa supercherie plastique suite à la création du spectacle Speed, il nous a semblé important pour cette nouvelle création de nous intéresser à ses chairs et à ses orifices. Si nous entendons parfois le corps comme l’unique matière nous appartenant, il peut aussi facilement conduire nos regards aux limites de l’imaginable. Ce travail convoquerait les fantasmes liés aux images limites et obscènes que nous pouvons percevoir du corps brut. Aller jusqu’au bout des clichés qu’on imagine, pour pratiquer les extrêmes possibles de corps qui se jettent à la bataille. Il est une chair fragilement enveloppée qui crève parfois d’être agressée. Et c’est à partir des terrains glauques des arrières boucheries et abattoirs que nous souhaiterions construire la mise en scène d’un fantasme trash et absurde.



Biographie :

Elles se rencontrent au CNDC d'Angers, où elles suivent toutes deux la formation d'artiste chorégraphique. Elles croisent diverses approches chorégraphiques, Emmanuelle Huynh, Alain Buffard, Trisha Brown par Stacy Spence, Latifa Laâbissi, Faustin Linyekula, Mili Bitterly, Ko Murobushi... Ensemble, elles créent Speed et c'est sur les bases de cette première collaboration que ces deux jeunes artistes créent la compagnie provisoirementspeed. Elles réalisent actuellement avec Hadrien Touret et Thierry Manjard, du collectif Apax, un court-métrage inspiré de leur première création.

Pauline Le Marchand, née au Havre en 1984, commence au CNR de Paris par le répertoire de Dominique Bagouet, puis rencontre plusieurs chorégraphes : Michel Kelemenis, Dominique Brun ou encore la Cie Les gens d’uterpan. Elle crée un solo, tu m’embrasses ou je te fais bouffer mes pommes, inspiré du conte des frères Grimm Blanche neige. Post cndc, elle fera par ailleurs partie de la prochaine création 2010, le reste du monde (2) de Pauline Le Boulba, créatrice sonore et metteur en scène. Aina Alegre Valls, née à Barcelone en 1986, Elle commence par étudier la sociologie et suit en parallèle une formation de danse moderne à Barcelone. En France, elle sort diplômée du CNDC. Actuellement, elle fait partie du collectif Comipok, au sein duquel elle prend part à des créations et performances in situ, ainsi qu'à des spectacles et ateliers d'improvisation. Elle participera à Fuero (n)de Germana Civera au Festival Artdanthé au Théâtre de Vanves.



Le collectif Comipok et la mairie du 14éme arrondissement soutient le projet. Ainsi que le collectif amical et corrosif. P.A.R.T.S. pour son prêt de studio Xarcuteria Cal Valls, (embutidos y fiambres: fabricantes y mayoristas, charcutería) Cette charcuterie traditionnelle catalane nous a ouvert ces locaux. Elle subvient en nos besoins romanesques et nourrit la poétique de cette création. Elle est également un soutient financier et nous prête du matériel professionnel.



LAURE PEYRAMAYOU ET CAMILLE PAWLOTSKY

La Fabrique des petits hasards

Après avoir mené de nombreux ateliers de pratiques artistiques auprès d’un public en situation de handicap, La Compagnie La Fabrique des Petits Hasards a eu l’envie de donner à voir sa perception de leur quotidien.



« Empreinte » est une pièce "chorale" qui présente une galerie de personnages. Une jeune femme revendique son droit à être anormale, un couple est terrifié à l’idée de sortir, un enfant clame son amour pour l’aventure … Un arrêt de bus, le temps d’une nuit. Des personnages viennent, attendent quelque temps le bus qui les mènera vers une vie meilleure. Le bus ne viendra pas, ils devront coupés à travers champs. Cette nuit sera celle de la libération.



Tels des super-héros qui domptent leur particularité pour s’en servir avec adresse, ils refuseront d’être mis à l’écart et transperceront les murs. L’écriture chorégraphique se veut une métaphore du rapport des personnages à leurs impossibilités. La danse agit d’abord comme une contrainte corporelle sur les personnages, puis elle deviendra une projection dans l’espace scénique de leurs acceptations diverses. Pour cette nouvelle création La Fabrique des Petits Hasards investit les murs de la Ménagerie pour confronter ses comédiens à une mise en jeu profonde de leur corps au service de personnages en prise avec leurs impossibilités.



Biographie :



Camille Pawlotsky - metteur en scène

Cinéma et théâtre sont étroitement liés dans son univers artistique. Elle réalise un film documentaire Entendre le murmure ; tandis qu’en 2005, elle signe une adaptation de Xavier Durringer Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elle est régulièrement l’assistante mise en scène de Hans Peter Cloos. Elle signe avec Emma, inspirée de Low de Daniel Keene et programmée à Confluences sa quatrième mise en scène. Elle fonde en 2002 avec Julien Gittinger la société Prométhée Productions.



Laure Peyramayou - chorégraphe

Elle débute l’apprentissage de la danse chez Michelle Bensoussan et sa compagnie Artcorps mêlant danse, musique, théâtre et arts plastiques. Sa formation artistique se tisse avec de nombreux professionnels de la danse contemporaine surtout, mais aussi de la danse-contact, classique, africaine, traditionnelle, hip-hop, voltige, des pratiques somatiques, de la composition instantanée ou encore du contact-ball… Depuis 2002, Laure conceptualise et interprète les pièces au sein de la compagnie 2DRÔLES 2DANSES.





TAKAKO SUZUKI

Le projet TT est une performance dance theater qui construit sa langue sur un jeu de relations entre le statique et variable, le silence et le bruit aussi bien que le résumé et gestuel.

Cette invitation est un défi. Il propose une rencontre d'artistes avec des faits artistiques et des mondes très différents : le projet part d'une observation de leurs occupations différentes dans notre société, comment ils s'articulent ensemble et quelle possibilité d'existence ils offrent au delà du sens commun, dans le présent et dans l'avenir. Donc j'invite des artistes de cinq domaines différents, cinq générations différentes avec des expériences différentes dans une transformation permanente: le théâtre la danse, le modeling, stylisme, la composition... Leurs fonctions physiques et leur perception sont très divers. Au travers de la découverte d'une certaine manière de communiquer et d'échanger, nous explorerons le processus de création personnelle de chaque individu sur scène pour tenter d'arriver à la révélation d'une entité universelle.



Comment pouvons nous percevoir le corps en tant que corps et mouvement aussi loin qu'il puisse ressembler à un simple mouvement ? La collaboration entre artistes révèlera le « corps » qui tente de se rapprocher de l'homme culturel et de la nature physique, mais aussi qui navigue entre la volonté, l'effort et le désir.



Takako Suzuki/ Choreogapher, Dancer, born 20.12.1965 in Nara, Japan.

