Oratorio Pavese / L’Inconsolable

Bénédicte Le Lamer & Axel Bogousslavsky

vendredi 23 et samedi 24 mars à 20h30
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Livresse ni le sang ne mimpressionnent. Mais ce quest un homme, il est bien difficile de le dire

C. Pavese

L’Inconsolable, est un des 27 dialogues avec Leucò que Cesare Pavese écrivit entre 1945 et 1947. Ces “petits” dialogues comme il les avait nommés à l’origine, empruntent leur forme à Platon. Il y réintroduit la parole des dieux et de figures mythiques.

Ici, la conversation entre Orphée et une bacchante, après avoir laissé Eurydice aux enfers et avant qu’il ne soit déchiqueté.

Comment Orphée, qui sait parler aux arbres et aux bêtes, aux pierres et qui a su descendre aux enfers, a-t-il pu se retourner ?

Nous sommes partis avec l’intuition que ce texte nous parlait en secret de ce qu’est l’homme, de sa moelle, de son rapport au réel. Il nous parlait aussi du plateau, de ce que l’on y fait.

Ce “retournement” d’ Orphée, comme acte libre accompli de toute son âme, nous encourageant à faire de même, à agir; et cette question toute personnelle : l’extrême douceur n’est-elle pas, aujourd’hui, une transgression ?

“L’homme peut figurer partiellement dans ce qu’il décide ; l’homme peut être mesquin, superficiel méchant, menteur et n’agir que du bout de la volonté en quelque sorte ou ne penser que du bout de la pensée, il y a des actes qui sont comme des lapsus du vouloir au lieu d’être de véritables actes libres.

Dans le troisième chapitre de l’Essai sur les données immédiates, Bergson déclare, citant Platon, que l’acte libre doit être accompli avec l’âme totale. Ces mots célèbres apparaissent deux fois dans la République, au livre IV, qui l’applique à la conversion des prisonniers de la caverne. “ Avec l’âme tout entière” veut dire en réalité trois choses : d’une part, qu’il ne faut pas tourner vers la lumière la tête seule, mais le corps tout entier ; et, pareillement, qu’il ne faut pas tourner vers la vérité une petite portion de l’âme, ou une portioncule de cette portion, mais l’âme toute entière. Et en deuxième lieu, ce qui revient un peu au même : il ne faut pas se tourner de quelques degrés, autrement dit d’un angle aigu, mais il faut faire demi-tour, ou volte-face et se détourner du tout au tout : car la conversion est une interversion diamétrale. Troisièmement, il ne suffit pas de se convertir pour rester ensuite planté comme un piquet, en criant bravo à ceux qui sortent, mais il faut encore le faire soi-même ; il ne suffit pas de se tourner, il faut encore marcher et aller”

Hommage solennel à Henri Bergson, Jankelevitch

 

 

DISTRIBUTION

Conception et mise en scène : Bénédicte Le Lamer

Interprètes : Axel Bogousslavsky – Nathan Freyermuth – Bénédicte Le Lamer

Son : Marion Faure

Lumière : Sallahdyn Khatir

 

 


  • Tarif Plein close 15 € +
  • Tarif Réduit close 13 € étudiants, moins de 25 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux +
  • Tarif Adhérent close 7 € Carte d’adhésion 30€ (carte valable un an de date à date: des tarifs préférentiels sur toutes les activités pédagogiques et tous les spectacles) +
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Bénédicte Le Lamer & Axel Bogousslavsky
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Bénédicte Le Lamer : Après une maîtrise de lettres modernes à Paris-Nanterre, elle entre à l’Ecole du Théâtre national de Bretagne. Elle travaille en tant que comédienne, notamment auprès de Claude Régy ( Carnet d’un disparu de L. Janacek; Variations sur la mort de Jon Fosse; Homme sans but de Arne Lygre),

Yves -Noel Genod, Alexis Forestier, Lazare, Hubert Colas, Magali Montoya et Gildas Milin.

Elle co-dirige avec Pascal Kirsch, la cie PeQuod, au sein de laquelle plusieurs spectacles sont créés ( Tombée du Jour; Mensch d’après Woyzeck de G. Büchner; Guardamunt d’après les Cahiers de V. Nijinski; Et Hommes et pas de E. Vittorini)

Elle fonde en 2016 l’Association b&n avec Nathan Freyermuth.

 

Axel Bogousslavky :  Il travaille comme maçon sur un chantier en banlieue quand il croise Marguerite Duras. Elle l’engagera par la suite dans plusieurs de ses films, et notamment dans Les Enfants, en 1984, où il tient le rôle d’Ernesto.

C’est en découvrant ce chef-d’œuvre que le cinéaste portugais Manoel de Oliveira décide de lui offrir en 1986, Mon cas.

Il n’a cessé de travailler depuis, au théâtre, notamment avec Claude Régy, Daniel Jeanneteau, Bruno Bayen ou encore avec Lazare. L’idée de carrière est à l’opposé de ses ambitions.

 

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