totemic studies, petits portraits

Matthieu Barbin

Vendredi 5 & Samedi 6 avril à 20h30
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« Au début, l’idée c’était que je danse sur un Sumo pendant une heure, je voulais raconter ma vie en dansant sur le Japon, ça n’a pas été possible, mais je restais fasciné par la possibilité qu’un corps soit une sorte de figure vivante et représentative d’un individu ou d’un groupe de personnes.  

Face à cette impossibilité, je me suis demandé comment déplacer le totémisme avec lequel je n’ai aucun lien et l’exercice pompeux et galvaudé de l’étude, dans ma perspective, celle d’une personne qui se met en spectacle pour la première fois.

Une vieille tradition voit dans tout solo un souci d’auto-portrait, sujet du lien tendu entre un individu et une communauté de spectateurs. La première pièce, le premier geste, c’est donc l’occasion d’interroger ce que signifie se donner en spectacle et ce qui anime cette situation. »

Matthieu Barbin

Dans totemic studies, petits portraits, Matthieu Barbin tord la dialectique du regardant et du regardé et pointe la violence de ce rituel. En maniant une multiplicité d’outils et en exploitant leur potentiel fictionnel, il actionne un millefeuille de représentations. Textes fleuves, réflexions sur ce qui est entrain de se passer, corps trop présent, chants, poèmes et citations sont autant d’outils dont il se sert pour assumer puis déconstruire les catégories de sa visibilité.

« Prenez, ceci est mon corps.»  Il ne s’agira que de ça. Exposer un corps occupé à faire un spectacle, variant entre grotesque et assiduité. Il se livre ainsi à un jeu de recouvrement et de dévoilement des composants de l’être social et performatif, puis finit par se moquer de lui-même, du corps mis en scène, de l’artiste qui cherche et se cherche, qu’on force à se définir.

 

La même, par un regard extérieur (Actorial, octobre 2018)

Interprète et complice de longue date du chorégraphe Boris Charmatz, le performeur et danseur Matthieu Barbin signe avec Totemic studies, petits portraits sa première pièce.

Une vieille tradition voit dans tout solo un souci d’auto-portrait, sujet du lien tendu entre un individu et une communauté de spectateur. Matthieu Barbin prend donc ce rituel au fort potentiel comique comme point de départ pour interroger ce que signifie se donner en spectacle. Textes fleuves, réflexions sur l’exercice du solo, ultra-présence physique, et manipulations artisanales sont autant d’outils dont il se sert pour embrasser et déconstruire les catégories de sa visibilité. Il se livre ainsi à un jeu de recouvrement et de dévoilement des strates qui constituent l’être social et performatif, puis finit par se moquer de lui-même. Car il s’agit aussi de parler de ce rituel absurde, jamais sans conséquences, d’un corps qui se met en scène, convoquant ainsi un auditoire, un espace, une situation puis cherchant à s’en extraire. Glissant entre l’abstraction et l’érotisation, Matthieu Barbin se fait objet et sujet, miroir et bain révélateur de son époque.

 

durée : 1h

 

DISTRIBUTION

 

conception et performance • Matthieu Barbin

entrainement vocal et regard extérieur • Dalila Kathir

textes • Jonathan Drillet

espaces, objets scéniques • Célia Gondol, Alicia Zaton, Matthieu Barbin

lumière • Fabrice Ollivier

costumes • Marine Peyraud

edit et mix Fany Corral et Florent Frossard

consulting musique • Fany Corral

 

 

production • Fanny Virelizier / THE POST POST

co-production • Les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis

Ce projet a reçu le soutien de la Drac Ile-de-France dans le cadre de l’aide au projet

Matthieu Barbin est lauréat du programme FoRTE de la région Île-de-France.

Spectacle créé en mai 2018 au CN D Centre national de la danse le cadre des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis

remerciements : Pierre Andreotti, Felicia Atkinson, Greg Beller, Fany Corral, Sylvain Decloitre,
Jonathan Drillet, Alix Eynaudi, Florent Frossard, Célia Gondol, Vincent Isnard, Dalila Kathir, Elise Ladoué, Adam Love, Fabrice Ollivier, Marine Peyraud, Jerome Pique, Bartolomé Sanson, Fanny Virelizier, Alicia Zaton.

  • Tarif Plein : 15 € close Billet sans réduction +
  • Tarif Réduit : 13 € close étudiants, moins de 25 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux +
  • Tarif Adhérent : 7 € close Carte d’adhésion 30€ (carte valable un an de date à date: des tarifs préférentiels sur toutes les activités pédagogiques et tous les spectacles) +
événement
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©Pierre Andreotti
Matthieu Barbin
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MATTHIEU BARBIN.  Après différentes formations, Matthieu Barbin est, ou a notamment été, présent au côté de Boris Charmatz, The UPSBD Marlène Saldana / Jonathan Drillet, le duo Gerard and Kelly, Liz Santoro et Pierre Godard etc… 

Invité par Hortense Archambault et Vincent Baudriller, il participe au groupe de recherche KADMOS dans le cadre du festival d’Avignon 2013.

Il collabore longuement avec Boris Charmatz, interprétant différentes pièces, comme Levée des conflits et Enfant, ou encore pour la création de Manger, en 2014. Il participe également à plusieurs reprises aux rétrospectives de l’artiste.

En 2018, il créé sa première pièce totemic studies, petits portraits, aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis

Il est souvent invité à venir explorer différemment son travail lors de performances. C’est notamment le cas lorsqu’il créé dans les bras de Bobby. Il fait alors corps avec le personnage de Bobby, nourrit par plusieurs témoignages, plusieurs voix dissonantes et parfois complémentaires. Il est tour à tour une chanteuse country, une idole pop, un président américain, un rappeur aux relents fascistes, une vache, le petit mec du sud typique, un représentant du prolétariat, un taureau. 

La plasticité de la voix et la modification qu’elle entraine sur le corps et inversement, ou encore la prise en charge de corps étrangers par une seule enveloppe sont des outils dont Matthieu Barbin se sert pour accéder à l’étirement infini de ses possibilités. Grâce à l’utilisation à l’excès d’une pluralité d’outils comme le texte, la voix ou son absence, le chant, la sur-exposition physique ou encore la caricature, dans un environnement où la forme échappe à toute tentative d’intellectualisation, le corps est mis en jeu et au défi de se définir.

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