After her study for design in Tokyo, 1986 she started study dance by Anzu Furukawa at Dance Anzu School in Tokyo and Hochschule Bildende Kunst Braunschweig in Germany. Since 1992 she is working with Sasha Waltz(D) in Berlin and collaborated in most productions by the dancecompany Sasha Waltz & guests, and performed at many international festivals. Beside of company activity, she continued own projects with Dietmar Diesner(D), Constanza Macras(AR), Nicola Mascia(IT). She was 1999 - 2005 a menber of dance ensemble by Schaubuehne am Lehniner Platz, Berlin. Since 2002 she started to work with artists from different fields on her own projects: with videoartist, Hannah Groninger(D), with composer and musician, Axel Dörner(D). In 2006 she choreographed for the opera production "La philosophie dans le labyrinthe"/ music by Aureliano Cattaneo(IT) at Munich Biennale. She worked with french autor, theater director Garance Dor for the theater project "Nouvelle vague et rivage" at La ménagerie de verre, Paris in 2007. In 2008 she was invited for her first dancetheater-production "Empire" by Tanzplan Dresden at Kleine Szene/Sächsische Staatsoper Dresden, Germany. With her residence project „Menut“ she was invited with Axel Dörner by Kazuo Ohno Festival 2009 in Yokohama, Japan. In October 2010 her second dance-theater production „Collavocation“(working title) will premiere at Festspielhaus Hellerau - European centre of the art by Tanzplan Dresden which had two weeks of research period in StudioLab at La ménagerie de verre, Paris.

She is teaching dance and improvisation in Europe, Africa, Russia, Japan.





Takako Suzuki, director/choreographer

Andrea Wesfreid, dancer

Rose-Helene Constant, dancer

Pierre Cartonnet, dancer

Zuleika, model/stylist

Moanda Daddy Kamono, actor

Eric Houzelot, actor

Jassem Hindi, soundartist

Pierre-Francois Carrasco, meke-up aritist



MARION UGUEN

CECI N’EST PAS DU PING-PONG



Ceci n’est pas du ping-pong est une création chorégraphique et musicale à destination – mais pas exclusivement - du jeune public.



Deux personnes, face à face, entre elles une balle de ping-pong.

Il n’y a pas de table et le jeu consiste à transformer le ping-pong en une poésie chorégraphiée, rythmée par le son de la balle et du mot « ping-pong ».

Les mouvements et le son se répondent, rebondissent, se croisent et s’accompagnent.



C’est un mot, un son, un mouvement,

Ceci n’est pas du ping-pong.





La pièce fait l’objet d’une coproduction avec le Centre de Développement Chorégraphique Toulouse/Midi –Pyrénées et d’un partenariat avec le centre d’animation Château Landon, Paris 10è.

La création sera présentée les 29 et 30 janvier 2010 à Toulouse dans le cadre du festival C’est de la Danse Contemporaine du CDC Toulouse.





MARION UGUEN : Danseuse/Chorégraphe

Après des études d'arts du spectacle à Rennes, Marion Uguen entre dans la Cie Dokan Theatre durant deux années puis intègre la promotion 2004-2005 de la formation de danseuse au CDC TOULOUSE.

A l'issue de sa formation, elle poursuit un travail de recherche lors de résidence à Point éphémère (Paris) et Bains connective (Bruxelles). Ce travail fera l'objet d'une aide de la Mairie de Paris (Aide Paris Jeunes Talents).

En 2007/2008, elle est interprète dans Récréation Chorégraphique de Natacha Garçin (en Cie d'eux) et dans Mon fantôme écrit et mis en scène par Pascal Rambert.

Marion Uguen est chorégraphe de Grand Atelier, performance dansée pour dessinateurs en collaboration avec Pierre Dumonthier et l'école d'arts de Rueil Malmaison et un travail de vidéaste.









Delphine LORENZO : Danseuse interprète

Après une scolarité chez Rosella Hightower à Cannes, elle suit une formation de 2 ans à la Compagnie Coline. En 2004, elle commence la formation au Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse où elle rencontre Pascal Rambert et Philippe Combes. Elle travaille pour la Compagnie CAVE CANEM depuis 2005. Elle y interprète Dromos 1&2 solo conçu pour elle par Philippe Combes, une performance jeune public "Zapping" et "Point de Mire", créé lors d'une résidence de 2 ans au Centre des Arts Numériques d'Enghien Les Bains.Pour Pascal Rambert elle reprend "Mon Fantôme", un spectacle de théâtre jeune public qu'il a conçu à la naissance de son fils. Depuis 2007 elle est interprète de Grand Atelier performance de 5 modèles vivants danseurs et 1 musicien, conçue pour 80 dessinateurs.



Arsène LEFRANCOIS : Ingénieur du son et multi instrumentiste curieux.

D'interprétation musicale en captation sonore, puis en étude des volumes architecturaux, des techniques de traitement du signal et de diffusion du son, Arsène Lefrançois s'est forgé une expérience transversale de la matière sonore.

Il étudie la guitare classique avec Arnaud Dumond à l'ENM d'Evreux, et rapidement s'intéresse à la musique improvisée qu'il pratique au sein de diverses formations. Passionné par le travail du son et par son intime relation à l'image, il obtient une maîtrise en techniques de l'image et du son à l'Université de Bretagne Occidentale. Plus tard, il suit un DESS en acoustique architecturale à l'université de Paris VI et exerce auprès de bureaux d'études.

La composition, l'interprétation, la production musicale ainsi que la création électroacoustique demeurant ses principales activités il créé Le studio Larsen.



IVANA MÜLLER

http://www.ivanamuller.com

60 Minutes of Opportunism

(60 minutes d’opportunisme)



Dans ce solo Ivana Müller se sert d’opportunisme comme un moteur de création artistique et décline sur scène une série de propositions basées sur l'exploration de différentes opportunités que lui offrent ce spectacle.

Elle parvient à donner corps à des idées en créant une mise en abîme qui convoque des images pour mieux les déjouer.

On peut y voir comme un one-woman show (avec des invités occasionnels), un manifeste sur être « live », un jeu de rôle expérimental ou une pièce qui interroge le pouvoir des uns et des autres, interprète, chorégraphe, spectateurs. Qui profite de qui, et comment ?



Ivana Müller est chorégraphe, artiste et auteur.

Elle a grandi en Croatie, mais a ensuite surtout vecu et travaillé à l’étranger (Berlin, Amsterdam, Paris). Elle crée des performances (danse, théâtre), installations, textes, lectures-vidéo, vidéos pour le web, pièces audio et tours guidés.



Sujets récurrents dans son travail sont le corps et sa représentation, l’invention de soi, la place de l’imaginaire et de l’imagination, la notion d’auteur et la relation entre performer et spectateur.

Ses pièces, souvent basées sur le détournement de la perception ou de la logique, sont à la fois poétiques et scientifiques, philosophiques et pleines d’humour, intimes et politiques.



Les spectacles d’Ivana Müller, parmi lesquels on peut citer Lovely Performance (2002), How Heavy Are My Thoughts (2003), Under My Skin (2005), While We Were Holding It Together (2006), Playing Ensemble Again and Again (2008) et Working Titles (2010) ont été présentés en Europe, aux États-Unis et en Asie.



En 2007 Ivana Müller reçoit le Prix Charlotte Köhler pour la totalité de son œuvre. Plus tard, lors du festival allemand Impulse, elle se voit attribuer deux prix du meilleur spectacle pour sa création While We Were Holding It Together : le prix du festival de théâtre-OFF Impulse et le Prix du Goethe Institut 2007.



