La Grande Remontée

PAU SIMON

Mardi 29, mercredi 30 et jeudi 31 mars 2022, 20h30
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La Grande Remontée est une pièce issue d’une recherche-pieuvre qui s’est déployée en plusieurs formes-tentacules ; un mémoire, des expérimentations collectives, des échanges soutenus avec un infirmier, inventeur et activiste, Maxime Labrit. La pièce s’inscrit dans une constellation d’autres projets activistes, féministes et amicaux. La pièce explore des masculinités que l’on pourrait dire expérimentales, vulnérables, en mouvement, celles d’hommes cisgenres hétérosexuels s’engageant dans un processus de contraception et de déconstruction, et ce en dialogue avec ma propre exposition d’un corps bougé dans son genre. 

Le titre de la pièce fait allusion à la remontée testiculaire pratiquée dans le cadre d’une démarche de contraception dite masculine. Il renvoie aussi un regard porté sur ma personne travaillant sur la contraception dite masculine : une grande (personne) remontée, une féministe castratrice. Le format glisse entre plusieurs mondes, et déploie des espaces oniriques, documentaires, carnavalesques…

– À propos d’une des parties de la pièce – 

« en lien avec ce thème qui choisi une figure qui activait en moi un imaginaire queer des testicules : le tanuki. Sous sa forme mythologique le tanuki est un animal maître de l’art de la métamorphose, et particulièrement du transformisme testiculaire. Non sans amusement, les estampes japonaises du XIXè siècle représentent les tanukis avec des testicules surdimensionnées dans des situations quotidiennes : pêcher, se protéger de la pluie, fabriquer de petites pâtisseries mochi à partir de leurs testicules. Ces dessins ne sont pas simplement comiques : dans les estampes, les couilles de tanuki ne sont pas sexualisées, comme c’est le cas dans les shungas, estampes érotiques japonaises aux phallus hypertrophiés. Puisque ces couilles servent à tout faire, elles n’ont plus d’affect particulier. Le tanuki n’est pas une chanson paillarde qui aurait pris la forme d’un animal, c’est un ailleurs de la masculinité. Dans mon interprétation du tanuki, l’aspect folklorique n’est pas conservé, seule sa condition d’être vivant contraint par la présence de gigantesques testicules est gardé. Cette figure permet de faire des couilles un protagoniste, d’autant que ce costume est amplifié, et que chaque mouvement est expressif musicalement.

C’est une figure qui reste monstrueuse, ambiguë : elle expose un corps aux testicules très présentes, qui pourraient presque être agressives visuellement – la vision d’un manspreading halluciné. En même temps, l’humeur de la créature est vulnérable et s’exprime de façon très minimale. Tout agit justement par contraste. J’emploie l’humour, tout en essayant qu’il soit radical, féministe, jouissif, et émancipatoire des normes de genre : le tanuki permet d’inventer de nouveaux vocabulaires de gestes testiculaires, il est une forme de délire des usages du corps, une vision hallucinée de tous ces hommes en train de pratiquer la remontée testiculaire. Une ode à la plasticité des normes et de la chair. »


Chorégraphie, interprétation : Pau Simon
Assistanat et collaboration : Ana Rita Teodoro, Marion Henry
Costumes, scénographie : Darius Dolatyari-Dolatdoust
Création sonore : ÈLG
Assistanat spécifique sur la thématique : Maxime Labrit – Création lumière : Maureen Beguin
Administrateur.ice de production : Vénus Castro, puis Paul Lacour-Lebouvier
Soutien de la première phase de recherche : Nitsan Margaliot.

Production déléguée : Association Suprabénigne.
Coproductions : Buda KunstCentrum, Charleroi Danse (Centre chorégraphique de Wallonie Bruxelles). CCNO, Centre National Chorégraphique d’Orléans direction Maud Le Pladec, Ménagerie de Verre, IFM-Institut Français de la Mode & CND Centre National de la Danse (Workshop de recherche, production), DRAC Ile-de-France dans le cadre de l’aide au projet chorégraphique, Atelier 210, Bruxelles (résidence, diffusion) Association Antrepaux.

Tournée: Le 18 juin 2021, Courtrai. Buda KunstCentrum,
Les 17, 18, 19 septembre 2021: Atelier 210, Bruxelles, 
Du 29 au 31 mars 2022, Ménagerie de Verre, Paris.

En cours de calage de diffusion : Centre de Wallonie Bruxelles, Association Emmetrop, Bourges, La Soufflerie, Rezé.

Site internet : https://paulinesimon.carbonmade.com/

Contact production: contact.suprabenin@gmail.com

 

  • 15€ close Tarif plein +
  • 07€ close Tarif adhérents +
  • Disponible dans le pass 4 spectacles close 40€, sur demande +

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