Lettere amorose, 1999 – 2017

Raimund Hoghe

vendredi 7 et samedi 8 avril à 20h30, dimanche 9 avril à 16h
-

En 1999, lorsque Raimund Hoghe crée à Brussels Lettere amorose, deux jeunes africains tentent leurs chances vers l’Europe en se cachant dans les ailes d’un avion. Yaguine Koita et Fodé Tounkara, âgés de 14 et 15 ans, sont retrouvés mort à leur arrivée en Belgique. Et avec eux, une lettre, dans laquelle ils décrivent leur situation en Afrique et leur désir d’une vie meilleure en Europe.

Aujourd’hui, en 2017, d’autres individus risquent toujours leur vie pour rejoindre l’Europe. Cette lettre de 1999 semble avoir été écrite aujourd’hui. C’est pour cette raison que Raimund Hoghe souhaite créer Lettere amorose, 1999 – 2017, en partant de la pièce de 1999 mais en se concentrant sur des lettres comme celle de Yaguine Koita et Fodé Tounkara.
Si l’univers de Raimund Hoghe est singulier, personnel, composé de petites cérémonies à caractère autobiographique, il n’est pas pour autant replié sur lui-même : aucun narcissisme dans ses soli réglés comme de précieux rituels chorégraphiques. Il en est ainsi de Lettere amorose, où le chorégraphe prend comme point de départ les cinq pièces musicales de Monteverdi et donne, à travers la lecture de cinq lettres d’amour, la parole aux étrangers, aux exilés, à ceux qui confient leurs blessures ou leurs espoirs aux êtres aimés. Raimund Hoghe, seul sur scène, jette alors son corps dans la bataille pour évoquer l’Histoire des autres.
Seul ? Pas si sûr, de nombreuses voix accompagnent le chorégraphe-interprète : airs classiques et chansons populaires qu’il faut savoir entendre car ils délivrent le sens de la pièce. Les chansons, leurs textes, la vie de leurs interprètes tout compose un texte qui sert de sol aux timides pas de danse esquissés par un artiste intimiste et généreux.

 

DISTRIBUTION
Concept, chorégraphie, danse et scénographie : Raimund Hoghe
Collaboration artistique : Luca Giacomo Schulte
Lumière : Raimund Hoghe, Amaury Seval
Administration : Mathieu Hilléreau, Les Indépendances
Musiques interprétées par Elly Ameling, Cathy Berberian, Jacques Brel, Melina Mercouri, Chavela Vargas, Sophia Loren, Victoria de los Angeles, Peggy Lee et Jean-Louis Trintignant
Production : Raimund Hoghe — Hoghe & Schulte GbR (Düsseldorf)
Subventionné par Ministerium für Familie, Kinder, Jugend, Kultur und Sport des Landes Nordrhein-Westfalen, Kulturamt der Landeshauptstadt Düsseldof
Avec le soutien de ménagerie de verre (Paris) dans le cadre de Studiolab et du Teatro Municipal do Porto (PT)
remerciements particuliers à Agnès b. Paris.
La pièce « Lettere amorose », créée en 1999, était coproduite par le Theater im Pumpenhaus (Münster), Kaaitheater (Bruxelles), Bergen internasjonale Teater (Bergen), avec le soutien de Kultursekretariat NRW / « Meeting Neuer Tanz »
  • Tarif Plein : 15€ close Billet sans réduction +
  • Tarif Réduit : 13€ close étudiants, moins de 25 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux +
  • Tarif Adhérent : 7€ close Carte d’adhésion 30€ (carte valable un an de date à date: des tarifs préférentiels sur toutes les a)ctivités pédagogiques et tous les spectacles +
événement
facebook
Luca Giacomo Schulte
Raimund Hoghe
-

Né à Wuppertal en Allemagne, Raimund Hoghe commence sa carrière en écrivant des portraits pour l’hebdomadaire Die Zeit. De 1980 à 1990, il est le dramaturge de Pina Bausch et, depuis 1989, écrit ses propres pièces de théâtre. Parmi ses création récentes, on peut citer Quartet (2014), Songs for Takashi (2015) et Musiques et mots pour Emmanuel (2016) et La Valse (2016). Parallèlement à son parcours théâtral, Raimund Hoghe travaille régulièrement pour la télévision. Ses livres sont traduits en plusieurs langues et ses spectacles sont présentés à travers le monde. Il a reçu le Deutscher Produzentenpreis für Choreografie (2001), le « Prix de la critique française» pour Swan Lake, 4 Acts (2006), et, pour l’année 2008, les critiques du magazine Ballettanz le consacrent « Danseur de l’année ». En 2016, ARTE lui donne carte blanche dans le cadre de son programme Square Artiste, dans lequel il dresse le portrait de Marie-Thérèse Allier, directrice de la ménagerie de verre à Paris, dans un court-métrage intitulé La jeunesse est dans la tête.
Crédit : Peggy Jarrell Kaplan

- Découvrir les autres spectacles -

http://www.menagerie-de-verre.org/wp-content/uploads/2017/06/La-Nature-RL-2.jpg http://www.menagerie-de-verre.org/wp-content/uploads/2017/06/Christophe-Egea-624x413.jpg http://www.menagerie-de-verre.org/wp-content/uploads/2017/06/RADO-VNC-PARK2.jpg http://www.menagerie-de-verre.org/wp-content/uploads/2017/01/duet3.jpg