Ivana Müller est l’un des membres fondateurs du collectif d’artistes LISA (Amsterdam). En 2008 elle crée I’M’COMPANY, une structure internationale dont les membres viennent de tous les coins du monde, cependant basée à Amsterdam et Paris.



VIVIANA MOIN

Projet « Espiral »





ESPIRAL ressuscite des formes désuètes et rarement appréciées dans le monde de l’art contemporain comme le sont :





LE THEATRE DE MARIONNETTES (avec ou sans castelet)

LE MIME (au plus près de l’imaginaire collectif)

LE VAUDEVILLE (et sa trivialité)

LE PAPIER MACHE (figure de proue d’un atelier masque & marionnette)

LES DANSES DU TYROL ORIENTAL (avec ses rondes et ses couleurs)

LA TROUPE FAMILLE (noyée dans l’affect consanguin)

LE VENTRILOQUE PARLANT AVEC SA MARIONNETTE (à qui d’autre?)



Viviana Moin est danseuse, performeuse et chorégraphe argentine. Après des études académiques à l’Ecole National de Danse de Buenos Aires, voyage en France et étudie l’improvisation auprès de Mark Tompkins, puis avec Simone Forti, Steven Paxton, Lisa Nelson, David Zambrano, Julien Hamilton,

Vera Mantero, Franz Poelstra. Participe, organise ou est invitée à improviser avec différents danseurs, musiciens et plasticiens comme Trisha Bauman, Sophie Lessard, Donata d’Ursso, Pushy, Clémence Barret. Sa Cie Léa P. Ning est créée en 1999, essentiellement pour imaginer et réaliser des performances.

Elle affirme un processus de travail basé sur l’improvisation, la composition

instantanée et la recherche pluridisciplinaire. Création de Viviana et Alexandre (avec Alexandre Théry), Billy (suite à un workshop avec Rodrigo Garcia) ou encore Le roulé boulé croate. Viviana collabore également avec l’artiste finlandaise Mimosa Pale (festival Amorph08). Travaille avec la Zouze Cie Christophe Haleb (Idyllique, Strates et sphères, Corps> Capital(e),Evelyne house of shame), les Cie de Serge Ricci, Frédéric Gies et Frédéric du Carlo (En corps), avec Jérôme Bel (The show must go on), la chorégraphe Kataline Patkaï (Krack) et sur la création d’Ayelen Parolin (SMS and Love). Création des soirées Nuits vagues pour le 3 bis f d’Aix-en-Provence en 2009. Depuis 2008, elle entreprend également un travail de conseillère de programmation pour le Festival de Performances La nuit l'emporte au Château de Blandy-les-Tours.



GARANCE DOR ET VALENTINA FAGO

Contenant pour un contenu aléatoire



La performance est l’objet de retrouvailles. Retrouvailles d’un partenaire de jeu et résurgence de la mémoire. Il y sera question de l’impact du langage. D’un déclencheur premier de l’enfance, par le B.A.B.A. De ces images mémorielles et sensorielles provoquées par le signe, nous glisserons dans un jeu discursif, piquant de nos becs Roland Barthes, Jacques Lacan et France Gall. De l’impact du langage donc et de la dérision du réel.



Comédienne et plasticienne de formation, Garance Dor s’oriente en 1999 vers l’écriture, effectue des résidences à la Fonderie, à la Ménagerie de Verre, au labo et au Théâtre du Cercle (Rennes). De 2001 à 2006, plusieurs compagnies théâtrales lui ont fait des commandes de texte : la compagnie Boomerang, la compagnie Anopee théâtre, la compagnie Folle Pensée, et la compagnie Nordey. Elle est remarquée plusieurs fois à la Mousson d’Eté pour des lectures de ses pièces (Festival d’écritures contemporaines à Pont-à-Mousson), à l’invitation de Michel Didym. De 2004 à 2009, elle travaille comme chargée de formation puis comme collaboratrice artistique et pédagogique à l’Ecole du Théâtre National de Bretagne auprès de Stanislas Nordey qu’elle assiste. En 2007, elle est lauréate de l’Aide Nationale à la Création décernée par le CNT pour son texte « Remake inclus : Nouvelle vague et rivage ». Elle aime les plateaux de plein pied, les espaces blancs, les performers, la littérature japonaise, la culture pop, les garçons sages et les filles punks, le cinéma et la danse contemporaine. C’est justement parce qu’elle aime un peu moins le théâtre qu’elle trouve qu’elle a des choses à y faire et continue de le questionner. L’un de ses textes Girls just want to have fun est édité par Spoke Editions. Elle lancera en 2010 une revue d’artistes à tirage limité sur le thème de la partition (non strictement musicale) comme notation d’une œuvre.



Diplômée de l’Ecole nationale de théâtre dirigée par Luca Ronconi, Valentina Fago est comédienne au théâtre avec Luca Ronconi, Stanislas Nordey, Yannis Kokkos, Denis Marleau, Thierry Salmon. Pendant sa formation, elle travaille avec Josef Nadj, Mathilde Monnier, Peter Stein. Comédienne au cinéma dans Pontormo, un amore eretico (réalisateur Giovanni Fago) et Il Ponte (réalisateur Stefano Missio). Enseignante en pratique théâtrale en milieu scolaire (collège, lycée, primaire) et associatif. Elle vit à Paris depuis 1995.



FRANÇOIS VERRET

Dans le cadre des studiolab,

François Verret travaille sur les prémices d'un nouveau projet.

Work in progress.



François Verret intègre la compagnie de Karine Saporta en 1975 puis collabore avec Yano et fonde, en 1979, son propre groupe. Sa première oeuvre, Tabula Rasa, est primée à Bagnolet en 1980.



Dès cette époque, ses pièces sont marquées par ses collaborations avec des comédiens, des danseurs (Anne Koren, Bernardo Montet, Mathilde Monnier, Mitia Fédotenko…), des circassiens, des musiciens – compositeurs, des plasticiens scénographes et enfin, des éclairagistes.



De 1993 à 2000, il assure la direction artistique des Laboratoires d’Aubervilliers, avant de devenir créateur associé au Théâtre National de Bretagne de 2000 à 2006. Il reçoit en 2002 le Prix Chorégraphie décerné par la SACD.



Depuis près de 30 ans aujourd’hui, François Verret dédie temps, énergie, passion à la création artistique, autour de cet art qu’est la danse. Pour lui, la danse est un art d’équipe et l’écoute y est primordiale. Il a toujours désiré partager avec d’autres l’expérience artistique qui y est liée, créer les conditions de ce partage. Le processus de création artistique lui est toujours apparu comme le lieu d’une aventure collective intense avec d’infinis dialogues, échanges, confrontations de points de vue…



Construire ensemble avec d’autres artistes issus de différentes cultures et langages artistiques fait partie de l’aventure, de la nécessité qui caractérise chaque pièce.



Parmi ses plus récentes pièces figurent Contrecoup, créée à partir du roman de William Faulkner Absalon, Absalon !, Sans Retour inspirée du célèbre roman de Herman Melville Moby Dick, Ice d’après un texte de Anna Kavan, et en 2009 Cabaret puis Do you remember no I don’t à partir de textes de Heiner Müller et Günther Anders.



VINCENT DUPONT

Souffles





Pièce chorégraphique conçue par Vincent Dupont



Souffles s'inscrira en deux parties.

La première (inspiration) qui fait suite à une performance créée à la Ménagerie de Verre en novembre 2008, tentera de révéler une image de la mort en mouvement dans une catharsis du plateau.

Une deuxième partie (expiration) tentera d'épuiser cette image pour en extraire une violence rédemptrice.



Interprétation Michelle Moura, Annabelle Pulcini, Vincent Dupont.

Lumière Yves Godin

Son Thierry Balasse, Vanessa Court

Musique Raphaëlle Latini

Conception costumes Eric Martin,

Régie plateau Sylvain Giraudeau



Production J’y pense souvent (…)

Coproduction

Centre chorégraphique national de Tours,

ARCADI - Action régionale pour la création artistique et la diffusion en Ile-de-France,

La Ménagerie de verre, La Passerelle – Scène nationale de Saint Brieuc (coproduction en cours)

Avec le soutien de

Le Ministère de la Culture et de la Communication

DRAC Ile de France au titre de l’aide à la compagnie chorégraphique

La Région Centre

L'Adami



Souffles I (inspiration)



Du ciel dans les cintres



Des déflagrations, des bombes déchirent l'espace du plateau vide, blanc.

Un corps au lointain, allongé sous un drap blanc.

Une voix de la terre, animale, face à nous:

Je ne résiste pas

Ô plaisir

D'annoncer

Que rien

Plus jamais

Comme avant

Rien

Ni même un sentiment

Rien

Quelque chose vous guette en cet instant

L'oubli



Un corps du bout des doigts cherche l'instrument du ciel dans les cintres.

Le présent: faux, le passé: faux, l'avenir: faux.

Reste le mouvement du vent sur ce plateau désertique qui soulève ce corps,

et va s'écraser dans un coin en chantant une dernière fois.

On pense que c'est vraiment la dernière fois.



C'est le sujet de tout plateau lié à ses origines.

On va pas le lâcher, on va y aller directement, sans ambages.

Direct, sinon, à quoi bon.



Souffles II (expiration)



Faire surgir la vie de l'énigme de la mort



Puisque cette image d'un corps en lévitation est impossible à assimiler sans croire en quelque chose, comment vivre avec ces visions qui font parties de notre éducation, de notre culture et avec lesquels nous n'avons plus que très peu de points communs?

Quels violences provoquent-elles dans le seul espace vers lequel nous espérons encore croire: le plateau?

Face à cette image de la mort et cette lévitation nous allons inventer une danse pour permettre à nos corps de faire front avec toute la force qu'il nous reste et tenter de transformer cette vision en un espace de partage.

Faire surgir la vie de l'énigme de la mort et par là même rendre à la vie son caractère énigmatique.



Votre connaissance demande un nouveau départ

votre expérience est inutile et obsolète

votre vocabulaire est à reconstruire

enfin vous allez pouvoir choisir sans regrets

plus de re, plus de ex, plus de car, plus de si

restera votre corps sur lequel reconstruire

un corps vivant qui sera votre seule croyance

nous sommes sur le seuil. Nous allons franchir.



"Du point de vue de l'économie rédemptrice, il est intéressant de voir le statut singulier des viscères, qui sont cette partie intime du corps qui échappe à la condamnation de la chair." (Marie-José Mondzain).



Souffles Biographies





Vincent Dupont a une formation de comédien. C’est avec le théâtre qu’il signe ses premières collaborations en tant qu’interprète auprès d’Antoine Caubet et Hubert Colas. Sa première rencontre avec la danse fut avec le chorégraphe Thierry Niang, suivie d’une reprise de rôle chez Georges Appaix. En 1997, il rencontre Boris Charmatz avec qui il crée Herses, une lente introduction puis Con forts fleuve. D’autres collaborations se feront dans le milieu du cinéma avec entre autres Claire Denis (J’ai pas sommeil) et Boris Jean, futur collaborateur artistique.

En novembre 2001, suite à des soirées Hors séries organisées par l’association Edna, il signe sa première chorégraphie : Jachères improvisations, inspiré d’une photo d’une installation du plasticien Stan Douglas, questionne le réel en travaillant sur des notions de rapprochement et d’éloignement tant visuelles que sonores. Dès lors, Vincent Dupont mènera son propre travail et continuera à participer aux travaux d’autres artistes.

En 2003, avec [dikrömatik] Vincent Dupont concentre son travail sur des matériaux qui contournent l’équilibre sensoriel des spectateurs. Il renouvelle ses collaborations avec Yves Godin, Thierry Balasse et Boris Jean pour créer une représentation du vertige, d’un trouble immédiat de la perception.

En octobre 2005, aux Laboratoires d’Aubervilliers, il crée Hauts Cris (miniature) qui lui permet d’inscrire le corps comme catalyseur de l’espace et du son pour révéler un état intérieur lié au cri.

Au printemps suivant, il propose une installation Plan qui projette sur grand écran la captation d’une représentation de Jachères improvisations. En lui appliquant en direct différents agrandissements et travellings, il place le corps des danseurs dans un nouveau rapport de proximité.

INCANTUS, créé en novembre 2007 au CNDC d’Angers, travaille à une matière incantatoire qui appelle les danseurs à affirmer leurs présences et libérer le mouvement. Un appel collectif vers le plateau pour définir les enjeux de l’acte chorégraphique et lui permettre de trouver ses zones de force, ses points d’appui.

La SACD a attribué à Vincent Dupont, le Prix "nouveau talent chorégraphie" pour l’année 2007.

Du désir de mettre en jeu d’une autre manière qu’au théâtre la perception des corps, il crée, au printemps 2009, Plongée un film chorégraphique. En faisant appel à des espaces naturels ou inventés, il filme une autre présence des corps dans une chorégraphie de l’image.







Artiste chorégraphique depuis 1990, Annabelle Pulcini a été interprète pour Dominique Bagouet Olivia Grandville, Sylvain Prunenec, Loïc Touzé, Alain Michard, Latifa Laâbissi, Jennifer Lacey, Vincent Dupont, Mille plateaux Associés. Jean Christophe Boclé.

Elle chorégraphie un premier solo Un petit socle en 1997, présenté à la Ménagerie de Verre à Paris. Lauréate du programme Villa Médicis Hors les murs 2002, elle crée à l’issue de recherches en Italie le solo Variété , présenté aux Laboratoires d’Aubervilliers et au Festival « 100 Dessus Dessous » à la Villette en 2004. Elle collabore la même année avec Elise Olhandeguy pour le duo Cochons Farcis (Off à la Campagne N°2 / Parc National du Morvan). Ses créations s’attachent, avec décalage et légèreté, à traduire sa sensibilité au mouvement et à son cadre, partant d’un corps global "dansant" jusqu’à la voix parlée ou chantée. Actuellement, elle collabore avec le chorégraphe brésilien Gustavo Ciriaco pour le projet de solo Now, qu’elle interprétera.

Parallèlement à son activité de danseuse-chorégraphe, Annabelle Pulcini enseigne régulièrement auprès de différents publics. Depuis mai 2009, elle est praticienne en somato-psychopédagogie (méthode Danis Bois). Elle poursuit à travers cette méthode ses réflexions sur le corps et le mouvement en lien avec la création, la pédagogie et le soin.



Souffles Biographies







Michelle Moura a une formation en danse mélant la pratique et la théorie (Université Fédérale de Bahia).

Elle a commencé sa carrière d'artiste chorégraphique au Brésil où elle a travaillé avec Alex Cassal et Dani Lima.

Parallèlement, elle développe son propre travail de recherche. Cela la conduit à rejoindre le Centre national de danse contemporaine d’Angers; elle fait partie du cursus ESSAIS depuis octobre 2008 (Essais allie le développement d’une pratique artistique autonome à un travail de recherche avec des artistes invités).

Elle y rencontre Vincent Dupont qui lui propose de participer à la création de Souffles.







Yves Godin collabore au début des années quatre-vingt-dix aux projets de nombreux chorégraphes (Hervé Robbe, Georges Appaix, Fattoumi Lamoureux), abordant ainsi un vaste champ d’expérimentations esthétiques.

Plus récemment, il a travaillé essentiellement avec des chorégraphes, des musiciens ou des artistes visuels sur des projets défendant une certaine idée de la transversalité (Alain Buffard, Boris Charmatz, Emmanuelle Huynh, Pierre Droulers, Rachid Ouramdane, Julie Nioche, Claude Wampler, Christian Sébille, Maria Donata d’Urso, Jennifer Lacey et Nadia Lauro, Kasper Toeplitz). Sa démarche porte sur l’idée d’une lumière non dépendante de la danse, de la musique ou du texte mais qui puisse entrer en résonance avec les autres composantes de l’acte scénique, en travaillant autour de deux axes principaux : la perception de l’espace et du temps, et le tissage de liens en réseaux, plus ou moins anachroniques avec les autres natures en présence (corps, sons, pensée, temps).

Ces dernières années, il a notamment poursuivi ce travail autour des projets de Vincent Dupont et élaboré parallèlement des environnements scénographiques et lumineux dans le champ des arts plastiques.









MARIANNE BAILLOT

Razzle Dazzle



Marianne Baillot, danse

Hélène Colombotti, Caisse claire

Séverine Rième, scénographie lumière



Le titre fait référence à un mode de camouflage qui provoque un mouvement de confusion. Pendant la première guerre mondiale le Razzle painting couvrait les bateaux de guerre de formes géométriques très «flashy » et déroutantes. L’adversaire devait être sidéré face à un objet incongru !



Razzle Dazzle met en scène 3 filles qui portent trois médiums différents et connexes : le mouvement, la lumière et le son.



L’agencement des domaines de prédilection des trois filles fabrique des atmosphères contrastées où chacune affirme à la fois son autonomie tout en participant ensemble à la création d’un spectacle.



Razzle Dazzle questionne avec humour la volonté de puissance inhérente à chaque mode d’expression.



La scénographie est constituée de projecteurs sur pieds à l’avant-scène : forêt d’arbres ou déplacement de l’action sur un tournage de film ?



Ces lumières représentent aussi l’objet de convoitise…



Comment vont-elles jouir de leurs pouvoirs ?



Coproduction : Centre de recherche et de composition chorégraphiques / Fondation Royaumont Festival da Fabrica / Fabrica de Movimentos / Porto.

Centre Chorégraphique National de Franche-Comté à Belfort dans le cadre de l’accueil-studio Résidences : Skite/Sweet and Tender Porto 2008.

Capa Centro de artes performativas de Algarve, Faro.

Biographie des artistes



Marianne Baillot est née en 1980, en bretagne ? Jeune, elle pratique la gymnastique rythmique et sportive à haut niveau. Diplomée de Sciene-Po Grenoble en 2002, elle part en Autriche pour parfaire sa formation en danse (SEAD, Salzburg puis au Conservatoire Anton Bruckner de Linz). En 2005, elle entre au CNDC d’Angers au sein du Cursus Essais pour jeunes auteurs.

A ses débuts elle collabore aux projets de Dana Yahalomi, Rebecca Murgi, Pep Guarrigues, Danya Hammoud, Deborah Hay. Elle signe ses premiers projets en 2006 aux cotés de Jonathan Schatz : Today, we will meet in paradise ; Stand by me mad Heaven ; I live in a cake.

Dans le cadre du collectif Sweet and Tender Collaborations elle initie le projet Aime, Aime, Aime présenté au Manège de Reims, au festival Instance de Danse à Chalon sur Saône et à Porto ( Maus Habitos, Festival Fabrica) avec Mia Habib. En 2008, elle signe avec Anne Juren, Alix Eynaudi et Agata Maszkiewics la pièce Komposition. En 2008, elle est comissionnée par la compagnie portugaise Instavel pour créer une pièce pour quatre danseurs : Stonewashed récemment présenté à la Fondation Serralves ( Porto). En 2009, elle organise au Théâtre de la Cité Internationale l’événement Sweet and Tender et elle reçoit une commande de la Fondation Royaumont à la suite de sa participation au programme Transforme : la pièce Razzle Dazzle écrite avec Séverine Rième présentée à Porto en mai et le 5 septembre 2009 à la fondation Royaumont. Prochainement, elle travaille avec Catherine Contour, Robert Steijn et Frans Poelstra. Elle envisage son travail sur le mouvement au croisement de la danse, du théâtre, de la performance, des arts plastiques, de recherches buissonnières et précises (Science humaines, Hypnose ericksonnienne, Paysages, Méthode Feldenkrais).



Hélène Colombotti est née à Rouen en 1980. Elle entre au CNR de Paris où elle obtient un premier prix puis en 2000 elle intègre au CNSM de Paris la classe de M.Cerutti, F.Jodelet et E.Sammut, et obtient en 2004 son DFS de percussion mention très bien puis est admise à l’unanimité en cycle de Perfectionnement.

Durant son cursus elle bénéficie d’un échange avec le CNSM de Lyon et travaille avec J.Geoffroy. Lauréate du concours Avants Scènes en décembre 2004, elle joue le concerto pour timbales et peaux Brume de sable de Graciane Finzi à la cité de la musique. Lauréate également du concours de musique d’ensemble de la Fnapec en 2001 (prix de la Sacem) et finaliste cette même année au concours international de musique de l’ARD de Munich elle est demi-finaliste du concours international de vibraphone en novembre 2005. Elle se produit au sein de formations telles que l’ensemble Intercontemporain, l’Orchestre National de France, l’orchestre philharmonique de Radio France, l’orchestre National de Lyon, l’ensemble TM+, l’ensemble Alternance, l’orchestre National de Lille, l’ensemble Court-Circuit, l’orchestre Symphonique de Mulhouse, l’atelier lyrique de Haute Normandie. En septembre 2004, elle intègre le quatuor Face-à-face, formation pour deux pianos et deux percurssions, avec Victoria Harmandjeva, Mara Dobresco et Elisa Humanes. Sa mobilisation pour la musique contemporaine et l’envie de travailler avec les compositeurs d’aujourd hui l’ont amené a faire parti des ensembles Multilatérale, Diagonal et Sillage.



Séverine Rième est née en 1974. Après un DEUG en Lettres Modernes et une formation hétéroclite en danse, théâtre et arts plastiques, elle est interprète à partir de 1997 dans les compagnies Schmid-Pernette, Artefact puis aux côtés de Laure Bonicel-Compagnie Moleskine.

A partir de 2003 son travail s’inscrit au croisement de la réalisation chorégraphique et plastique et au sein de l’association FLASHTANZ elle crée les performances Compas-corps et Distributeurs puis réalise le solo Fibres (2004), les trios Strates (2005) et Hordycie (2007) crée au Festival 100-dessus-dessous- La Villette.

Dès 2005, elle assiste à Berlin le chorégraphe Alexandre Roccoli pour les projets Ersatz et collabore et danse dans A short term effect (2007).

En 2008 elle suit une formation en conception et réalisation lumières dans la perspective de développer sa recherche dans la lignée d’un conception du spectacle total.

Elle réalise la scénographie lumière de l’exposition Swing en septembre 2008 à la galerie des Galeries Lafayettes - Paris – et crée en collectif la pièce Last, Last en octobre 2008 aux Subsitances à Lyon et au Tans Quartier de Wien où elle signe la scénographie lumière.

En 2009 elle poursuit son travail de mise en scène avec le projet de concert chorégraphique Je ne suis personnes. Elle réalise la scénographie et la lumière du solo An Selm de Gaël Sesboüé pour le Festival Faits d’hiver et collabore au projet Razzle Dazzle crée à Porto en mai avec la chorégraphe Marianne Baillot.

Sa recherche en lumière prolonge son approche organique du mouvement et une conception globale du spectacle ou de la performance. Dans ses réalisations les jeux entre fantasmagorie, phénomènes optiques et fonctionnalité de la lumière participent au parti pris d’une écriture autonome qui délivre sa propre fiction.



BEATRIZ SETIÉN

BEATRIZ CHANTE



D’abord, il faut dire que cette performance a comme point de départ deux œuvres déjà existantes : d’une part l’œuvre de Joseph Kosuth One and three chairs et d’une autre part trois chansons tirées d’un recueil de chansons folkloriques françaises à plusieurs voix.



Les chansons populaires sont à l’origine un savoir de transmission orale, l’auteur est souvent anonyme (voire multiple), il s’agit d’une pratique collective et intégrée à la vie quotidienne, leurs mélodies et paroles sont d’un contenu plein de fictions et de narrations, d’affects.

En quelque sorte à l’opposé de celles-ci, l’œuvre One and three chairs est une œuvre conçue pour être vue dans un musée ou dans le contexte de l’art, non pratiquée dans la vie quotidienne. Elle amène dans la conception et dans la compréhension de l’art un grand niveau d’intellectualisation, la figure de l’auteur et de sa volonté personnelle deviennent presque protagonistes et pour finir la trace de tout affect est, en apparence, effacée.



Dans Beatriz chante le conceptuel et l’émotionnel, a priori présentés comme dissociés viennent travailler ensemble.



BIOGRAPHIE

Beatriz Setién 1980 San Sebastian, Espagne.



À 8 ans Beatriz rêve d’être coiffeuse ou business woman. Elle finit par faire des études d’art dans la faculté des Beaux Arts de Bilbao, puis Les Arts Décoratifs de Strasbourg. Elle participe à l’atelier de création-danse de l’Université du Pays Basque avec Idoia Zabaleta.

Plus tard elle poursuit sa formation en danse contemporaine et performance à travers différentes rencontres et stages avec Simone Forti, Xavier Le Roy, Laurent Pichaud, Germana Civera, Esther Ferrer entre autres.

Récemmnent elle a travaillé comme danseuse avec Mylène Benoit et Olivier Normand ainsi qu’avec Mié Coquempot.

Elle crée depuis 2007 ses pièces chorégraphiques ou performances, toujours à la frontière entre différents médias : la danse, les arts plastiques, la musique.



SYLVAIN RIEJOU / CIE GO

Clip Pour Ste Geneviève.

Sylvain Riejou cherche avec ce travail à réinterroger l'écriture de la danse afin de suivre au mieux la musique par l'intermédiaire du mouvement et de la théâtralité. Il s'interroge également sur la notion de désir et de vulgarité dans notre société où les médias occupent une place de plus en plus envahissante et utilisent la sexualité comme principal mode d'expression.



biographie :

Sylvain Riejou débute la danse en apprenant les chorégraphies des clips d'artistes tels que Prince, Madonna, Mickael Jackson. C'est au cours de ces études de Psychomotricité qu'il débute la danse contemporaine en intégrant le groupe de recherche chorégraphique de Paris 6. Après l'obtention de son diplome d'Etat de psychomotricien, il part se former à la danse au sein de la Compagnie Coline (Istres) puis au centre de développement chorégraphique de Toulouse où il rencontre des artistes marquants tel que: Odile Duboc, Rachid Ouramdane, Viviane de Muynck, Robyn Orlin ou Sophie Perez et Xavier Boussiron. Depuis 2007, il est intérprète pour Nathalie Pernette, Didier Théron, Elie Hay, Manon Avram et Coraline Lamaison. Clip pour Ste Geneviève est son premier projet chorégraphique. C'est avec l'envie de disséquer une musique "Sonnerie pour Ste geneviève du Mont-de-Paris" de Marin Marais, qu'il réalise un clip vidéo à la manière des musiques actuelles



MONICA MOJICA / CIE HORIZONTAL-VERTICAL

Projet « L’illulogicienne » (performance visuelle et sonore)





Dans cette première étape laboratoire de recherche, il s’agira de tenter de saisir à travers un espace atemporel l’univers et la parole d’Emma Santos, parole qui est prise dans un mouvement interne brutal et violent d’une grande beauté. Emma Santos parle au nom de la folie, au nom de toutes les femmes, de l’impuissance face à cette maladie que la psychiatrie n’a pas encore pu tout à fait définir, évoque l’insoutenable solitude, la peur et le mépris du monde extérieur.

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une expérience sensorielle où chacun des sens sollicités « déborde » sans frontière stricte pour les séparer, reflet du mouvement de l’espace « abstrait » de la folie. Monde intangible où le réel et l’irréel, le présent et le passé, le rêve et le cauchemar cohabitent. Comme dans un puzzle, les scène fragmentées (hallucinatoires, discontinues) et scènes linéaires s’imbriquent, se chevauchent, prenant sens au sein même de l’absurdité.



Biographie :



Monica MOJICA

De nationalité Colombienne, commence sa formation à l’École Nationale d’Art Dramatique à Bogotá, puis rentre en 1992 à L’École Jacques Lecoq à Paris après quoi retourne à Bogotá où elle écrit et monte sa première pièce de théâtre : « Horizontal- Vertical ».

En 1998, reçoit le prix décerné par le Ministère de la Culture à Bogotá pour le projet pédagogique « Anatomie des passions à Bogotá », dirigé en compagnie de François Lecoq. En 2004, adapte et monte au théâtre « La Malcastrée », un des premiers romans d’Emma Santos. Cette pièce a été récompensée par le Prix des Jeunes Metteurs en Scène, puis invitée en 2005 en Roumanie au festival de théâtre expérimental « man.in.fest ».

En 2006, écrit et monte la pièce « Clown Cabaret » qui a été invitée au Xème Festival

« Iberoamericano de Teatro » à Bogotá. En 2007 de retour à Paris, reçoit une bourse de L’École Jacques Lecoq pour réaliser le troisième cycle – année pédagogique et le « LEM » département scénographique.



JACQUES VINCEY/ CIE SIRÈNES

http://www.sirenes.fr/

Jours souterrains

de Arne Lygre



Traduction Terje Sinding



Mise en scène Jacques Vincey



Avec

Cécile Garcia Fogel

Frédéric Giroutru

Jean-Claude Jay

Sabrina Kouroughli



Collaboration artistique Rachid Ouramdane

Scénographie Mathieu Lorry-Dupuy

Costumes Claire Risterucci

Musique, son Alexandre Meyer, Frédéric Minière

Régie générale André Neri





production compagnie Sirènes coproduction Scène nationale d’Aubusson. Avec le soutien de la DRAC Ile-de-France–ministère de la culture et de la communication et du Studio-Théâtre de Vitry. Remerciements à La Ménagerie de Verre–Paris. Direction de production Emmanuel Magis. La compagnie Sirènes est Artiste associé à la Scène nationale d’Aubusson.



** L’Arche est Agent théâtral du texte représenté.



Premières notes de travail :

Quatuor.

Séquestration de trois personnes par le Propriétaire de la maison, pour les sauver du naufrage.

Pour écrire leur histoire et donner sens à la sienne.

Tentative désespérée de saisir une réalité, réelle ou imaginaire.

Les personnages écrivent leur histoire en direct, en la vivant sur le plateau.

Ils n’existent que parce qu’ils racontent d’eux-mêmes.

Une histoire où la réalité est loin.



Et pourtant. Dans cette histoire tout est réel.

La pièce frappe d’abord par sa violence.

Elle reste pourtant énigmatique et tisse des thématiques subtiles et profondes.

Des phrases courtes, qui cognent, sans fioritures.

Une brutalité à la Sarah Kane.

Une musicalité à la Samuel Beckett.

Une rugosité à la Thomas Bernhardt.



Le temps et l’espace ont une valeur relative : glissements spatio-temporels, comme dans les rêves ou les cauchemars. Un monde clos mais poreux, où suinte la férocité du monde extérieur. Un monde aux confins de la barbarie où l’on s’efforce de reconstruire une nouvelle humanité.



Les personnages s’expriment à la première et la troisième personne : aparté ? adresse au public ? didascalies ?

Ils pensent à haute voix. Ils se racontent et sont racontés.

Ils disent l’extérieur et l’intérieur, le conscient et l’inconscient, la réalité et le fantasme, le visible et l’invisible…

Ces hyper-répliques doivent permettre aux acteurs de « reprendre leur souffle », de trouver la bonne distance entre la violence de la situation et les nécessités du jeu.

Une forme reste à inventer pour cette écriture qui déstabilise, trouble le déroulement linéaire du récit, fait deviner d’autres perceptions et appréhensions du tangible.

Le corps a son rôle à jouer dans l’élaboration de ce nouveau langage.

J’aimerais travailler avec Rachid Oumramdane sur la dramaturgie et la réalisation de ce spectacle.



LATIFA LAÂBISSI

http://figureproject.com

Latifa Laâbissi

Artiste chorégraphe



Latifa Laâbissi débute la danse contemporaine en France avant de poursuivre sa formation au studio Cunningham à New York.

Depuis 1990, elle travaille comme danseuse et chorégraphe. Elle collabore comme interprète pour Jean-Claude Gallotta, Thierry Baë, Georges Appaix, Loïc Touzé, Jennifer Lacey et Nadia Lauro, Boris Charmatz.

Elle crée L’âme et le corps duo et To Play (1998) en collaboration avec Yves-Noël Genod, Phasmes (2001), I Love like animals (2002). Elle cosigne Love (2004) avec Loïc Touzé, initie Habiter (2005), projet édité sous la forme d’expositions, Distraction (2006) en collaboration avec Isabelle Launay et Laurent Pichaud et chorégraphie le solo self portrait camouflage (2006).

Elle enseigne dans différents contextes : universités, écoles d’art, écoles d’architecture, centres chorégraphiques.



Plus d’infos : www.391.fr



CATHERINE DIVERRÈS

La représentation encore,

La fête , la fragilité, le trouble, le vertige de la re-« présentation », vingt sept années après le duo Instance, me voici Re –Prenant, c’est à dire prenant de nouveau le chemin , toujours nouveau de la danse, qui s’écrit, maintenant, qui s’écrira jour après jour et qui négocie sans cesse avec le temps qui comme le dit St Augustin « …or, le temps n’est jamais que présent… »



L’humilité de la répétition, le danseur connaît bien l’injonction du : « encore une fois !»



Il y a le « encore plus », performant, « adductif », baroque, jouissif, érotique qui flirte avec la mort : consommation débridée mais aussi désir, forces de vie qui nous porte en avant : Beauté du don, de soi, du corps, du mouvement , donc aveugle jusqu’à l’épuisement.

Amour et désir : contradiction, opposition, c’est bien de ces pulsions fondamentales dont il s’agit, s’agiteront dans la pièce à venir, encore une fois …

Il y a aussi, le « encore moins » : geste à la fois formel, esthétique et politique : se retirer de la saturation des images et des sons, (du bruit !), des objets de communication béquilles de notre sensibilité atrophiée, et la vitesse grandissante qui nous fait perdre le sens du topos. (Si notre sensibilité et préhension de l’espace physique disparaît, alors l’espace imaginaire et mental s’épuise…)

Serait ce en les dénonçant ou les contournant…

« Encore », bien sûr, appelle le mot de résistance en ce sens



Cet essai (comme l’on peut dire dans un usage philosophique) de « l’encore » pourrait rendre hommage à certaines figures du passé que nous pourrions convoquer telle que Ohno faisant re vivre La Argentina…

Tentation de mettre à vif ce qui habite les arts (qu’idiotement on nomme « vivants », tous les arts sont vivants !), mais que la représentation magnifie : comment la création contemporaine porte le plaisir du jeu subtil entre passé présent : « Vanité des Vanités, tout est Vanité… » Jeu, le plus jubilatoire car il convoque un grand, très grand nombre de joueurs !

Et ainsi va la fête de la représentation, de l’encore…une fois, il était , elle était ect ect ect…



Catherine Diverrès



CHLOÉ DELAUME

Eden matin midi et soir

Chloé Delaume, texte et création sonore
Anne Steffens, comédienne



Auteure de textes expérimentaux, souvent autofictifs, Chloé Delaume a écrit pour la comédienne Anne Steffens le monologue Eden matin midi et soir paru aux Editions Joca Seria.

Créé à la Ménagerie de verre pour le festival Etrange Cargo 2009 dans une mise en scène d'Hauke Lanz, Eden Matin Midi et Soir est repris aujourd'hui dans sa version performative à la demande du FRAC Lorraine.



« Toutes les cinquante-cinq minutes, une personne se suicide en France. Adèle est de ceux qui tentent de mettre fin à leurs jours. Dans la chambre de l’hôpital où elle se réveille après une énième tentative, Adèle répète. Ce qu’elle devra dire au médecin pour qu’il la laisse partir ; ce qu’elle devra confier aux proches qui devront lui survivre, aussi. Parce que son Moi est fragmenté en de multiples voix internes, la pensée d’Adèle est accidentée, parsemée de ruptures, de conflits. Adèle explore ici chaque recoin de sa pathologie, avec l’humour de ceux qui sont au-delà du désespoir. Le mal dont elle souffre est complexe, il se décline et se questionne dans un paysage mental tout au long de ce monologue, qui dure, bien sûr, cinquante-cinq minutes. »


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Chloé Delaume 
(Née en 1973) 
Elle publie depuis dix ans des textes expérimentaux, souvent autofictifs, et explore diverses formes littéraires. Romans, essais, pièces de théâtre, nouvelles, textes poétiques, fictions radiophoniques : elle a écrit plus d’une quinzaine d’ouvrages, et participé à de très nombreux recueils collectifs. Elle s’intéresse également à la dimension musicale de la langue, dans sa composition et sa transposition performée. Seule ou en collaboration avec des musiciens (Dorine_Muraille, The Penelopes, ou actuellement Maxime Bernard), elle élabore pièces sonore et performances (texte/son). Elle envisage chaque projet comme un laboratoire singulier, avec ses enjeux et outils propres. Pour elle, la littérature ne doit pas être un objet de divertissement.

Anne Steffens
Issue de la promotion 2000 du Conservatoire National d’Art Dramatique de Nancy, elle a récemment interprété au Lieu Unique le personnage de Veronika dans Je me mets au milieu mais laissez-moi dormir, une adaptation du scénario de Jean Eustache (La Maman et la Putain) mise en scène par Dorian Rossel (Festival de la Bâtie 2008). Anne Steffens participe aussi à des fictions radiophoniques pour France Culture. En mars 2009, elle joue au festival étrange Cargo à la Ménagerie de verre (Paris) le monologue Eden matin midi et soir que Chloé Delaume a écrit pour elle. Au cinéma, elle tourne notamment dans Les Poupées Russes de Cédric Klapisch, Une aventure de Valentine de Guillaume Brac, ou encore La Course Nue de Benoît Forgeard.



CATERINA & CALOTTA SAGNA

www.caterina-carlotta-sagna.org

Une histoire simple d’une jeune fille qui voudrait devenir danseuse et qui pour y arriver passe par différentes épreuves, rencontre des personnages improbables : un maître japonais d’Aïkiki qui a peur que son arme se rebelle contre lui, une vieille danseuse russe qui perd son postiche pendant les pirouettes, un danseur de tango qui fume le cigare et enfume sa partenaire, une danseuse en tutu unijambiste... mais aussi un technicien qui rêve de faire du trapèze sur les perches des projecteurs, un gardien de théâtre qui a peur du noir...

Ce voyage lui fait découvrir ce qu’est le théâtre, avec sa machinerie, ses superstitions et les différentes personnes qui le font vivre et, plus que tout, sa magie.

Ce sont les accessoires et les costumes, qui, selon leurs emplacements et la façon dont ils sont illuminés créent le décor. Un tutu avec une ampoule à l’intérieur devient une météorite, ou une méduse? ou un flocon de neige géant.

L’ambiance sonore est aussi très importante et particulière, des bruitages empruntés au cinéma et «joués» à vue, accompagnent les actions tout au long de la pièce.

En résumé, un spectacle de danse (pas seulement dansé) qui s’adresse à un public très exigeant, qui n’a pas de patience ni de pitié, qui ne s’appuie pas sur des références, bref, pour les enfants ; pour ces raisons il sera tout aussi destiné aux adultes.

Le théâtre engendre le rêve qui nourrit notre existence. Au théâtre, on peut ressentir de grandes émotions tout en sachant que nous assistons à une représentation. Et les enfants le savent très bien : « Je sais que c’est pour du faux, mais je pleure quand même »..Carlotta Sagna



CATHERINE DIVERRÈS

Catherine Diverrès est arrivée dans la danse à rebours, comme on jette son corps dans la bataille. Enfant solitaire, elle se destine elle-même à la danse, quitte ses parents très jeune pour se vouer à ce qu’il convient d’appeler une vocation sans jamais accepter les compromis. Refus de la danse classique, dénonciation des insuffisances de l’enseignement de Maurice Béjart, remise en cause des présupposés chorégraphiques de la danse française des années 80 jusqu’à s’opposer frontalement au minimalisme maniériste de Dominique Bagouet, Catherine Diverrès devra imposer son écriture âpre, à rebours de toute séduction, pour une vision métaphysique, mais aussi politique, polémique de la danse. Elle part au Japon suivre l’enseignement de Kazuo Ohno, maître du butô, quand les autres se précipitent aux Etats-Unis fascinés par la technique cunninghamienne ; elle travaille la tension dès son premier solo Consumée quand c’est le lâcher prise qui envahit les plateaux ; elle refuse de plier sa danse à la musique, quand d’autres la suivent jusqu’aux moindres variations… Bref, Diverrès, à la tête du centre chorégraphique de Rennes et de Bretagne depuis 1994, est l’empêcheuse de tourner en rond de la danse. Auteur de pièces ambitieuses, chères, nourries de littérature et de philosophie, comme Fruits, Stances, Corpus, Alla prima, La maison du sourd, la chorégraphe maintient des exigences de production et d’écriture qui embarrassent le milieu de la danse rompu aux lois du marché, toujours en quête de nouveauté.
Laurent Goumarre

Le projet:
Encore,
Elle était une fois...
Après mon départ de la direction du Centre Chorégraphique de Rennes m’est venue l’idée d’une “commande”...
Je me souvins du processus de San, pièce commandée par Antonio Pinto Ribeiro pour Culturgest à Lisbonne en 2002 : il s’agissait d’un hommage à Oscar Schlemmer.
Ma réticence de départ a été bouleversée par le plaisir d’entrer dans une matière toute nouvelle et finalement indépendante de ma volonté, c’est à dire dont les contraintes fixées d’avance et le sujet, ne m’appartenaient pas.
J’ai trouvé dans cette expérience une grande liberté, une espèce de dégagement de moi même...
Les voies toutes nouvelles qu’ouvre la position de mon indépendance retrouvée, m’ont donnée ce désir d’appréhender à nouveau cette qualité si particulière que la commande engendre dans un processus de création.
Je savais que Guy Darmet signerait sa dernière Biennale en 2010.
Il s’agit donc de départs, nouveaux départs...
Il m’a répondu par le thème même de cette Biennale : “Encore...”. Et je l’en remercie !
Aussi banal, anodin soit ce mot, il porte force de désir, de transmission, de durée ... Et une certaine gravité.
Ainsi c’est avec sérieux et un plaisir ludique que je me suis plongée dans la réflexion de ce que recouvrait “l’Encore”.
Catherine Diverrès, Octobre 2009